ג מִי שֶׁנָּדַר בְּנָזִיר וְנִשְׁאַל לְחָכָם וַאֲסָרוֹ, מוֹנֶה מִשָּׁעָה שֶׁנָּדַר. נִשְׁאַל לְחָכָם וְהִתִּירוֹ, הָיְתָה לוֹ בְהֵמָה מֻפְרֶשֶׁת, תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָעֵדֶר. אָמְרוּ בֵית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי, אִי אַתֶּם מוֹדִים בָּזֶה שֶׁהוּא הֶקְדֵּשׁ טָעוּת שֶׁתֵּצֵא וְתִרְעֶה בָעֵדֶר. אָמְרוּ לָהֶן בֵּית שַׁמַּאי, אִי אַתֶּם מוֹדִים בְּמִי שֶׁטָּעָה וְקָרָא לַתְּשִׁיעִי עֲשִׂירִי וְלָעֲשִׂירִי תְשִׁיעִי וְלָאַחַד עָשָׂר עֲשִׂירִי שֶׁהוּא מְקֻדָּשׁ. אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל, לֹא הַשֵּׁבֶט קִדְּשׁוֹ. וּמָה אִלּוּ טָעָה וְהִנִּיחַ אֶת הַשֵּׁבֶט עַל שְׁמִינִי וְעַל שְׁנֵים עָשָׂר, שֶׁמָּא עָשָׂה כְלוּם. אֶלָּא כָּתוּב שֶׁקִּדֵּשׁ אֶת הָעֲשִׂירִי, הוּא קִדֵּשׁ אֶת הַתְּשִׁיעִי וְאֶת אַחַד עָשָׂר:
3 Si quelqu’un après avoir formulé un vœu de Naziréat (d’une façon douteuse), consulte à ce sujet un savant qui le déclare contraint d’observer ce vœu, il comptera la période due depuis l’heure de l’engagement. Lorsqu’au contraire le savant qu’il a consulté le déclare libre (non lié) et qu’il avait déjà destiné des animaux aux sacrifices (à offrir après la période d’abstinence), ceux-ci pourront paître dans la prairie (jusqu’à ce que l’arrivée d’un défaut permette de les manger). N’êtes-vous pas d’avis en ce cas, demanda l’école de Hillel à celle de Shammaï, où il s’agit d’une consécration par erreur, que l’animal continue à vivre au pâturage (sans être sacrifié)? Vous reconnaissez bien aussi, répliquèrent les Shamaïtes, que si l’on se trompe en rédimant les animaux et que l’on nomme le 9e animal 10e (ou dîme), et le 10e pour le 9e, ou le 11e comme 10e, ils resteront consacrés (admettez-le donc aussi pour les dénominations inexactes, citées ci-dessus). Ce n’est pas comparable, répliquèrent les Hillélites, et ce n’est pas la verge indicatrice (colorant la bête) qui la consacre; puisque s’il y a eu erreur et que l’on ait laissé tomber la verge sur le 8e ou le 12e animal, on n’a rien fait; c’est qu’en vertu du texte biblique, le terme même de “consécration du 10e animal” sert aussi à consacrer en ce cas le 9e ou le 11e animal (voisin de la dîme, non d’autres).