ז נִגְמַר דִּינוֹ בְלֹא כֹהֵן גָּדוֹל, הַהוֹרֵג כֹּהֵן גָּדוֹל, וְכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁהָרַג, אֵינוֹ יוֹצֵא מִשָּׁם לְעוֹלָם. וְאֵינוֹ יוֹצֵא לֹא לְעֵדוּת מִצְוָה וְלֹא לְעֵדוּת מָמוֹן וְלֹא לְעֵדוּת נְפָשׁוֹת. וַאֲפִלּוּ יִשְׂרָאֵל צְרִיכִים לוֹ, וַאֲפִלּוּ שַׂר צְבָא יִשְׂרָאֵל כְּיוֹאָב בֶּן צְרוּיָה, אֵינוֹ יוֹצֵא מִשָּׁם לְעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר (במדבר לה) אֲשֶׁר נָס שָׁמָּה, שָׁם תְּהֵא דִירָתוֹ, שָׁם תְּהֵא מִיתָתוֹ, שָׁם תְּהֵא קְבוּרָתוֹ. כְּשֵׁם שֶׁהָעִיר קוֹלֶטֶת, כָּךְ תְּחוּמָהּ קוֹלֵט. רוֹצֵחַ שֶׁיָּצָא חוּץ לַתְּחוּם וּמְצָאוֹ גוֹאֵל הַדָּם, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר, מִצְוָה בְיַד גּוֹאֵל הַדָּם, וּרְשׁוּת בְּיַד כָּל אָדָם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, רְשׁוּת בְּיַד גּוֹאֵל הַדָּם, וְכָל אָדָם אֵין חַיָּבִין עָלָיו. אִילָן שֶׁהוּא עוֹמֵד בְּתוֹךְ הַתְּחוּם וְנוֹפוֹ נוֹטֶה חוּץ לַתְּחוּם, אוֹ עוֹמֵד חוּץ לַתְּחוּם וְנוֹפוֹ נוֹטֶה לְתוֹךְ הַתְּחוּם, הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר הַנּוֹף. הָרַג בְּאוֹתָהּ הָעִיר, גּוֹלֶה מִשְּׁכוּנָה לִשְׁכוּנָה. וּבֶן לֵוִי, גוֹלֶה מֵעִיר לְעִיר:
7 Si la condamnation à l’internement a eu lieu pendant la vacance des fonctions du grand prêtre, ou bien si le meurtrier a tué par mégarde le grand prêtre lui-même, ou bien encore si c’est le grand prêtre qui est le coupable d’homicide par imprudence, l’internement dure jusqu’à la mort du coupable. Celui qui est interné dans une ville de refuge ne doit jamais en sortir, quand même on aurait besoin de lui dans une affaire grave comme témoin ou dans l’intérêt d’une cause publique, et quand même il aurait été un chef d’armée comme Joab, fils de Cerouya, car il est dit (ibid.): où il a fui; là il demeurera, il mourra, et il sera enterré. Comme l’entrée dans la ville de refuge elle-même met le meurtrier à l’abri contre le parent vengeur; de même les annexes de cette ville le mettent à l’abri. Mais le coupable est sorti des dépendances de la ville, alors, dit R. Yossé le galiléen, tout le monde a le droit de le tuer, et le parent vengeur fait même une bonne action s’il le tue. Mais R. aqiba dit que personne n’a le droit de le tuer, excepté le parent vengeur (qui a le droit de le faire s’il le veut, mais ce n’est pas une action méritoire). S’il y a un grand arbre à la limite de la ville de refuge, dont la tige se trouve en dedans et dont les branches sont penchées au dehors, ou bien dont la tige est en dehors et les branches en dedans, et que l’homme interné se trouve sous la tige ou sous les branches, on prend en considération la position des branches (et d’elles dépend l’état du coupable, pour savoir si le vengeur peut le saisir ou non). Si l’homme interné dans une ville de refuge pour avoir commis un homicide par imprudence commet dans cette ville même un nouveau meurtre par mégarde, il sera exilé d’un quartier dans un autre (car il ne peut pas sortir de la ville à cause de son premier meurtre). Un lévite qui habite la ville de refuge et qui tue pour la première fois un homme par mégarde, sera exilé dans une autre ville de refuge.