Yoma 2

Chapitre 2

א בָּרִאשׁוֹנָה כָּל מִי שֶׁרוֹצֶה לִתְרֹם אֶת הַמִּזְבֵּחַ, תּוֹרֵם. וּבִזְמַן שֶׁהֵן מְרֻבִּין, רָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, וְכָל הַקּוֹדֵם אֶת חֲבֵרוֹ בְאַרְבַּע אַמּוֹת זָכָה. וְאִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם שָׁוִין, הַמְמֻנֶּה אוֹמֵר לָהֶם הַצְבִּיעוּ. וּמָה הֵן מוֹצִיאִין, אַחַת אוֹ שְׁתַּיִם, וְאֵין מוֹצִיאִין אֲגֻדָּל בַּמִּקְדָּשׁ:
1 En principe, quiconque voulait enlever les cendres de l’autel pouvait le faire. Lorsque ceux qui s’offraient pour cet acte étaient nombreux, ils montaient en courant l’escalier qui y conduit; celui des compagnons qui était le plus près du but, dans les 4 coudées voisines, avait le privilège. Si deux desservants se trouvaient à égale distance, le préposé à la section disait à tous de lever les doigts. Ils pouvaient lever un ou deux doigts, sauf le pouce qu’il est défendu de lever au Temple (pour éviter toute fraude de compte).
ב מַעֲשֶׂה שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם שָׁוִין וְרָצִין וְעוֹלִין בַּכֶּבֶשׁ, וְדָחַף אֶחָד מֵהֶן אֶת חֲבֵרוֹ, וְנָפַל וְנִשְׁבְּרָה רַגְלוֹ. וְכֵיוָן שֶׁרָאוּ בֵית דִּין שֶׁבָּאִין לִידֵי סַכָּנָה, הִתְקִינוּ שֶׁלֹּא יְהוּ תוֹרְמִין אֶת הַמִּזְבֵּחַ אֶלָּא בְפַיִס. אַרְבָּעָה פְיָסוֹת הָיוּ שָׁם, וְזֶה הַפַּיִס הָרִאשׁוֹן:
2 Un jour, deux d’entre eux se trouvaient à égale distance; en courant pour gravir l’escalier, l’un poussa l’autre compagnon, qui tomba et eut la jambe cassée. En voyant à quel danger ces courses exposaient les cohanim, le tribunal institua que l’enlèvement des cendres sur l’autel serait opéré seulement par la voie du sort. On se réunissait 4 fois par jour pour tirer au sort, et la première opération avait lieu pour cet enlèvement.
ג הַפַּיִס הַשֵּׁנִי, מִי שׁוֹחֵט, מִי זוֹרֵק, וּמִי מְדַשֵּׁן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי, וּמִי מְדַשֵּׁן אֶת הַמְּנוֹרָה, וּמִי מַעֲלֶה אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ, הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל, וּשְׁתֵּי הַיָּדַיִם, הָעֹקֶץ וְהָרֶגֶל, הֶחָזֶה וְהַגֵּרָה, וּשְׁתֵּי הַדְּפָנוֹת, וְהַקְּרָבַיִם, וְהַסֹּלֶת, וְהַחֲבִתִּין, וְהַיָּיִן. שְׁלשָׁה עָשָׂר כֹּהֲנִים זָכוּ בוֹ. אָמַר בֶּן עַזַּאי לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דֶּרֶךְ הִלּוּכוֹ הָיָה קָרֵב:
3 La seconde opération du tirage au sort fixait: 1. Celui qui égorge, 2. Qui verse le sang, 3. Qui enlève la cendre de l’autel intérieur, 4. Qui nettoie les lampes, 5. Qui apporte les membres à l’escalier, savoir la tête et le pied droit de devant, 6. Deux autres pattes, 7. La queue, et la dernière patte, 8. L’estomac et la poitrine, 9. Les deux côtés, 10. Les intestins, 11. La farine, 12. Les gâteaux frits, 13. Les vins des libations; soit ensemble, 13 servants admis à l’honneur de ce service. Ben-Azaï dit en présence de R. aqiba, au nom de R. Josué: on devait offrir les divers membres de la façon dont la victime marchait de son vivant (savoir: la tête, un pied, la poitrine, l’estomac, deux pattes, les 2 côtés, la queue et la dernière patte).
ד הַפַּיִס הַשְּׁלִישִׁי, חֲדָשִׁים לַקְּטֹרֶת בֹּאוּ וְהָפִיסוּ. וְהָרְבִיעִי, חֲדָשִׁים עִם יְשָׁנִים, מִי מַעֲלֶה אֵבָרִים מִן הַכֶּבֶשׁ וְלַמִּזְבֵּחַ:
4 La troisième loterie: "Quiconque est nouveau dans l'encens, venez à la loterie!" [Ainsi proclameraient-ils dans l'azarah, à savoir: Que ceux qui n'avaient jamais offert l'encens viennent participer à la loterie. Ils ne permettraient pas à celui qui l'avait déjà fait de le faire à nouveau parce que cela confère de la richesse (à ceux qui l'offrent), à savoir. (Deutéronome 33: 10-11 :) "Ils mettront de l'encens devant toi… Le Seigneur bénira sa richesse." Parce que chaque prêtre qui offrait l'encens en tirait richesse et bénédiction, ils ne permettaient à personne de le répéter afin que tout le monde ait une opportunité de richesse et de bénédiction.] Et le quatrième (loterie): "Nouveau et ancien!" [c'est-à-dire, ceux qui avaient gagné à la loterie auparavant et ceux qui n'avaient jamais gagné, venez rejoindre la loterie.] Qui prendra les membres de la rampe à l'autel? [Lorsqu'ils ont ramené les membres de l'abattoir, ils ne l'ont pas amené à l'autel, mais l'ont placé sur la moitié supérieure de la rampe vers l'est. Ils organiseraient alors une nouvelle loterie: qui les emmènera de là à l'autel? Ils le feraient en raison de (Proverbes 14:28): "Dans la multitude du peuple est la gloire du roi."]
ה תָּמִיד קָרֵב בְּתִשְׁעָה, בַּעֲשָׂרָה, בְּאַחַד עָשָׂר, בִּשְׁנֵים עָשָׂר, לֹא פָחוֹת וְלֹא יוֹתֵר. כֵּיצַד. עַצְמוֹ בְּתִשְׁעָה. בֶּחָג, בְּיַד אֶחָד צְלוֹחִית שֶׁל מַיִם, הֲרֵי כָאן עֲשָׂרָה. בֵּין הָעַרְבַּיִם, בְּאַחַד עָשָׂר, הוּא עַצְמוֹ בְּתִשְׁעָה, וּשְׁנַיִם בְּיָדָם שְׁנֵי גְזִירֵי עֵצִים. וּבְשַׁבָּת בְּאַחַד עָשָׂר, הוּא עַצְמוֹ בְּתִשְׁעָה, וּשְׁנַיִם בְּיָדָם שְׁנֵי בְזִיכֵי לְבוֹנָה שֶׁל לֶחֶם הַפָּנִים. וּבְשַׁבָּת שֶׁבְּתוֹךְ הֶחָג, בְּיַד אֶחָד צְלוֹחִית שֶׁל מָיִם:
5 On offre le sacrifice quotidien à l’aide de neuf personnes (en comptant depuis les présentations des membres détachés), ou par 10, ou par 11, ou même par 12 soit par 9 au moins et 12 au plus. Voici comment: le minimum habituel est de 9 servants; au jour de fête, un servant de plus avait une bouteille d’eau à la main, soit 10; le soir, il y en avait 11, à cause des deux supplémentaires chargés des bûches de bois; de même, il y avait 11 le samedi, à cause de deux supplémentaires portant des cassolettes d’encens qui accompagnent les nouveaux pains de proposition; si, de plus, le jour de fête coïncidait avec le samedi, il y avait trois supplémentaires, soit ensemble 14 servants.
ו אַיִל קָרֵב בְּאַחַד עָשָׂר, הַבָּשָׂר בַּחֲמִשָּׁה, הַקְּרָבַיִם וְהַסֹּלֶת וְהַיַּיִן בִּשְׁנַיִם שְׁנָיִם:
6 Pour offrir le bélier, il fallait le concours de onze servants, savoir 5 pour les divers membres et deux pour chaque présentation d’entrailles, de farine et de vin.
ז פַּר קָרֵב בְּעֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, הָרֹאשׁ וְהָרֶגֶל, הָרֹאשׁ בְּאֶחָד, וְהָרֶגֶל בִּשְׁנַיִם. הָעֹקֶץ וְהָרֶגֶל, הָעֹקֶץ בִּשְׁנַיִם, וְהָרֶגֶל בִּשְׁנַיִם. הֶחָזֶה וְהַגֵּרָה, הֶחָזֶה בְּאֶחָד, וְהַגֵּרָה בִּשְׁלשָׁה. שְׁתֵּי יָדַיִם בִּשְׁנַיִם. שְׁתֵּי דְפָנּוֹת בִּשְׁנַיִם. הַקְּרָבַיִם וְהַסֹּלֶת וְהַיַּיִן בִּשְׁלשָׁה שְׁלשָׁה. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים, בְּקָרְבְּנוֹת צִבּוּר. אֲבָל בְּקָרְבַּן יָחִיד, אִם רָצָה לְהַקְרִיב, מַקְרִיב. הֶפְשֵׁטָן וְנִתּוּחָן שֶׁל אֵלּוּ וָאֵלּוּ שָׁוִין:
7 Pour le taureau, on recourait à 24 servants, savoir 1 pour la tête, 2 pour le pied droit de derrière, 2 pour la queue, 2 pour l’autre patte, 1 pour le poitrail; l’estomac, par trois, les 2 pattes de devant par deux servants, les deux côtés par deux; enfin trois pour chacun de ces objets: les entrailles, la farine, le vin. Toutefois, ce grand nombre n’est de rigueur que pour les sacrifices publics;mais, pour ceux des particuliers, si un seul cohen veut se charger de tout apporter, il le peut. Pour écorcher la victime et la dépecer, il n’y a pas de différence entre le sacrifice public et le privé (un simple israélite suffit au besoin).