Démaï 6
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מִיִּשְׂרָאֵל, מִן הַנָּכְרִי וּמִן הַכּוּתִי, יְחַלֵּק לִפְנֵיהֶם. הַחוֹכֵר שָׂדֶה מִיִּשְׂרָאֵל, תּוֹרֵם וְנוֹתֵן לוֹ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁנָּתַן לוֹ מֵאוֹתָהּ הַשָּׂדֶה וּמֵאוֹתוֹ הַמִּין, אֲבָל אִם נָתַן לוֹ מִשָּׂדֶה אַחֶרֶת אוֹ מִמִּין אַחֵר, מְעַשֵּׂר וְנוֹתֵן לוֹ:
Quelqu'un qui a reçu un champ [en tant que métayer] d'un Juif, d'un non-Juif ou d'un Cuthite, devrait diviser [le produit] en sa présence. Celui qui loue un champ à un juif doit séparer le Terumah [produit consacré pour la consommation sacerdotale] et ensuite donner [au propriétaire] sa part. Rabbi Yehudah a dit: Quand est-ce? Lorsque le paiement provient du même champ et de la même espèce; cependant, si le paiement provient d'un champ différent ou d'une espèce différente, il doit séparer les dîmes et ensuite donner [au propriétaire] sa part.
הַחוֹכֵר שָׂדֶה מִן הַנָּכְרִי, מְעַשֵּׂר וְנוֹתֵן לוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַף הַמְקַבֵּל שְׂדֵה אֲבוֹתָיו מִן הַנָּכְרִי, מְעַשֵּׂר וְנוֹתֵן לוֹ:
Celui qui loue un champ à un non-juif doit séparer la dîme et ensuite donner [au propriétaire] sa part. Le rabbin Yehudah dit, aussi celui qui acquiert son champ ancestral d'un non-juif doit séparer les dîmes et ensuite donner [au non-juif] sa part.
כֹּהֵן וְלֵוִי שֶׁקִּבְּלוּ שָׂדֶה מִיִּשְׂרָאֵל, כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בַּחֻלִּין כָּךְ חוֹלְקִין בַּתְּרוּמָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, אַף הַמַּעַשְׂרוֹת שֶׁלָּהֶן, שֶׁעַל מְנָת כֵּן בָּאוּ:
Un prêtre et un lévite qui ont reçu un champ [comme métayers] d'un juif; tout comme ils divisent le Chulin [produit non sacré, avec le propriétaire du champ], ils divisent la Terumah . Rabbi Eliezer dit: Même la dîme leur appartient [c'est-à-dire le prêtre et le Lévite], car ils sont venus [pour travailler les champs] à cette condition.
יִשְׂרָאֵל שֶׁקִּבֵּל מִכֹּהֵן וּמִלֵּוִי, הַמַּעַשְׂרוֹת לַבְּעָלִים. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר, הַקַּרְתָּנִי שֶׁקִּבֵּל שָׂדֶה מִירוּשַׁלְמִי, מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁל יְרוּשַׁלְמִי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, יָכוֹל הוּא הַקַּרְתָּנִי לַעֲלוֹת וּלְאָכְלוֹ בִירוּשָׁלָיִם:
Un Juif qui a reçu [un champ] d'un prêtre ou d'un Lévite; les dîmes vont au propriétaire. Le rabbin Yishmael dit: "Celui des provinces qui a reçu un champ d'un Jérusalemite; le Ma'aser Sheni [deuxième dîme, qui doit être mangée à Jérusalem] est la propriété du Jérusalemite." Les Sages disent: "Celui des provinces peut monter à Jérusalem et y manger lui-même."
הַמְקַבֵּל זֵיתִים לְשֶׁמֶן, כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בַּחֻלִּין כָּךְ חוֹלְקִין בַּתְּרוּמָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, יִשְׂרָאֵל שֶׁקִּבֵּל מִכֹּהֵן וּמִלֵּוִי זֵיתִים לְשֶׁמֶן לְמַחֲצִית שָׂכָר, הַמַּעַשְׂרוֹת לַבְּעָלִים:
Celui qui reçoit [en paiement] des olives contre de l'huile; tout comme ils divisent le Chulin , ainsi ils divisent le Terumah . Le rabbin Yehudah dit, [dans le cas] d'un Israélite qui reçoit d'un prêtre ou d'un lévite des olives pour de l'huile en paiement partiel, la dîme appartient au propriétaire.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, לֹא יִמְכֹּר אָדָם אֶת זֵיתָיו אֶלָּא לְחָבֵר. בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים, אַף לִמְעַשֵּׂר. וּצְנוּעֵי בֵית הִלֵּל הָיוּ נוֹהֲגִין כְּדִבְרֵי בֵית שַׁמָּאי:
Ceux qui suivent l'école de Shammaï disent: un homme ne doit vendre ses olives qu'à un Chaver [celui qui observe scrupuleusement les lois de pureté]. Ceux qui suivent la maison d'Hillel disent: même pour la dîme. Et les modestes parmi ceux qui suivent l'école de Hillel agiraient en accord avec les paroles de ceux qui suivent l'école de Shamai.
שְׁנַיִם שֶׁבָּצְרוּ אֶת כַּרְמֵיהֶם לְתוֹךְ גַּת אַחַת, אֶחָד מְעַשֵּׂר וְאֶחָד שֶׁאֵינוֹ מְעַשֵּׂר, הַמְעַשֵּׂר מְעַשֵּׂר אֶת שֶׁלּוֹ, וְחֶלְקוֹ בְּכָל מָקוֹם שֶׁהוּא:
Deux qui ont rassemblé le produit de leurs vignes dans une seule presse, un qui donne la dîme et un qui fait la dîme, celui qui donne la dîme doit donner la dîme de ses produits, et sa portion est n'importe où.
שְׁנַיִם שֶׁקִּבְּלוּ שָׂדֶה בַאֲרִיסוּת, אוֹ שֶׁיָּרְשׁוּ אוֹ שֶׁנִּשְׁתַּתְּפוּ, יָכוֹל הוּא לוֹמַר, טֹל אַתָּה חִטִּים שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי וַאֲנִי חִטִּים שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, אַתָּה יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי וַאֲנִי יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי. אֲבָל לֹא יֹאמַר לוֹ, טֹל אַתָּה חִטִּים וַאֲנִי שְׂעוֹרִים, טֹל אַתָּה יַיִן וַאֲנִי אֶטֹּל שָׁמֶן:
Deux qui ont reçu un champ comme métayers ou qui en ont hérité ou qui se sont joints comme partenaires, l'un peut dire à l'autre: "Vous prenez le blé de telle ou telle région et moi le blé de telle ou telle région, vous [prends] le vin de telle ou telle région et moi le vin de telle ou telle région. " Cependant, il ne peut pas lui dire: "Tu prends le blé et moi l'orge, tu prends le vin et je prendrai l'huile."
חָבֵר וְעַם הָאָרֶץ שֶׁיָּרְשׁוּ אֶת אֲבִיהֶם עַם הָאָרֶץ, יָכוֹל הוּא לוֹמַר לוֹ, טֹל אַתָּה חִטִּים שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי וַאֲנִי חִטִּים שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, אַתָּה יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי וַאֲנִי יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי. אֲבָל לֹא יֹאמַר לוֹ, טֹל אַתָּה חִטִּים וַאֲנִי שְׂעוֹרִים, טֹל אַתָּה הַלַּח וַאֲנִי אֶטֹּל אֶת הַיָּבֵשׁ:
Un Chaver et un Am HaAretz [celui qui est laxiste dans l'observation des lois de pureté] qui ont hérité de leur père Am HaAretz : il [le Chaver ] peut lui dire: "Vous prenez le blé de telle ou telle région et moi le blé de telle ou telle région, vous le vin de telle ou telle région et moi le vin de telle ou telle région. " Cependant, il ne peut pas lui dire: "Tu prends le blé et moi l'orge, tu prends le frais et je prendrai le séché."
גֵּר וְגוֹי שֶׁיָּרְשׁוּ אֶת אֲבִיהֶם גּוֹי, יָכוֹל הוּא לוֹמַר, טֹל אַתָּה עֲבוֹדָה זָרָה וַאֲנִי מָעוֹת, אַתָּה יַיִן וַאֲנִי פֵרוֹת. וְאִם מִשֶּׁבָּאוּ לִרְשׁוּת הַגֵּר, אָסוּר:
Un converti et un non-juif qui héritent de leur père non juif: il [le converti] peut lui dire: "Tu prends l'idole et moi l'argent, toi le vin et moi le fruit." Mais s'ils sont entrés en possession du converti, cela est interdit.
אהַמּוֹכֵר פֵּרוֹת בְּסוּרְיָא, וְאָמַר מִשֶּׁל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל הֵן, חַיָּב לְעַשֵּׂר. מְעֻשָּׂרִין הֵן, נֶאֱמָן, שֶׁהַפֶּה שֶׁאָסַר הוּא הַפֶּה שֶׁהִתִּיר. מִשֶּׁלִּי הֵן, חַיָּב לְעַשֵּׂר, מְעֻשָּׂרִין הֵן, נֶאֱמָן, שֶׁהַפֶּה שֶׁאָסַר הוּא הַפֶּה שֶׁהִתִּיר. וְאִם יָדוּעַ שֶׁיֶּשׁ לוֹ שָׂדֶה אֶחָד בְּסוּרְיָא, חַיָּב לְעַשֵּׂר:
Celui qui vend des fruits en Syrie et dit: "Ces [fruits] sont de la terre d'Israël", il faut payer la dîme [du fruit acheté]. [Si le vendeur dit:] "La dîme a été prélevée sur ces [fruits]", on lui fait confiance, car la bouche qui a causé l'interdiction [en disant qu'ils sont d'Israël et donc exiger des dîmes] est la bouche qui les a permis [ en disant que la dîme a déjà été prise]. [Si le vendeur dit:] "Ils sont à moi", il faut payer la dîme. [Si le vendeur dit:] "Ils ont reçu la dîme", on lui fait confiance, car la bouche qui a causé l'interdiction est la bouche qui les a autorisés. Cependant, si l'on sait qu'il [le vendeur] a un champ en Syrie, il faut payer la dîme.
בעַם הָאָרֶץ שֶׁאָמַר לְחָבֵר, קַח לִי אֲגֻדַּת יָרָק, קַח לִי גְלֻסְקָן אֶחָד, לוֹקֵחַ סְתָם וּפָטוּר. וְאִם אָמַר, שֶׁלִּי זֶה, וְזֶה שֶׁל חֲבֵרִי, וְנִתְעָרְבוּ, חַיָּב לְעַשֵּׂר, וַאֲפִלּוּ הֵן מֵאָה:
Un Am HaAretz qui dit à un Chaver : «Achète-moi un paquet de légumes», «achète-moi un pain»: il achète sans préciser et est exonéré de la dîme. S'il [achète aussi pour lui-même et] dit "ceci est à moi et ceci est à mon ami" et qu'ils se mélangent, il est obligé de verser la dîme, même si [il a acheté] 100 articles.