Mikvaot 2
הַטָּמֵא שֶׁיָּרַד לִטְבֹּל, סָפֵק טָבַל סָפֵק לֹא טָבַל, אֲפִלּוּ טָבַל, סָפֵק יֶשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה סָפֵק אֵין בּוֹ. שְׁנֵי מִקְוָאוֹת, אֶחָד יֶשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה וְאֶחָד שֶׁאֵין בּוֹ, טָבַל בְּאַחַד מֵהֶם וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה מֵהֶן טָבַל, סְפֵקוֹ טָמֵא:
Quelqu'un qui est descendu pour s'immerger [dans un mikvé ], et il y a une incertitude quant à savoir s'il s'est immergé ou non, ou une incertitude quant à savoir s'il contenait quarante se'ah [une unité de volume spécifique] dedans ou non ; ou s'il y avait deux mikva'ot [rassemblements d'eau recueillis par des moyens naturels et immergés dans pour purification], un avec quarante se'ah dedans, et un sans, et quelqu'un immergé dans l'un d'eux mais il ne sait pas dans lequel celui qu'il a immergé, son incertitude est impure [c'est-à-dire que le cas est incertain et résolu comme impur].
מִקְוֶה שֶׁנִּמְדַּד וְנִמְצָא חָסֵר, כָּל טָהֳרוֹת שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל גַּבָּיו לְמַפְרֵעַ, בֵּין בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד בֵּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, טְמֵאוֹת. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים, בְּטֻמְאָה חֲמוּרָה. אֲבָל בְּטֻמְאָה קַלָּה, כְּגוֹן אָכַל אֳכָלִים טְמֵאִים, וְשָׁתָה מַשְׁקִין טְמֵאִים, בָּא רֹאשׁוֹ וְרֻבּוֹ בְּמַיִם שְׁאוּבִים, אוֹ שֶׁנָּפְלוּ עַל רֹאשׁוֹ וְעַל רֻבּוֹ שְׁלשָׁה לֻגִּין מַיִם שְׁאוּבִין, וְיָרַד לִטְבֹּל, סָפֵק טָבַל סָפֵק לֹא טָבַל, אֲפִלּוּ טָבַל, סָפֵק יֶשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה סָפֵק אֵין בּוֹ. שְׁנֵי מִקְוָאוֹת, אֶחָד יֶשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה, וְאֶחָד שֶׁאֵין בּוֹ, טָבַל בְּאַחַד מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה מֵהֶן טָבַל, סְפֵקוֹ טָהוֹר. רַבִּי יוֹסֵי מְטַמֵּא, שֶׁרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, כָּל דָּבָר שֶׁהוּא בְחֶזְקַת טֻמְאָה, לְעוֹלָם הוּא בִפְסוּלוֹ, עַד שֶׁיִּוָּדַע שֶׁטָּהַר. אֲבָל סְפֵקוֹ לִטָּמֵא וּלְטַמֵּא, טָהוֹר:
Un mikvé qui a été mesuré et dont on a constaté qu'il manquait [les quarante se'ah d'eau requises ], toutes les purifications qui ont été faites sur lui, que ce soit dans un domaine privé ou dans un domaine public, sont rétroactivement impures. À quels [cas] cela s'applique-t-il? À une impureté grave [c'est-à-dire quelque chose qui a été rendu impur par une origine d'impureté]. Mais avec une impureté légère, comme celui qui a mangé des aliments impurs, ou bu des boissons impures, ou celui dont la tête et la majorité de son corps sont entrés dans des eaux puisées, ou si trois bûches [une mesure spécifique de volume] d'eau tirée tombaient sur sa tête et la majorité de son corps et on est ensuite descendu pour s'immerger; [dans un tel cas,] s'il y a une incertitude quant à savoir s'il s'est immergé ou non, ou même s'il s'est immergé, s'il y a une incertitude quant à savoir s'il contenait quarante se'ah ou non, ou s'il y a Il y avait deux mikva'ot , un avec quarante se'ah dedans et un sans, et il s'est immergé dans l'un d'eux mais ne sait pas dans lequel il a plongé, [dans de tels cas,] son incertitude est pure [c'est-à-dire les cas sont incertain et résolu comme pur]. Rabbi Yose le considère comme impur, comme le dit le rabbin Yose: Tout ce qui a une présomption d'impureté reste à jamais dans son état invalide, jusqu'à ce qu'on sache qu'il a été purifié. Mais son incertitude [concernant sa capacité] à devenir impur ou à rendre [quelque chose d'autre] impur, est pure [c'est-à-dire que de tels cas sont incertains et résolus comme purs].
סְפֵק מַיִם שְׁאוּבִין שֶׁטִּהֲרוּ חֲכָמִים, סָפֵק נָפְלוּ, סָפֵק לֹא נָפְלוּ, אֲפִלּוּ נָפְלוּ, סָפֵק יֶשׁ בָּהֶם אַרְבָּעִים סְאָה סָפֵק אֵין בָּהֶם, שְׁנֵי מִקְוָאוֹת, אֶחָד יֶשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה וְאֶחָד אֵין בּוֹ, נָפַל לְאַחַד מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְאֵיזֶה מֵהֶן נָפַל, סְפֵקוֹ טָהוֹר, מִפְּנֵי שֶׁיֶּשׁ לוֹ בַמֶּה יִתְלֶה. הָיוּ שְׁנֵיהֶם פְּחוּתִים מֵאַרְבָּעִים סְאָה, וְנָפַל לְאַחַד מֵהֶם וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְאֵיזֶה מֵהֶן נָפַל, סְפֵקוֹ טָמֵא, מִפְּנֵי שֶׁאֵין לוֹ בַמֶּה יִתְלֶה:
Les cas d'incertitude concernant les eaux prélevées sont considérés comme purs par les Sages. [Par exemple,] s'il n'est pas certain qu'elles [les eaux tirées] sont tombées ou ne sont pas tombées [dans un mikvé ]; même si elles tombaient, s'il y a une incertitude quant à savoir si elles [les eaux du mikvé ] contenaient ou non quarante se'ah; ou s'il y avait deux mikva'ot , un mikvé contenant quarante se'ah et un non, et [les eaux tirées] sont tombées dans l'un d'entre eux et on ne sait pas dans lequel il est tombé, [dans tous ces cas] son incertitude est pure , parce que l'on a quelque chose sur quoi pendre [une présomption de pureté]. Si les deux [ mikvaot ] contenaient moins de quarante se'ah , et [les eaux tirées] tombaient dans l'une d'elles et que l'on ne sait pas dans laquelle elle tombait, son incertitude est impure [c'est-à-dire qu'un tel cas est incertain et résolu comme impur], puisqu'on n'a rien sur quoi pendre [une présomption de pureté].
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, רְבִיעִית מַיִם שְׁאוּבִין בַּתְּחִלָּה, פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה, וּשְׁלשָׁה לֻגִּין עַל פְּנֵי הַמַּיִם. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, בֵּין בַּתְּחִלָּה בֵּין בַּסּוֹף, שִׁעוּרוֹ שְׁלשָׁה לֻגִּין:
Le rabbin Eliezer dit: Un revi'it [une mesure spécifique de volume, un quart de rondin ] des eaux tirées rend un mikveh invalide au début [c'est-à-dire si les eaux étaient dans la fosse avant que les eaux valides du mikveh ne soient ajoutées, comme le font comme trois log [des eaux tirées qui ont été ajoutées] à la surface des eaux [valides]. Et les Sages disent: que ce soit au début [avant qu'il y ait des eaux dans la fosse] ou à la fin [après que des eaux valides s'élevant à moins de quarante se'ah ont été ajoutées], la mesure [pour la quantité minimale d'eaux tirées à invalider un mikveh ] est de trois journaux .
מִקְוֶה שֶׁיֶּשׁ בּוֹ שָׁלשׁ גֻּמּוֹת שֶׁל מַיִם שְׁאוּבִין שֶׁל לֹג לֹג, אִם יָדוּעַ שֶׁנָּפַל לְתוֹכוֹ אַרְבָּעִים סְאִין מַיִם כְּשֵׁרִין עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעוּ לַגֻּמָּא הַשְּׁלִישִׁית, כָּשֵׁר. וְאִם לָאו, פָּסוּל. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְמִקְוֶה סָמוּךְ לְמִקְוֶה:
Concernant un mikvé qui a trois sillons contenant des eaux tirées [le long de son côté en pente, de telle sorte que chaque sillon est au-dessus du suivant], avec une bûche dans chacun, si l'on sait que quarante se'ah d'eau valide sont tombées avant d'atteindre le troisième sillon, il est valide; et sinon, il est invalide. Le rabbin Shimon considère que c'est valable parce que c'est comme un mikvé à côté d'un mikvé .
הַמְסַנֵּק אֶת הַטִּיט לַצְּדָדִין וּמָשְׁכוּ מִמֶּנּוּ שְׁלשָׁה לֻגִּין, כָּשֵׁר. הָיָה תוֹלֵשׁ וּמָשְׁכוּ מִמֶּנּוּ שְׁלשָׁה לֻגִּין, פָּסוּל. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּן לִשְׁאֹב:
Celui qui enlève le plâtre [du sol du mikvé ] sur les côtés, et trois bûches [d'eau] en coulent [du plâtre], c'est valable. Si on a enlevé [le plâtre des eaux du mikvé ] et que trois rondins en ont coulé, il est invalide [puisqu'ils sont considérés comme des eaux tirées]. Et Rabbi Shimon le considère valable parce qu'on n'avait pas l'intention de puiser [les eaux dans un tel cas].
הַמַּנִּיחַ קַנְקַנִּים בְּרֹאשׁ הַגַּג לְנַגְּבָן וְנִתְמַלְּאוּ מַיִם, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, אִם עוֹנַת גְּשָׁמִים הִיא, אִם יֶשׁ בּוֹ כִמְעַט מַיִם בַּבּוֹר, יְשַׁבֵּר. וְאִם לָאו, לֹא יְשַׁבֵּר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יְשַׁבֵּר, אוֹ יִכְפֶּה, אֲבָל לֹא יְעָרֶה:
Celui qui place des cruches sur le toit pour les sécher et les remplit d'eau, le rabbin Eliezer dit: si c'est la saison des pluies, ou s'il y a [un peu] d'eau dans la fosse [même si ce n'est pas la saison des pluies], on peut casser les cruches [de telle sorte que leurs eaux coulent dans le mikvé ]; et sinon, on ne devrait pas les briser [pour que leurs eaux coulent, car de telles eaux rendraient le mikvé invalide, comme les eaux tirées]. Rabbi Yehoshua dit: de toute façon, on peut les casser ou les faire basculer, mais on ne peut pas les déverser.
הַסַּיָּד שֶׁשָּׁכַח עָצִיץ בַּבּוֹר וְנִתְמַלֵּא מַיִם, אִם הָיוּ הַמַּיִם צָפִים עַל גַּבָּיו כָּל שֶׁהוּא, יְשַׁבֵּר. וְאִם לָאו, לֹא יְשַׁבֵּר, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יְשַׁבֵּר:
Le plâtrier qui a oublié son pot dans la fosse et il s'est rempli d'eau, si les eaux flottaient au-dessus de celui-ci, on peut le casser [sur le mikvé pour ajouter ses eaux, et il n'est pas considéré comme de l'eau tirée] ; et sinon, on ne peut pas le briser [et l'ajouter, puisque de telles eaux seraient considérées comme tirées, et donc invalides], selon le rabbin Eliezer. Et le rabbin Yehoshua dit: de toute façon, on peut le briser.
הַמְסַדֵּר קַנְקַנִּים בְּתוֹךְ הַבּוֹר וְנִתְמַלְּאוּ מַיִם, אַף עַל פִּי שֶׁבָּלַע הַבּוֹר אֶת מֵימָיו, הֲרֵי זֶה יְשַׁבֵּר:
Celui qui dispose des cruches dans une fosse et celles-ci se remplissent d'eau, même si la fosse absorbe toutes ses eaux [de telle sorte que la seule eau qui reste à l'intérieur est l'eau des cruches], on peut ainsi les briser [laissant leur eau entrer dans le mikvé , et il sera toujours valide, et non considéré comme de l'eau tirée].
מִקְוֶה שֶׁיֶּשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה מַיִם וָטִיט, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, מַטְבִּילִין בַּמַּיִם וְאֵין מַטְבִּילִין בַּטִּיט. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, בַּמַּיִם וּבַטִּיט. בְּאֵיזֶה טִיט מַטְבִּילִין. בְּטִיט שֶׁהַמַּיִם צָפִים עַל גַּבָּיו. הָיוּ הַמַּיִם מִצַּד אֶחָד, מוֹדֶה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ שֶׁמַּטְבִּילִין בַּמַּיִם וְאֵין מַטְבִּילִין בַּטִּיט. בְּאֵיזֶה טִיט אָמְרוּ. בְּטִיט שֶׁהַקָּנֶה יוֹרֵד מֵאֵלָיו, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, מְקוֹם שֶׁאֵין קְנֵה הַמִּדָּה עוֹמֵד. אַבָּא אֶלְעָזָר בֶּן דּוֹלְעַאי אוֹמֵר, מְקוֹם שֶׁהַמִּשְׁקֹלֶת יוֹרֶדֶת. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, הַיּוֹרֵד בְּפִי חָבִית. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, הַנִּכְנָס בִּשְׁפוֹפֶרֶת הַנּוֹד. רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק אוֹמֵר, הַנִּמְדָּד בַּלֹּג:
Un mikvé contenant de l'eau et du plâtre équivaut [ensemble] à quarante se'ah , le rabbin Eliezer dit: on plonge [soi-même ou d'autres objets] dans l'eau, et ne plonge pas dans le plâtre. Rabbi Yehoshua dit: [on plonge les deux] dans l'eau et dans le plâtre. Dans quel plâtre peut-on plonger? En plâtre dont l'eau flotte au-dessus. Si les eaux étaient d'un côté, le rabbin Yehoshua convient que l'on plonge dans l'eau et ne plonge pas dans le plâtre. A propos de quel plâtre cela a-t-il été dit? Concernant le plâtre dans lequel un roseau y descend tout seul, selon le rabbin Meir. Le rabbin Yehuda dit: un endroit où [le plâtre est suffisamment fin pour que] un bâton de mesure ne se tienne pas [droit]. Abba Elazar ben Dolai dit: un endroit où le poids d'un [constructeur] descend. Le rabbin Eliezer dit: ce [plâtre] qui descendra dans un tonneau [avec une ouverture étroite, une fois versé]. Le rabbin Shimon dit: ce qui peut entrer dans le tube d'un flacon. Rabbi Elazar bar Tzadok dit: ce qui peut être mesuré avec une bûche [c'est-à-dire un récipient avec une ouverture plus large, utilisée pour mesurer une bûche ].