Mishnah
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Mikvaot 4

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1

הַמַּנִּיחַ כֵּלִים תַּחַת הַצִּנּוֹר, אֶחָד כֵּלִים גְּדוֹלִים וְאֶחָד כֵּלִים קְטַנִּים, אֲפִלּוּ כְלֵי גְלָלִים, כְּלֵי אֲבָנִים, כְּלֵי אֲדָמָה, פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה. אֶחָד הַמַּנִּיחַ וְאֶחָד הַשּׁוֹכֵחַ, כְּדִבְרֵי בֵית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין בְּשׁוֹכֵחַ. אָמַר רַבִּי מֵאִיר, נִמְנוּ וְרַבּוּ בֵית שַׁמַּאי עַל בֵּית הִלֵּל. וּמוֹדִים בְּשׁוֹכֵחַ בֶּחָצֵר שֶׁהוּא טָהוֹר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, עֲדַיִין מַחֲלֹקֶת בִּמְקוֹמָהּ עוֹמָדֶת:

Si l'on place des récipients sous un tuyau [de drainage], qu'il s'agisse de gros récipients ou de petits récipients, ou même de récipients fabriqués à partir d'excréments, de récipients en pierre ou de récipients en terre, [si l'eau de pluie s'écoulait à travers le tuyau et y pénétrait] ils invalident un mikveh [un rassemblement d'eau recueilli par des moyens naturels et immergé pour purification; si les eaux s'écoulent à travers ces vaisseaux et dans un mikvé, elles l'invalident, puisqu'elles sont considérées comme des eaux tirées]. Que l'on les place [sous le tuyau de drainage] ou qu'on les oublie, [cela s'applique toujours], selon Beit Shammai. Et Beit Hillel la considère pure [c'est-à-dire que les eaux ne rendent pas un mikvé invalide de pouvoir purifier] dans le cas de celui qui oublie. Le rabbin Meir dit: ils ont voté [sur cette question], et Beit Shammai avait la majorité sur Beit Hillel. Et ils [Beit Shammai] conviennent dans le cas de quelqu'un qui oublie [les vases] dans une cour, que c'est [un mikvé dans lequel l'eau de pluie de ces vases a été versée] est pur. Le rabbin Yose dit: le désaccord tient toujours sa place.

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2

הַמַּנִּיחַ טַבְלָא תַּחַת הַצִּנּוֹר, אִם יֶשׁ לָהּ לְבִזְבֵּז, פּוֹסֶלֶת אֶת הַמִּקְוֶה. וְאִם לָאו, אֵינָהּ פּוֹסֶלֶת אֶת הַמִּקְוֶה. זְקָפָהּ לִדּוֹחַ, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ אֵינָהּ פּוֹסֶלֶת אֶת הַמִּקְוֶה:

Celui qui place une planche sous un tuyau [de drainage], si elle [la planche] a un rebord, cela rend un mikvé invalide; et sinon, cela ne rend pas un mikveh invalide. Si on la levait [la planche] pour la rincer [sous le tuyau de vidange], de toute façon [qu'elle ait ou non un rebord] cela ne rend pas un mikvé invalide.

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3

הַחוֹטֵט בְּצִנּוֹר לְקַבֵּל צְרוֹרוֹת, בְּשֶׁל עֵץ, כָּל שֶׁהוּא. וּבְשֶׁל חֶרֶס, רְבִיעִית. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, אַף בְּשֶׁל חֶרֶס, כָּל שֶׁהוּא. לֹא אָמְרוּ רְבִיעִית אֶלָּא בְשִׁבְרֵי כְלֵי חֶרֶס. הָיוּ צְרוֹרוֹת מִתְחַלְחֲלִים בְּתוֹכוֹ, פּוֹסְלִים אֶת הַמִּקְוֶה. יָרַד לְתוֹכוֹ עָפָר וְנִכְבַּשׁ, כָּשֵׁר. סִלּוֹן שֶׁהוּא צַר מִכָּאן וּמִכָּאן וְרָחָב מִן הָאֶמְצַע, אֵינוֹ פוֹסֵל, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה לְקַבָּלָה:

Si l'on creuse [des sillons] dans un tuyau [de drainage] pour recueillir des pierres, [un sillon] de n'importe quelle taille dans l'un des bois, et d'un revi'it [une mesure spécifique de volume, un quart de bûche ] dans un de faïence [suffit pour que le tuyau soit considéré comme un navire, et donc pour que ses eaux rendent invalide un mikvé comme eaux tirées]. Le rabbin Yose dit: même pour un de la terre cuite, [un sillon] de n'importe quelle taille [est suffisant pour invalider les eaux s'écoulant à travers un tuyau]; ils [les Sages] ont seulement dit [que la mesure minimale est] une révision des éclats de récipients en terre cuite [qu'ils sont considérés comme des récipients tant qu'ils peuvent encore contenir cette quantité]. S'il y avait des pierres qui roulaient à l'intérieur [le sillon], elles [ses eaux] rendaient un mikvé invalide. Si de la poussière y est tombée et a été compressée, c'est valable. Un conduit étroit à chaque extrémité et s’élargissant au milieu [construit de cette façon pour augmenter la pression de l’eau] ne rend pas [ses eaux] invalides, car il n’a pas été conçu pour être un récipient.

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4

מַיִם שְׁאוּבִין וּמֵי גְשָׁמִים שֶׁנִּתְעָרְבוּ בֶחָצֵר, וּבָעֻקָּה, וְעַל מַעֲלוֹת הַמְּעָרָה, אִם רֹב מִן הַכָּשֵׁר, כָּשֵׁר. וְאִם רֹב מִן הַפָּסוּל, פָּסוּל. מֶחֱצָה לְמֶחֱצָה, פָּסוּל. אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁמִּתְעָרְבִין עַד שֶׁלֹּא יַגִּיעוּ לַמִּקְוֶה. הָיוּ מְקַלְּחִין בְּתוֹךְ הַמַּיִם, אִם יָדוּעַ שֶׁנָּפַל לְתוֹכוֹ אַרְבָּעִים סְאָה מַיִם כְּשֵׁרִים, עַד שֶׁלֹּא יָרַד לְתוֹכוֹ שְׁלשָׁה לֻגִּין מַיִם שְׁאוּבִין, כָּשֵׁר. וְאִם לָאו, פָּסוּל:

Eau puisée et eau de pluie qui se sont mélangées dans une cour, ou dans un trou, ou sur les marches supérieures d'une caverne [et de là se sont écoulées dans un mikvé ], si la majorité [de l'eau du mikvé ] provient des [eaux valides ], il est valide; si la majorité vient des invalides, elle est invalide; s'il est moitié-moitié, il est invalide. Quand est-ce le cas? A un moment où ils se mélangent avant d'arriver au mikvé . S'ils se jettent dans les eaux [du mikvé directement, plutôt que de se mélanger d'abord], si l'on sait que quarante se'ah [une unité spécifique de volume] d'eau valide y sont tombés avant trois log [une mesure spécifique de volume] d'eau puisée, il est valide; et sinon, il est invalide.

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5

הַשֹּׁקֶת שֶׁבַּסֶּלַע, אֵין מְמַלְּאִין מִמֶּנָּה, וְאֵין מְקַדְּשִׁין בָּהּ, וְאֵין מַזִּין מִמֶּנָּה, וְאֵינָהּ צְרִיכָה צָמִיד פָּתִיל, וְאֵינָהּ פּוֹסֶלֶת אֶת הַמִּקְוֶה. הָיְתָה כְלִי וְחִבְּרָהּ בְּסִיד, מְמַלְּאִין בָּהּ, וּמְקַדְּשִׁין בָּהּ, וּמַזִּין מִמֶּנָּה, וּצְרִיכָה צָמִיד פָּתִיל, וּפוֹסֶלֶת אֶת הַמִּקְוֶה. נִקְּבָה מִלְּמַטָּה אוֹ מִן הַצַּד וְאֵינָהּ יְכוֹלָה לְקַבֵּל מַיִם כָּל שֶׁהֵם, כְּשֵׁרָה. וְכַמָּה יִהְיֶה בַנֶּקֶב. כִּשְׁפוֹפֶרֶת הַנּוֹד. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא, מַעֲשֶׂה בְשֹׁקֶת יֵהוּא שֶׁהָיְתָה בִירוּשָׁלַיִם, וְהָיְתָה נְקוּבָה כִשְׁפוֹפֶרֶת הַנּוֹד, וְהָיוּ כָל הַטָּהֳרוֹת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם נַעֲשׂוֹת עַל גַּבָּהּ, וְשָׁלְחוּ בֵית שַׁמַּאי וּפְחָתוּהָ, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, עַד שֶׁיִּפְחֲתוּ רֻבָּהּ:

En ce qui concerne un creux dans un rocher [dans lequel l'eau se rassemble d'une source proche], on ne peut pas en remplir [l'eau à sanctifier avec les cendres de la génisse rouge], et on ne peut pas sanctifier [l'eau avec des cendres de génisse rouge] dedans , et on ne peut pas en asperger [les eaux sanctifiées, dans le cadre du rituel de purification], et il n’exige pas de «scellé étanche» [pour protéger son contenu de l’impureté, mais une simple couverture suffit], et il le fait ne pas invalider un mikvé [si de l'eau s'est accumulée dans l'auge puis s'est écoulée dans un mikvé , elle n'est pas considérée comme de l'eau tirée]. Si un récipient était attaché [au sol] avec du plâtre, on peut en remplir [de l'eau pour la sanctification], et on peut sanctifier [l'eau] dedans, et on peut en asperger, et cela nécessite un «joint étanche». [pour protéger son contenu contre les impuretés], et il invalide un mikveh [si de l'eau en coulait, il est considéré comme de l'eau puisée et donc invalide]. S'il a été perforé par le bas ou par le côté, et qu'il ne peut contenir aucune quantité d'eau, il [tout mikvé rempli de ses eaux] est valide. Et jusqu'où le trou doit-il s'étendre? Comme [la largeur du] tube d'un flacon. Le rabbin Yehuda ben Beteira dit: Cela s'est produit concernant la cuvette de Yehu à Jérusalem, qui a été perforée comme le tube de flacon, et sur laquelle toutes les purifications de Jérusalem ont été faites, et Beit Shammai a envoyé [des émissaires] et l'a diminué, puisque Beit Shammai dit : [même s'il a un petit trou, il est toujours considéré comme un vaisseau et invalide ainsi un mikvé ] jusqu'à ce que la majorité de celui-ci soit diminuée.

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