Sotah 2

Chapitre 2

א הָיָה מֵבִיא אֶת מִנְחָתָהּ בְּתוֹךְ כְּפִיפָה מִצְרִית וְנוֹתְנָהּ עַל יָדֶיהָ כְּדֵי לְיַגְּעָהּ. כָּל הַמְּנָחוֹת תְּחִלָּתָן וְסוֹפָן בִּכְלִי שָׁרֵת, וְזוֹ תְּחִלָּתָהּ בִּכְפִיפָה מִצְרִית וְסוֹפָהּ בִּכְלִי שָׁרֵת. כָּל הַמְּנָחוֹת טְעוּנוֹת שֶׁמֶן וּלְבֹנָה, וְזוֹ אֵינָהּ טְעוּנָה לֹא שֶׁמֶן וְלֹא לְבֹנָה. כָּל הַמְּנָחוֹת בָּאוֹת מִן הַחִטִּין, וְזוֹ בָאָה מִן הַשְּׂעוֹרִין. מִנְחַת הָעֹמֶר אַף עַל פִּי שֶׁבָּאָה מִן הַשְּׂעוֹרִין הִיא הָיְתָה בָאָה גֶרֶשׂ, וְזוֹ בָאָה קֶמַח. רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, כְּשֵׁם שֶׁמַּעֲשֶׂיהָ מַעֲשֵׂה בְהֵמָה, כָּךְ קָרְבָּנָהּ מַאֲכַל בְּהֵמָה:
1 Le mari apportait l’offrande de farine (due par la femme) dans un panier égyptien (en feuilles de palmier tressées), et la plaçait sur les mains de la femme, afin de la fatiguer (et l’inciter à l’aveu). Toutes les offrandes doivent être servies, du commencement à la fin, dans des vases susceptibles de servir aux offices du culte divin, tandis que celle de la femme soupçonnée devra être servie d’abord dans un panier égyptien, et à la fin dans un ustensile consacré. A toutes les offrandes, il faut joindre de l’huile et de l’encens, tandis que pour celle-ci on n’a besoin ni de l’un ni de l’autre. Toutes les offrandes de farine proviennent du froment, tandis que celle-ci dérive de l’orge; et s’il est vrai que l’on offrait la gerbe de l’omer (prémice de la moisson) en prenant de l’orge, il s’agissait là de grains broyés, tandis que celle-ci se compose de farine. R. Gamliel dit: comme cette femme s’est conduite à l’instar d’un animal (sans pudeur), de même son offrande est un aliment bestial (de l’orge).
ב הָיָה מֵבִיא פְיָלִי שֶׁל חֶרֶס חֲדָשָׁה, וְנוֹתֵן לְתוֹכָהּ חֲצִי לֹג מַיִם מִן הַכִּיּוֹר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, רְבִיעִית. כְּשֵׁם שֶׁמְּמַעֵט בַּכְּתָב, כָּךְ מְמַעֵט בַּמָּיִם. נִכְנַס לַהֵיכָל וּפָנָה לִימִינוֹ, וּמָקוֹם הָיָה שָׁם אַמָּה עַל אַמָּה, וְטַבְלָא שֶׁל שַׁיִשׁ, וְטַבַּעַת הָיְתָה קְבוּעָה בָהּ. וּכְשֶׁהוּא מַגְבִּיהָהּ, נוֹטֵל עָפָר מִתַּחְתֶּיהָ וְנוֹתֵן כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה עַל הַמַּיִם, שֶׁנֶּאֱמַר (במדבר ה) וּמִן הֶעָפָר אֲשֶׁר יִהְיֶה בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן יִקַּח הַכֹּהֵן וְנָתַן אֶל הַמָּיִם:
2 Le cohen apportait alors un récipient d’argile nouvelle, avec lequel il puisait un demi-log d’eau du bassin. R. Juda dit: un quart; et comme le cohen exige moins d’écriture, il exige moins d’eau. Puis le cohen entrait au parvis et se tournait à droite. Il y avait là un espace carré d’une coudée, comprenant une tablette en marbre, dans laquelle un anneau était fixé. Il la soulevait, prenait un peu de terre au-dessous de cette place, et en mettait assez pour qu’elle soit visible à la surface de l’eau, selon ce verset (Nb 5, 17): De la terre qui se trouve dans le sol du sanctuaire, le cohen prendra et mettra dans l’eau.
ג בָּא לוֹ לִכְתֹּב אֶת הַמְּגִלָּה, מֵאֵיזֶה מָקוֹם הוּא כוֹתֵב, (במדבר ה) מֵאִם לֹא שָׁכַב אִישׁ וְגוֹ', וְאַתְּ כִּי שָׂטִית תַּחַת אִישֵׁךְ וְגוֹ'. וְאֵינוֹ כוֹתֵב וְהִשְׁבִּיעַ הַכֹּהֵן אֶת הָאִשָּׁה וְגוֹ'. וְכוֹתֵב יִתֵּן ה' אוֹתָךְ לְאָלָה וְלִשְׁבֻעָה וְגוֹ', וּבָאוּ הַמַּיִם הַמְאָרְרִים הָאֵלֶּה בְּמֵעַיִךְ לַצְבּוֹת בֶּטֶן וְלַנְפִּל יָרֵךְ. וְאֵינוֹ כוֹתֵב וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, לֹא הָיָה מַפְסִיק. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, כָּל עַצְמוֹ אֵינוֹ כוֹתֵב, אֶלָּא יִתֵּן ה' אוֹתָךְ לְאָלָה וְלִשְׁבֻעָה וְגוֹ' וּבָאוּ הַמַּיִם הַמְאָרְרִים הָאֵלֶּה בְּמֵעַיִךְ וְגוֹ'. וְאֵינוֹ כוֹתֵב וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן:
3 Lorsque le cohen sera sur le point d’écrire sur le parchemin le passage prescrit, à quel verset devra-t-il commencer? A ces mots (Nb 5, 19): Si nul homme n’a couché, etc., et toi, pour avoir trompé ton mari, etc. Mais il n’écrira pas ces mots: le cohen adjurera la femme (ibid. 21). Puis il continuera à écrire: Que Dieu te rende un sujet d’exécration et d’imprécation dans ton peuple; que ces eaux maudites viennent dans les entrailles te gonfler le ventre et te faire dépérir le flanc. Mais on n’écrira pas les mots: La femme répondra: Amen, Amen. Selon R. Yossé, le cohen ne faisait aucune interruption (il écrivait tout). Selon R. Juda, le cohen n’écrivait rien de ce qu’il dit à la femme, mais seulement ce verset: “Que Dieu te rende un objet d’imprécation et d’exécration, etc.; que ces eaux maudites arrivent dans tes entrailles, etc.”, sans écrire le final: “La femme répondra: Amen, Amen.”
ד אֵינוֹ כוֹתֵב לֹא עַל הַלּוּחַ וְלֹא עַל הַנְּיָר וְלֹא עַל הַדִּפְתְּרָא, אֶלָּא עַל הַמְּגִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר (שם) בַּסֵּפֶר. וְאֵינוֹ כוֹתֵב לֹא בְקוֹמוֹס וְלֹא בְקַנְקַנְתּוֹם וְלֹא בְכָל דָּבָר שֶׁרוֹשֵׁם, אֶלָּא בִדְיוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (שם) וּמָחָה, כְּתָב שֶׁיָּכוֹל לְהִמָּחֵק:
4 Le cohen n’écrira, ni sur une planche, ni sur du papier, ni sur de la peau fendue, difqera mais sur un rouleau de parchemin, selon les mots (ibid.): dans un livre; il n’emploiera pour écrire, ni de la gomme (gummi), ni du vitriol, calcanqon ni aucun autre corrosif aux traces persistantes, mais avec de l’encre, puisqu’il est dit (ibid. 23): Il effacera…, il faut donc que l’écriture soit aisée à effacer.
ה עַל מַה הִיא אוֹמֶרֶת אָמֵן אָמֵן. אָמֵן עַל הָאָלָה, אָמֵן עַל הַשְּׁבוּעָה. אָמֵן מֵאִישׁ זֶה, אָמֵן מֵאִישׁ אַחֵר. אָמֵן שֶׁלֹּא שָׂטִיתִי אֲרוּסָה וּנְשׂוּאָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם וּכְנוּסָה, אָמֵן שֶׁלֹּא נִטְמֵאתִי. וְאִם נִטְמֵאתִי, יָבֹאוּ בִי. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אָמֵן שֶׁלֹּא נִטְמֵאתִי, אָמֵן שֶׁלֹּא אֶטָּמֵא:
5 Sur quoi la femme répond-elle deux fois Amen? Elle le dit pour l’imprécation, et le répète pour l’exécration. Autrement dit, elle affirme (dit Amen) aussi bien au sujet de cet homme (défendu par le mari), que pour tout autre homme; elle dit vrai de n’avoir pas eu d’inconduite, sous peine d’être atteinte par l’eau, ni comme fiancée, ni comme femme mariée, ni pendant qu’elle attendait le mariage avec son beau-frère par lévirat, ni après l’avoir épousé; elle assure ne pas s’être rendue impure; mais si elle était devenue impure (infidèle), “que les eaux maudites la pénètrent.” Selon R. Meir, elle dit Amen (déclare) n’être pas devenue impure, ni qu’elle le sera à l’avenir.
ו הַכֹּל שָׁוִין שֶׁאֵינוֹ מַתְנֶה עִמָּהּ לֹא עַל קֹדֶם שֶׁתִּתְאָרֵס וְלֹא עַל מֵאַחַר שֶׁתִּתְגָּרֵשׁ. נִסְתְּרָה לְאַחֵר וְנִטְמֵאת וְאַחַר כָּךְ הֶחֱזִירָהּ, לֹא הָיָה מַתְנֶה עִמָּהּ. זֶה הַכְּלָל, כֹּל שֶׁתִּבָּעֵל וְלֹא הָיְתָה אֲסוּרָה לוֹ, לֹא הָיָה מַתְנֶה עִמָּהּ:
6 Tous s’accordent à dire que l’on ne saurait porter en compte, ni ce que la femme a fait avant d’être fiancée à son mari, ni après avoir été répudiée par lui. Si donc, ensuite, elle s’est enfermée avec quelqu’un dans un endroit secret, et qu’elle est devenue impure, puis le mari l’a reprise, il n’a rien à lui reprocher de ce fait. Voici la règle: si elle a consenti à une cohabitation qui ne lui était pas interdite (quand elle était libre), il n’a pas de blâme à lui adresser.