ג שֶׁהָיָה בְדִין, וּמָה אִם עֵדוּת רִאשׁוֹנָה שֶׁאֵין אוֹסַרְתָּהּ אִסּוּר עוֹלָם, אֵינָהּ מִתְקַיֶּמֶת בְּפָחוֹת מִשְּׁנַיִם, עֵדוּת אַחֲרוֹנָה שֶׁאוֹסַרְתָּהּ אִסּוּר עוֹלָם, אֵינוֹ דִין שֶׁלֹּא תִתְקַיֵּם בְּפָחוֹת מִשְּׁנָיִם, תַּלְמוּד לוֹמַר וְעֵד אֵין בָּהּ, כָּל עֵדוּת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ. קַל וָחֹמֶר לָעֵדוּת הָרִאשׁוֹנָה מֵעַתָּה, וּמָה אִם עֵדוּת אַחֲרוֹנָה שֶׁאוֹסַרְתָּהּ אִסּוּר עוֹלָם, הֲרֵי הִיא מִתְקַיֶּמֶת בְּעֵד אֶחָד, עֵדוּת הָרִאשׁוֹנָה שֶׁאֵין אוֹסַרְתָּהּ אִסּוּר עוֹלָם, אֵינוֹ דִין שֶׁתִּתְקַיֵּם בְּעֵד אֶחָד, תַּלְמוּד לוֹמַר (דברים כד) כִּי מָצָא בָהּ עֶרְוַת דָּבָר, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר (שם יט), עַל פִּי שְׁנֵי עֵדִים יָקוּם דָּבָר, מַה לְּהַלָּן עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים, אַף כָּאן עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים:
3 En réalité, cette question (de ne pas tenir compte d’un seul témoignage) doit dépendre d’une règle d’a fortiori: si le premier témoignage accusateur, dont l’interdit qui s’en suit n’est pas éternel, n’est pas valable, à moins d’émaner de deux personnes; à plus forte raison le second témoignage (d’impureté formelle), qui a pour conséquence de provoquer un interdit éternel, devrait-il seulement subsister à la suite d’une double assertion. Aussi l’Ecriture dit (Nb 5, 13): et nul témoin ne parle contre elle; ce qui indique que tout témoignage contre elle (même seul) est valable. De là aussi on semble conclure un raisonnement a fortiori: si le dernier témoignage (le plus grave), qui entraîne un interdit éternel, subsiste par une seule assertion; à plus forte raison le premier témoignage, qui n’entraîne pas d’interdit éternel, devrait-il suffire pour valoir d’après l’assertion d’un seul. C’est pourquoi il est écrit (Dt 24, 1): Si l’on trouve en elle une action honteuse, et ailleurs il est dit (Dt19, 16): sur l’assertion de deux témoins, la parole subsistera; comme la “parole” dont il est question là devient seulement effective après une double assertion, de même ici il faut deux témoins.