ג עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי, אֲסוּרִים, וְאִסּוּרָן אִסּוּר עוֹלָם, אֲבָל נְקֵבוֹתֵיהֶם מֻתָּרוֹת מִיָּד. מִצְרִי וַאֲדוֹמִי אֵינָם אֲסוּרִים אֶלָּא עַד שְׁלֹשָׁה דוֹרוֹת, אֶחָד זְכָרִים וְאֶחָד נְקֵבוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר אֶת הַנְּקֵבוֹת מִיָּד. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, קַל וָחֹמֶר הַדְּבָרִים, וּמָה אִם בִּמְקוֹם שֶׁאָסַר אֶת הַזְּכָרִים אִסּוּר עוֹלָם, הִתִּיר אֶת הַנְּקֵבוֹת מִיָּד, מְקוֹם שֶׁלֹּא אָסַר אֶת הַזְּכָרִים אֶלָּא עַד שְׁלֹשָׁה דוֹרוֹת, אֵינוֹ דִין שֶׁנַּתִּיר אֶת הַנְּקֵבוֹת מִיָּד. אָמְרוּ לוֹ, אִם הֲלָכָה נְקַבֵּל, וְאִם לַדִּין, יֵשׁ תְּשׁוּבָה. אָמַר לָהֶם, לֹא כִי, הֲלָכָה אֲנִי אוֹמֵר. מַמְזֵרִין וּנְתִינִין, אֲסוּרִין, וְאִסּוּרָן אִסּוּר עוֹלָם, אֶחָד זְכָרִים, וְאֶחָד נְקֵבוֹת:
3 Il est interdit de prendre pour gendre un Amonite ou un Moabite, et cet interdit subsiste à jamais; mais il est permis d'épouser leurs filles de suite (dès la première génération). Les Égyptiens et les Edomites ne sont interdits que jusqu'à la troisième génération: et à partir de là, l'alliance est permise soit avec les hommes, soit avec les femmes. R. Simon autorise de s'allier de suite aux femmes; car, dit-il, on peut déduire cette règle par a fortiori, puisqu'au cas où l'alliance avec les hommes (les Ammonites et Moabites) est interdite à jamais, celle des femmes est admise de suite, il doit en être à plus forte raison de même pour les filles de ceux dont l'interdit cesse après la troisième génération. Les autres rabbins lui dirent: Si c'est une règle reçue par voie orale, nous l'acceptons; mais si c'est une déduction, on peut lui opposer une objection. -Non, répondit-il, c'est une règle de tradition que j'énonce. Les bâtards et les descendants des gens voués au culte sous Josué sont interdits pour toute alliance avec Israël, et cet interdit subsiste toujours, tant pour les hommes qu'à l'égard des femmes.