Nida 4
בְּנוֹת כּוּתִים, נִדּוֹת מֵעֲרִיסָתָן. וְהַכּוּתִים מְטַמְּאִים מִשְׁכָּב תַּחְתּוֹן כָּעֶלְיוֹן, מִפְּנֵי שֶׁהֵן בּוֹעֲלֵי נִדּוֹת, וְהֵן יוֹשְׁבוֹת עַל כָּל דָּם וָדָם. וְאֵין חַיָּבִין עָלֶיהָ עַל בִּיאַת מִקְדָּשׁ, וְאֵין שׂוֹרְפִין עֲלֵיהֶם אֶת הַתְּרוּמָה, מִפְּנֵי שֶׁטֻּמְאָתָן סָפֵק:
Les filles de Samaritains sont [considérées comme] niddot [les femmes qui ont des décharges menstruelles qui les rendent impures] de leur berceau. Et les Saméritains rendent impur ce sur quoi ils reposent, [rendant] celui du bas [impur, même sans le toucher,] tout comme celui du haut, puisqu'ils ont des relations sexuelles avec niddot , et ils [leurs femmes] sont assis [comptant sept jours de impureté] à cause de toute [sorte de] sang [même le sang qui les rend impurs, ce qui jette leur compte]. Mais on n'est pas responsable d'entrer dans le Temple [en étant impur] en raison [d'avoir été rendu impur ou de transporter quelque chose qui a été rendu impur par] eux, ni la terumah [une partie d'une récolte donnée aux prêtres qui ne peut être consommé par les prêtres ou leur maison, et qu'il est interdit de rendre impur ou de consommer impur] brûlé pour leur compte [s'ils sont rendus impurs par eux], parce que leur impureté est incertaine.
בְּנוֹת צְדוֹקִין, בִּזְמַן שֶׁנָּהֲגוּ לָלֶכֶת בְּדַרְכֵי אֲבוֹתֵיהֶן, הֲרֵי הֵן כְּכוּתִיּוֹת. פֵּרְשׁוּ לָלֶכֶת בְּדַרְכֵי יִשְׂרָאֵל, הֲרֵי הֵן כְּיִשְׂרְאֵלִית. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, לְעוֹלָם הֵן כְּיִשְׂרָאֵל, עַד שֶׁיִּפְרְשׁוּ לָלֶכֶת בְּדַרְכֵי אֲבוֹתֵיהֶן:
Les filles des sadducéens, tant qu'elles sont habituées à marcher dans les sentiers de leurs pères, sont par conséquent [considérées] comme des femmes samaritaines. S'ils ont quitté [ces chemins] pour marcher dans les sentiers d'Israël, ils sont par là comme des Israélites. Rabbi Yose dit: ils sont toujours comme les Israélites, jusqu'à ce qu'ils quittent [ce chemin] pour marcher dans les sentiers de leurs pères.
דַּם נָכְרִית וְדַם טָהֳרָה שֶׁל מְצֹרַעַת, בֵּית שַׁמַּאי מְטַהֲרִים. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, כְּרֻקָּהּ וּכְמֵימֵי רַגְלֶיהָ. דַּם יוֹלֶדֶת שֶׁלֹּא טָבְלָה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, כְּרֻקָּהּ וּכְמֵימֵי רַגְלֶיהָ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, מְטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ. וּמוֹדִים בְּיוֹלֶדֶת בְּזוֹב, שֶׁהִיא מְטַמְּאָה לַח וְיָבֵשׁ:
En ce qui concerne le sang d'une femme païenne et le sang pur d'une femme lépreuse [c'est-à-dire pendant ses jours de pureté post-partum], Beit Shammai le considère pur; et Beit Hillel disent: c'est comme sa broche ou son urine [c'est-à-dire qu'elle ne rend l'impureté que lorsqu'elle est humide]. Concernant le sang d'une femme qui a accouché et qui n'a pas plongé, Beit Shammai dit: c'est comme sa crachat ou son urine. Et Beit Hillel dit: il rend les impuretés lorsqu'il est humide ou sec. Et ils sont d'accord que si elle a accouché alors qu'elle était en état de zov [c'est-à-dire alors qu'elle était une zavah , une femme qui a certains types de décharges génitales atypiques, distinctes de ses règles, qui la rendent impure], qu'elle [ie son sang] rend l'impureté lorsqu'il est humide ou sec.
הַמַּקְשָׁה, נִדָּה. קִשְּׁתָה שְׁלשָׁה יָמִים בְּתוֹךְ אַחַד עָשָׂר יוֹם וְשָׁפְתָה מֵעֵת לְעֵת וְיָלְדָה, הֲרֵי זוֹ יוֹלֶדֶת בְּזוֹב, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, לַיְלָה וָיוֹם, כְּלֵילֵי שַׁבָּת וְיוֹמוֹ. שֶׁשָּׁפְתָה מִן הַצַּעַר, וְלֹא מִן הַדָּם:
Une femme ayant un travail difficile est [considérée comme] une niddah [si elle a vu du sang pendant ses jours de niddah ]. Si elle a eu un travail difficile [et a vu du sang] pendant trois jours dans les onze jours [de zivah , entre les périodes de niddah ], et qu'elle a cessé [d'avoir des douleurs] à partir de ce moment-là [vingt-quatre heures plus tard], et elle a donné naissance, elle a ainsi accouché dans un état de zov [c'est-à-dire alors qu'elle était une zavah ], selon le rabbin Eliezer. Le rabbin Yehoshua dit: [elle doit avoir cessé d'avoir des douleurs pendant] une nuit et un jour, comme la nuit de Shabbat son jour [c'est-à-dire pour une nuit complète et le jour suivant, et non pendant une période de vingt-quatre heures]. Cela s'applique à une personne qui a cessé [pendant ce temps] de souffrir, mais pas [nécessairement] de saigner.
כַּמָּה הוּא קִשּׁוּיָהּ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אֲפִלּוּ אַרְבָּעִים וַחֲמִשִּׁים יוֹם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, דַּיָּהּ חָדְשָׁהּ. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים, אֵין קִשּׁוּי יוֹתֵר מִשְּׁתֵּי שַׁבָּתוֹת:
À quelle distance [de la naissance] sa difficulté doit-elle être [pour que ses douleurs soient considérées comme un travail difficile]? Le rabbin Meir dit: même quarante ou cinquante jours [avant la naissance]. Le rabbin Yehuda dit: [être dans] le [neuvième] mois lui suffit [de considérer ses douleurs comme étant causées par un travail difficile]. Le rabbin Yose et le rabbin Shimon disent: un travail difficile ne dure pas plus de deux semaines [avant la naissance].
הַמַּקְשָׁה בְתוֹךְ שְׁמוֹנִים שֶׁל נְקֵבָה, כָּל דָּמִים שֶׁהִיא רוֹאָה, טְהוֹרִים, עַד שֶׁיֵּצֵא הַוָּלָד. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְטַמֵּא. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וּמַה בִּמְקוֹם שֶׁהֶחְמִיר בְּדַם הַשֹּׁפִי, הֵקֵל בְּדַם הַקֹּשִׁי, מְקוֹם שֶׁהֵקֵל בְּדַם הַשֹּׁפִי, אֵינוֹ דִין שֶׁנָּקֵל בְּדַם הַקֹּשִׁי. אָמַר לָהֶן, דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מִמַּה הֵקֵל עָלֶיהָ, מִטֻּמְאַת זִיבָה, אֲבָל טְמֵאָה טֻמְאַת נִדָּה:
Une femme qui était en travail difficile pendant les quatre-vingts jours de [pureté après les quatorze jours d'impureté après avoir donné naissance à] une femelle, tout le sang qu'elle voit est pur, jusqu'à ce que le fœtus émerge. Et le rabbin Eliezer les considère impurs. Ils ont dit au rabbin Eliezer: «Tout comme dans un cas où l'on est sévère à l'égard du sang lorsque la douleur a cessé [c'est-à-dire que ce sang rend la femme qui accouche impure], il y a une clémence à l'égard du sang pendant un travail difficile [c'est-à-dire qui ne son impure], dans le cas où l'on est indulgent vis-à-vis du sang lorsque la douleur a cessé [c'est-à-dire pendant les jours de pureté post-partum, qui ne la rend pas impure], il ne s'ensuit pas logiquement qu'il faut être indulgent vis-à-vis du sang pendant un travail difficile [ que cela, aussi, ne doit pas la rendre impure]?! " Il leur a dit: "Il suffit que le cas déduit soit traité de la même manière que celui dont il est déduit! En ce qui concerne ce qu'ils ont été indulgents avec elle? En ce qui concerne l'impureté de la zivah . Mais elle [qui était en difficulté pendant ses jours de pureté post-partum, si elle a vu du sang pendant ses jours de niddah , et non ses jours de ziva , elle est impure avec l'impureté d'un niddah .
כָּל אַחַד עָשָׂר יוֹם בְּחֶזְקַת טָהֳרָה. יָשְׁבָה לָהּ וְלֹא בָדְקָה, שָׁגְגָה, נֶאֶנְסָה, הֵזִידָה וְלֹא בָדְקָה, טְהוֹרָה. הִגִּיעַ שְׁעַת וִסְתָּהּ וְלֹא בָדְקָה, הֲרֵי זוֹ טְמֵאָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אִם הָיְתָה בְמַחֲבֵא וְהִגִּיעַ שְׁעַת וִסְתָּהּ, וְלֹא בָדְקָה, הֲרֵי זוֹ טְהוֹרָה, מִפְּנֵי שֶׁחֲרָדָה מְסַלֶּקֶת אֶת הַדָּמִים. אֲבָל יְמֵי הַזָּב וְהַזָּבָה וְשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם, הֲרֵי אֵלּוּ בְּחֶזְקַת טֻמְאָה:
Pendant les onze jours [entre chaque période de niddah ], elle est présumée pure. Si [pendant ses jours de niddah ] elle s'est assise et ne s'est pas examinée, [soit] involontairement, sous la contrainte, ou si elle ne s'est pas examinée intentionnellement, elle est pure. Si l'heure de ses règles régulières est arrivée et qu'elle ne s'est pas examinée, elle est de ce fait impure. Le rabbin Meir dit: si elle était dans une cachette lorsque l'heure de ses règles régulières est arrivée et qu'elle ne s'est pas examinée, elle est par là pure, car la peur bannit le sang. Mais [une femme] pendant les jours de zov [c'est-à-dire la période de onze jours entre les périodes de niddah ], ou une zavah [qui est censée compter sept jours de pureté], ou une qui devrait attendre un jour [de pureté] en face de chaque jour [d'impureté], ils sont par là présumés impurs [s'ils ne se sont pas examinés].