Kiddouchine 2
הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ. הָאִשָּׁה מִתְקַדֶּשֶׁת בָּהּ וּבִשְׁלוּחָהּ. הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה, בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ. הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה, הִתְקַדְּשִׁי לִי בִתְמָרָה זוֹ, הִתְקַדְּשִׁי לִי בְזוֹ, אִם יֵשׁ בְּאַחַת מֵהֶן שָׁוֶה פְרוּטָה, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. בְּזוֹ וּבְזוֹ וּבְזוֹ, אִם יֵשׁ שָׁוֶה פְרוּטָה בְּכֻלָּן, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. הָיְתָה אוֹכֶלֶת רִאשׁוֹנָה רִאשׁוֹנָה, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת, עַד שֶׁיְּהֵא בְאַחַת מֵהֶן שָׁוֶה פְרוּטָה:
Un homme se fiance seul et par son messager. [Premièrement, par lui-même; puis, par son messager, le sien le faisant étant préféré à celui de son messager. Car quand il accomplit lui-même la mitsva, sa récompense est plus grande. Nous déduisons que le messager d'un homme est comme lui de (Exode 12: 6): "Et l'assemblée entière de la congrégation d'Israël le massacrera." Maintenant, tout Israël l'abat-il? De là, on en déduit que son messager est comme lui.] Un homme fiance sa fille quand elle est jeune fille (na'arah) [et, il va sans dire, quand elle est mineure (k'tanah). "Na'arah" est déclaré pour enseigner la bonne conduite: qu'il est interdit de fiancer sa fille quand elle est mineure, jusqu'à ce qu'elle soit assez adulte pour dire: "Je désire (épouser) cet homme."] Si l'on dit à une femme: "Soyez fiancée à moi pour cette date; soyez fiancée à moi pour cela"—si l'une d'elles vaut une p'rutah, elle est fiancée; sinon, elle n'est pas fiancée. [Car puisqu'il a dit: «Soyez fiancés; soyez fiancés», chaque (date) est (désignée) pour les fiançailles en soi. (S'il a dit: "Soyez fiancé à moi) pour ceci et pour ceci et pour cela"—s'il y a la valeur d'une p'rutah parmi tous, elle est fiancée; sinon, elle n'est pas fiancée. Si elle les a mangés un par un, elle n’est pas fiancée, à moins que l’une d’elles ne vaille une p'rutah. [Celui-ci doit être le dernier. Car s'il a dit: «Soyez fiancé à moi pour ceci et pour ceci et pour cela», et qu'elle les a mangés un à un, chacun qu'elle a mangé lui est un prêt, et quand elle arrive au dernier, les fiançailles est consommée, si elle vaut une p'rutah, elle est fiancée avec un prêt et une p'rutah. Et la décision est que si l'on se fiance avec un prêt et une p'rutah, la femme est résolue à la p'rutah, et elle est fiancée. Mais si le dernier ne valait pas une p'rutah, même si le premier valait une p'rutah, à la consommation des fiançailles, il se fiance avec un prêt, et si une fiancée avec un prêt, elle n'est pas fiancée.]
הִתְקַדְּשִׁי לִי בְכוֹס זֶה שֶׁל יַיִן, וְנִמְצָא שֶׁל דְּבָשׁ. שֶׁל דְּבָשׁ, וְנִמְצָא שֶׁל יַיִן. בְּדִינָר זֶה שֶׁל כֶּסֶף, וְנִמְצָא שֶׁל זָהָב. שֶׁל זָהָב, וְנִמְצָא שֶׁל כֶּסֶף. עַל מְנָת שֶׁאֲנִי עָשִׁיר, וְנִמְצָא עָנִי. עָנִי, וְנִמְצָא עָשִׁיר, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, אִם הִטְעָהּ לְשֶׁבַח, מְקֻדֶּשֶׁת:
(S'il disait :) "Soyez fiancé à moi pour cette coupe de vin", et il s'est avéré que c'était du miel; de miel, et il s'est avéré être du vin; avec ce dinar d'argent, et il s'est avéré être d'or; d'or, et il s'est avéré être d'argent; à condition que je sois riche et qu'il soit trouvé pauvre; que je suis pauvre, et il a été trouvé riche—elle n'est pas fiancée. [Pour certains (les femmes) préfèrent celui-là; et d'autres, l'autre]. R. Shimon dit: S'il l'a trompée à son avantage, elle est fiancée. [R. Shimon ne diffère que par l'avantage monétaire; mais avec un «avantage de pedigree», comme: un Lévite, et il s'est avéré être un Cohein, il admet que même s'il l'a trompée (ou qu'elle l'a trompé) à son avantage, elle n'est pas fiancée. Car son pedigree supérieur n'est pas nécessairement souhaitable pour elle, en ce qu'il pourrait le pousser à la vanité. La halakha n'est pas conforme à R. Shimon.]
עַל מְנָת שֶׁאֲנִי כֹהֵן, וְנִמְצָא לֵוִי. לֵוִי, וְנִמְצָא כֹהֵן. נָתִין, וְנִמְצָא מַמְזֵר. מַמְזֵר, וְנִמְצָא נָתִין. בֶּן עִיר, וְנִמְצָא בֶן כְּרַךְ. בֶּן כְּרַךְ, וְנִמְצָא בֶן עִיר. עַל מְנָת שֶׁבֵּיתִי קָרוֹב לַמֶּרְחָץ, וְנִמְצָא רָחוֹק. רָחוֹק, וְנִמְצָא קָרוֹב. עַל מְנָת שֶׁיֶּשׁ לִי בַת אוֹ שִׁפְחָה גַדֶּלֶת, וְאֵין לוֹ. אוֹ עַל מְנָת שֶׁאֵין לִי, וְיֶשׁ לוֹ. עַל מְנָת שֶׁאֵין לִי בָנִים, וְיֶשׁ לוֹ. אוֹ עַל מְנָת שֶׁיֶּשׁ לִי, וְאֵין לוֹ. וּבְכֻלָּם, אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרָה, בְּלִבִּי הָיָה לְהִתְקַדֵּשׁ לוֹ, אַף עַל פִּי כֵן, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. וְכֵן הִיא שֶׁהִטְעַתּוּ:
(S'il a dit: "Soyez fiancé à moi) à condition que je sois un Cohein", et il s'est avéré être un Lévite; que je suis un Lévite, et qu'il s'est avéré être un Cohein; que je suis un Nathin, et qu'il s'est avéré être un mamzer; que je suis un mamzer, et qu'il s'est avéré être un Nathin; que je suis un citadin, et qu'il s'est avéré être un villageois; que je suis un villageois, et qu'il a été trouvé comme un citadin; à condition que ma maison soit près des bains publics et qu'elle se soit trouvée éloignée; qu'il est loin, et qu'il s'est avéré proche; à condition que j'aie une fille ou une esclave "grossissante" [c'est-à-dire qui tresse les cheveux des femmes. Une autre interprétation: celui qui est très bavard, comme dans (Ezéchiel 35:13): "Et vous m'avez" élargi "avec vos bouches"], et il n'en a pas; à condition que je n'en ai pas et qu'il en ait une; à condition que je n'ai pas de fils, et lui en a; que j'ai, et il n'a pas—dans tous ces cas, même si elle a dit: «Dans mon cœur, j'avais l'intention de lui être fiancée de toute façon», elle n'est pas fiancée. [Car "les choses du cœur ne sont pas des choses"]. Et il en va de même si elle l'a trompé.
הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ, צֵא וְקַדֵּשׁ לִי אִשָּׁה פְלוֹנִית בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, וְהָלַךְ וְקִדְּשָׁהּ בְּמָקוֹם אַחֵר, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. הֲרֵי הִיא בְמָקוֹם פְּלוֹנִי, וְקִדְּשָׁהּ בְּמָקוֹם אַחֵר, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת:
Si quelqu'un disait à son messager: «Va et fiance ceci et cette femme pour moi en ceci et en cet endroit» et qu'il est allé la fiancer dans un autre endroit, elle n'est pas fiancée. (S'il lui disait :) "Elle est ici et là" et qu'il l'a fiancée à un autre endroit, elle est fiancée. [Car il indiquait simplement l'endroit et n'en faisait pas une condition (des fiançailles).]
הַמְקַדֵּשׁ אֶת הָאִשָּׁה עַל מְנָת שֶׁאֵין עָלֶיהָ נְדָרִים וְנִמְצְאוּ עָלֶיהָ נְדָרִים, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. כְּנָסָהּ סְתָם וְנִמְצְאוּ עָלֶיהָ נְדָרִים, תֵּצֵא שֶׁלֹּא בִכְתֻבָּה. עַל מְנָת שֶׁאֵין עָלֶיהָ מוּמִין וְנִמְצְאוּ בָהּ מוּמִין, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. כְּנָסָהּ סְתָם וְנִמְצְאוּ בָהּ מוּמִין, תֵּצֵא שֶׁלֹּא בִכְתֻבָּה. כָּל הַמּוּמִין הַפּוֹסְלִים בַּכֹּהֲנִים, פּוֹסְלִים בַּנָּשִׁים:
Si l'on a fiancé une femme à la condition qu'elle n'ait pas de vœux (exceptionnels) sur elle et qu'elle ait des vœux sur elle, elle n'est pas fiancée. S'il l'épouse sans qualification, et qu'elle a des vœux sur elle, elle sort sans kethubah [car il peut prétendre: "Je ne veux pas d'une épouse qui fait des vœux". Mais elle a besoin d'un get en raison du doute. Car puisqu'il n'a fait aucune condition (lors de ses fiançailles), il est possible qu'il acquiesce aussi à une femme qui fait le vœu.] (S'il l'a fiancée) à condition qu'elle n'ait pas de défauts, et qu'elle ait des imperfections, elle n'est pas fiancé. S'il l'épouse sans qualification, et qu'elle a des imperfections, elle sort sans kethubah. Toutes les imperfections qui sont disqualifiantes chez Cohanim [Voir Kethuvoth 75a] sont disqualifiantes chez les femmes.
הַמְקַדֵּשׁ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּשָׁוֶה פְרוּטָה, אוֹ אִשָּׁה אַחַת בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְרוּטָה, אַף עַל פִּי שֶׁשָּׁלַח סִבְלוֹנוֹת לְאַחַר מִכָּאן, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת, שֶׁמֵּחֲמַת קִדּוּשִׁין הָרִאשׁוֹנִים שָׁלַח. וְכֵן קָטָן שֶׁקִּדֵּשׁ:
Si l'on a fiancé deux femmes avec la valeur d'une p'rutah ou une femme avec moins que la valeur d'une p'rutah, même s'il a envoyé sivlonoth après [«sivlonoth» sont des cadeaux habituellement envoyés par le marié à sa fiancée], elle n'est pas fiancé. [Nous ne disons pas qu'il savait que les fiançailles n'avaient pas été consommées et que son intention était de les consommer avec ces sivlonoth], mais [nous disons que] il l'a envoyée à cause de (ce qu'il pensait être de bonne foi) des fiançailles originales . La même chose s'applique à un mineur qui s'est fiancé [et a envoyé sivlonoth quand il est devenu majeur].
הַמְקַדֵּשׁ אִשָּׁה וּבִתָּהּ אוֹ אִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ, כְּאַחַת, אֵינָן מְקֻדָּשׁוֹת. וּמַעֲשֶׂה בְחָמֵשׁ נָשִׁים וּבָהֶן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְלִקֵּט אֶחָד כַּלְכָּלָה שֶׁל תְּאֵנִים, וְשֶׁלָּהֶם הָיְתָה וְשֶׁל שְׁבִיעִית הָיְתָה, וְאָמַר הֲרֵי כֻלְּכֶם מְקֻדָּשׁוֹת לִי בְכַלְכָּלָה זוֹ, וְקִבְּלָה אַחַת מֵהֶן עַל יְדֵי כֻלָּן, וְאָמְרוּ חֲכָמִים, אֵין הָאֲחָיוֹת מְקֻדָּשׁוֹת:
Si quelqu'un a fiancé une femme et sa fille ou une femme et sa sœur en même temps, ils ne sont pas fiancés, [il est écrit (Lévitique 18:18): "Et une femme avec sa sœur, vous ne prendrez pas pour rivales . " S'ils deviennent rivaux l'un à l'autre, il n'y a pas de «prise» même dans l'un d'eux. Il en va de même pour tous les autres arayoth (relations illicites) punissables par kareth, chez qui les fiançailles ne «prennent» pas.] Et il est arrivé avec cinq femmes, dont deux sœurs, qu'un homme a cueilli un panier de figues, qui était la leur, et qui était de shevi'ith, et a dit: "Vous êtes tous fiancés à moi avec ce panier", et l'un d'eux a accepté pour tous, et les sages ont statué: "Les sœurs ne sont pas fiancées. [Cette Michna apprend nous que si on fiance une femme avec gezel (bien volé), même si c'était la sienne, elle n'est pas fiancée. Et on ne dit pas que depuis qu'elle l'a accepté, elle lui a pardonné—car il est dit: «qui était à eux, et qui était de shevi'ith», l'implication étant que puisque c'était de shevi'ith, le fruit étant sans propriétaire (hefker), pour cette raison les femmes sont fiancées, seules les sœurs ne pas être fiancé. Mais si ce n'était pas de shevi'ith, puisque c'était la leur, les fiançailles ne "prendraient" aucune d'elles. Et ce n'est qu'avec gezel avant l'abnégation (ye'ush) du propriétaire que nous disons qu'il ne s'agit pas de fiançailles. Mais si on se fiance avec gezel après ye'ush, les fiançailles sont valables. Et on apprend aussi que si l'on fiance une femme avec le fruit de shevi'ith, elle est fiancée, et on ne dit pas que ce n'est pas son argent d'avoir des droits. Mais une fois qu'il s'approprie, c'est son argent en chaque respect. Et nous sommes également conscients qu'une femme peut devenir la messagère d'une autre, même si elle devient ainsi sa rivale. Et même si (il est décidé que) dans tous les témoignages où une femme est autorisée à témoigner pour une autre, une rivale n'est pas autorisée à témoigner pour elle—pour ce qui est d'être messagère, une fois qu'elle a fait ce pour quoi elle était chargée, c'est fait. Car ici, avec ces fiançailles, elles deviennent rivales par celui qui a accepté, et nous avons appris: "Les sœurs ne sont pas fiancées"—mais les étrangers (c'est-à-dire les non-parents) sont fiancés. La Michna est comprise par la gemara, conformément à la halakha, ainsi: Si l'on a fiancé une femme et sa fille, ou une femme et sa sœur, les deux en même temps, elles ne sont pas fiancées. Mais (s'il a fiancé) une femme et une fille, ou une femme et sœur—comme quand il a dit aux deux: «L'un de vous est fiancé à moi», sans préciser lequel, et l'un d'eux a accepté les fiançailles pour (elle-même et) son amie, ou les deux en même temps, ils sont fiancés, et les deux nécessitent un get. Et s'il a dit: "Celui de vous avec qui habiter est fiancé à moi", ils ne sont pas fiancés. Car chacun peut être «la sœur de sa femme», afin qu'aucun des deux ne cohabite. Et il est également arrivé avec cinq femmes, dont deux sœurs, qu'un homme a pris un panier de figues et a dit: "Ceux d'entre vous qui peuvent cohabiter me sont fiancés", et les sages ont statué: "Les sœurs ne sont pas fiancées. "—mais les étrangers, qui peuvent cohabiter, sont fiancés. Mais s'il avait dit: «Vous êtes tous fiancés à moi», aucun d'entre eux ne serait fiancé. Car tout comme les sœurs ne pouvaient pas être fiancées, les autres aussi.]
הַמְקַדֵּשׁ בְּחֶלְקוֹ, בֵּין קָדְשֵׁי קָדָשִׁים בֵּין קָדָשִׁים קַלִּים, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי, בֵּין שׁוֹגֵג בֵּין מֵזִיד, לֹא קִדֵּשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בְּשׁוֹגֵג לֹא קִדֵּשׁ, בְּמֵזִיד קִדֵּשׁ. וּבְהֶקְדֵּשׁ, בְּמֵזִיד קִדֵּשׁ וּבְשׁוֹגֵג לֹא קִדֵּשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בְּשׁוֹגֵג קִדֵּשׁ, בְּמֵזִיד לֹא קִדֵּשׁ:
Si quelqu'un (un Cohein) épouse une femme avec sa part [de ce qu'il partage avec ses camarades Cohanim], qu'elle soit sainte des saints ou des offrandes d'ordre inférieur, elle n'est pas fiancée. [Pour Cohanim approprié de "la table d'en haut", et les écritures déclarent (Nombres 18: 9): "Cela vous sera du saint des saints, du feu"— Tout comme le feu est utilisé pour la consommation, ces cadeaux ne doivent être utilisés que pour la consommation.] (Si l'on épouse une femme) avec ma'aser sheni, que ce soit involontairement ou volontairement, elle n'est pas fiancée, [cela étant écrit à cet égard (Lévitique 27:30): "Ce sont les L-rd" —il doit le rester.] Telles sont les paroles de R. Meir. R. Yehudah dit: Sans le vouloir, il ne la fiancera pas; sciemment, il la fiancera [avec ma'aser sheni, car elle devient profane (par opposition à consacrée) par la rédemption; et il l'a rendu banal par ces fiançailles. Et R. Meir soutient que ce n'est pas le mode de rédemption.] Et avec hekdesh [propriété d'entretien du temple], consciemment, il se fiance [Car, sachant que c'est hekdesh, et l'utilisant consciemment dans un but mondain, sa sainteté est profanée ]; et, involontairement, il ne se fiance pas. [Car, ne sachant pas que c'est hekdesh, et ne désirant pas que hekdesh soit profané par lui, il n'est pas profané, et elle n'est pas fiancée.] Ce sont les paroles de R. Meir. R. Yehudah dit [le contraire]: Sans le vouloir, il se fiance; sciemment, il ne se fiance pas. [La halakha est conforme à R. Meir en ce qui concerne ma'aser, et conformément à R. Yehudah en ce qui concerne hekdesh.]
הַמְקַדֵּשׁ בְּעָרְלָה, בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם, בְּשׁוֹר הַנִּסְקָל, וּבְעֶגְלָה עֲרוּפָה, בְּצִפֳּרֵי מְצֹרָע, וּבִשְׂעַר נָזִיר, וּפֶטֶר חֲמוֹר, וּבָשָׂר בְּחָלָב, וְחֻלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בָעֲזָרָה, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. מְכָרָן וְקִדֵּשׁ בִּדְמֵיהֶן, מְקֻדֶּשֶׁת:
Si l'on fiance une femme avec arlah, k'lai hakerem, un bœuf lapidé, eglah arufah (la génisse au cou cassé), les oiseaux d'un lépreux, les cheveux d'un Nazirite, le premier-né d'un âne, de la viande en lait et chullin (un animal non consacré) abattus dans l'azarah (la cour du Temple) —elle n'est pas fiancée. [Car il est interdit de tirer profit de tout cela: arlah (Lévitique 19:23): "Il ne sera pas mangé"—Le fait de manger et d'en tirer des bénéfices est sous-entendu interdit. k'lai hakerem (Deutéronome 22: 9): "de peur qu'il ne soit rejeté" (pen tikdash)—"pen tukad esh" ("de peur qu'il ne soit livré aux flammes"). un bœuf lapidé (Exode 21:28): "et sa chair ne sera pas mangée"). eglah arufah, "expiation" étant énoncée à cet égard, comme il est indiqué des offrandes consacrées, (dont le bénéfice ne peut pas être tiré), à savoir. (Deutéronome 21: 8): «Et qu'ils reçoivent l'expiation pour le sang». l'oiseau d'un lépreux— Comme il a été enseigné: "machshir" ("il prédispose") et "méchaper" ("il expie") ont été énoncés par rapport à (ce qui est fait) dans (le sanctuaire) — l'offrande de culpabilité du lépreux, qui le prédispose à manger des offrandes, et son offrande pour le péché, qui expie, tous deux étant traités dans — et "machshir" et "machaper" ont été énoncés par rapport à (ce qui est fait) à l'extérieur: "machshir" — les oiseaux du lépreux, qui le prédisposent à entrer dans le camp ";" mechaper " —la eglah arufah, à propos de laquelle il est écrit: "Et qu'ils reçoivent l'expiation pour le sang". Et les deux sont traités en dehors de la cour du Temple. Tout comme avec le "machshir" et "machaper" indiqué à l'intérieur— l'offrande de culpabilité et l'offrande pour le péché du lépreux — le machshir est équivalent au mechaper, les deux étant des offrandes consacrées, dont la dérivation du bénéfice est interdite, ainsi avec le "machshir" et le "méchaper" énoncés à l'extérieur — les oiseaux du lépreux et de l'egla arufah —le machshir est rendu équivalent au mechaper, dérivation de bénéfice à interdire. Et à partir de quand est-il permis de tirer profit de l'oiseau du lépreux? Depuis le moment de l'abattage. Et c'est le seul oiseau abattu dont il est interdit de tirer des bénéfices. (Il est interdit de tirer profit de) les cheveux d'un Naziréen (Nombres 6: 5): "Il sera saint, il laissera pousser les mèches des cheveux de sa tête"—la croissance des cheveux de sa tête sera sainte. le premier né d'un âne (Nombres 13:13): "alors tu lui briseras le cou"; et il est dit à propos de l'egla arufah (Deutéronome 21: 4): "Et ils se casseront le cou." Tout comme il est interdit de tirer profit d'une eglah arufah, il est interdit de tirer avantage du premier-né d'un âne. viande dans le lait: Il est écrit trois fois: "Ne faites pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère"—une fois, pour interdire de manger; une fois, pour interdire l'obtention d'un avantage; et une fois pour interdire la cuisine. chullin abattu dans l'azarah (Deutéronome 12, 21): "Quand le lieu est éloigné de vous ... vous massacrez"—À distance de l'endroit (c'est-à-dire du Temple), vous massacrez; mais vous n'abattez pas à proximité du lieu. Je pourrais penser qu'il ne peut pas le manger, mais qu'il pourrait le jeter aux chiens (c'est-à-dire en tirer profit); il est donc écrit (Exode 22:30): "Au chien tu le jetteras"—"il" (treifah) tu le lanceras au chien; mais vous ne pouvez pas jeter au chien chullin qui a été abattu dans l'azarah.] S'il les a vendus et l'a fiancée avec leur argent, elle est fiancée. [Car il n'y a aucune chose (interdite) qui rend son argent comme elle-même, sauf l'idolâtrie et le shevi'ith. idolâtrie (Deutéronome 7:26): "de peur que vous ne soyez rejeté comme cela"—tout ce que vous en faites devenir (c'est-à-dire tout ce que vous en échangez) est «comme ça». shevi'ith (Lévitique 25:12): "Il sera saint"— il s'attache à son argent comme hekdesh (objets consacrés) — de sorte que l'idolâtrie et le shevi'ith sont «deux versets venant comme un» (c'est-à-dire pour le même enseignement) et «Nous n'apprenons pas (le principe général) de deux versets venant comme un seul.»]
הַמְקַדֵּשׁ בִּתְרוּמוֹת וּבְמַעַשְׂרוֹת וּבְמַתָּנוֹת וּבְמֵי חַטָּאת וּבְאֵפֶר חַטָּאת, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת, וַאֲפִלּוּ יִשְׂרָאֵל:
Si l'on épouse une femme avec terumoth [terumah gedolah et terumath ma'aser], ou avec ma'aseroth [ma'aser rishon et ma'aser ani], ou avec des cadeaux (sacerdotaux) [épaule, joues et gueule], ou avec les eaux des [cendres] de la génisse rousse [Ils peuvent être vendus à ceux qui sont impurs, pour (l'effort de) apporter ou remplir; mais il est interdit de prendre des frais pour l'arrosage ou le kiddouch, c'est-à-dire pour mettre les cendres dans l'eau.], ou avec les cendres de la génisse rousse—elle est fiancée. Et même un Israélite. [C'est ce qui est prévu: même un Israélite à qui le terumoth et les dons (sacerdotaux) sont tombés de la maison du père de sa mère, un Cohein, qu'il (l'Israélite) a acquis, et qu'il peut vendre à Cohanim—s'il a fiancé une femme avec eux, elle est fiancée. Et même si terumah ne lui est pas tombé, mais tevel, d'où la terumah n'avait pas encore été prise, puisque celui dont il en hérite, un Cohein, devait prendre la terumah, qui lui reviendrait—cet Israélite, lui aussi, qui en hérite, sépare la terumah, qui, étant la sienne, il peut vendre à Cohanim. Car les cadeaux qui n'ont pas encore été pris sont considérés comme ayant été pris. "]