Arakhin 9
הַמּוֹכֵר אֶת שָׂדֵהוּ בִּשְׁעַת הַיּוֹבֵל, אֵינוֹ מֻתָּר לִגְאוֹל פָּחוּת מִשְּׁתֵּי שָׁנִים, שֶׁנֶּאֱמַר (ויקרא כה), בְּמִסְפַּר שְׁנֵי תְבוּאֹת יִמְכָּר לָךְ. הָיְתָה שְׁנַת שִׁדָּפוֹן וְיֵרָקוֹן אוֹ שְׁבִיעִית, אֵינָהּ עוֹלָה מִן הַמִּנְיָן. נָרָהּ אוֹ הוֹבִירָהּ, עוֹלָה לוֹ מִן הַמִּנְיָן. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר, מְכָרָהּ לוֹ לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְהִיא מְלֵאָה פֵרוֹת, הֲרֵי זֶה אוֹכֵל מִמֶּנָּה שָׁלשׁ תְּבוּאוֹת לִשְׁתֵּי שָׁנִים:
Si quelqu'un a vendu son champ [de possession] au moment où le Jubilé était en vigueur, il ne peut pas le racheter pendant deux ans, comme il est dit: «Selon le nombre d'années des récoltes, il vous vendra» ( Lévitique 25:15). S'il y a eu une année de brûlure ou de moisissure, ou une septième année, elle n'est pas incluse dans le décompte. S'il a seulement cassé le sol [sans planter] ou l'a laissé en jachère [pendant un an], cette année est incluse dans le décompte. Le rabbin Elazar dit: s'il le lui a vendu avant Roch Hachana, et qu'il était encore plein de fruits, il jouit de trois récoltes en deux ans.
מְכָרָהּ לָרִאשׁוֹן בְּמָנֶה, וּמָכַר הָרִאשׁוֹן לַשֵּׁנִי בְּמָאתַיִם, אֵינוֹ מְחַשֵּׁב אֶלָּא עִם הָרִאשׁוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר, לָאִישׁ אֲשֶׁר מָכַר לוֹ. מְכָרָהּ לָרִאשׁוֹן בְּמָאתַיִם, וּמָכַר הָרִאשׁוֹן לַשֵּׁנִי בְּמָנֶה, אֵינוֹ מְחַשֵּׁב אֶלָּא עִם הָאַחֲרוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר (שם), לָאִישׁ, לָאִישׁ אֲשֶׁר בְּתוֹכָהּ. לֹא יִמְכֹּר בְּרָחוֹק וְיִגְאֹל בְּקָרוֹב, בְּרָע וְיִגְאֹל בְּיָפֶה. לֹא יִלְוֶה וְיִגְאַל, וְלֹא יִגְאַל לַחֲצָאִים. וּבַהֶקְדֵּשׁ מֻתָּר בְּכֻלָּן. זֶה חֹמֶר בַּהֶדְיוֹט מִבַּהֶקְדֵּשׁ:
S'il l'a vendu au premier pour cent [ dinars ] et le premier l'a vendu au second pour deux cents, alors il n'a qu'à compter uniquement avec le premier, comme il est dit: «Avec l'homme à qui il a vendu» (Lévitique 25 : 27). S'il l'a vendu au premier pour deux cents, et le premier l'a vendu au second pour cent, alors il n'a besoin de compter qu'avec le second, comme il est dit: «Avec l'homme» (ibid)—l'homme en possession du champ. On ne peut pas vendre un champ éloigné pour en racheter un proche, ou un champ pauvre pour en racheter un bon. On ne peut pas emprunter [de l'argent] pour le racheter, ni le racheter en deux. Mais dans le cas des objets consacrés, toutes ces [choses] sont permises. A cet égard, les lois concernant une personne's [propriété] sont plus strictes que celles concernant les choses sacrées.
הַמּוֹכֵר בַּיִת בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה, הֲרֵי זֶה גוֹאֵל מִיָּד, וְגוֹאֵל כָּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, הֲרֵי זֶה כְּמִין רִבִּית וְאֵינָהּ רִבִּית. מֵת הַמּוֹכֵר, יִגְאַל בְּנוֹ. מֵת הַלּוֹקֵחַ, יִגְאַל מִיַּד בְּנוֹ. אֵינוֹ מוֹנֶה לוֹ שָׁנָה אֶלָּא מִשָּׁעָה שֶׁמָּכַר לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (שם), עַד מְלֹאת לוֹ שָׁנָה תְמִימָה. וּכְשֶׁהוּא אוֹמֵר תְּמִימָה, לְהָבִיא חֹדֶשׁ הָעִבּוּר. רַבִּי אוֹמֵר, יִתֵּן לוֹ שָׁנָה וְעִבּוּרָהּ:
Si quelqu'un a vendu une maison parmi les maisons d'une ville fortifiée, il peut la racheter immédiatement et à tout moment pendant douze mois. C'est une sorte d'intérêt, mais ce n'est pas un intérêt. Si le vendeur décède, son fils peut le racheter. Si l'acheteur décède, il pourra être racheté à son fils. On ne compte l'année qu'à partir du moment où il l'a vendue, comme on dit: «Avant qu'une année complète ne se soit écoulée» (Lévitique 25:30). Lorsqu'il dit «une année complète», un mois intercalé est inclus. Rabbi dit: il lui donne [toujours] un an et son intercalation.
הִגִּיעַ יוֹם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ וְלֹא נִגְאַל, הָיָה חָלוּט לוֹ, אֶחָד הַלּוֹקֵחַ וְאֶחָד שֶׁנִּתַּן לוֹ מַתָּנָה, שֶׁנֶּאֱמַר לַצְּמִיתוּת. בָּרִאשׁוֹנָה הָיָה נִטְמָן יוֹם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, שֶׁיְּהֵא חָלוּט לוֹ. הִתְקִין הִלֵּל הַזָּקֵן, שֶׁיְּהֵא חוֹלֵשׁ אֶת מְעוֹתָיו בַּלִּשְׁכָּה, וִיהֵא שׁוֹבֵר אֶת הַדֶּלֶת וְנִכְנָס. אֵימָתַי שֶׁיִּרְצֶה הַלָּה, יָבֹא וְיִטֹּל אֶת מְעוֹתָיו:
Si le [dernier] jour des douze mois est arrivé et qu'il n'a pas été racheté, il devient sa [possession] permanente. Ceci s'applique qu'il l'achète ou l'ait reçue en cadeau, comme il est dit: «au-delà de la réclamation» (Lévitique 25:30). Dans les temps anciens, il [l'acheteur] se cachait le dernier jour des douze mois, afin que [la maison] devienne sa [possession] permanente. Hillel a décrété qu'il [le vendeur] pouvait déposer son argent dans la chambre [du Temple] et enfoncer la porte et entrer, et que l'autre [l'acheteur], quand il le voulait, pouvait venir et prendre son argent.
כֹּל שֶׁהוּא לִפְנִים מִן הַחוֹמָה, הֲרֵי הוּא כְבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה, חוּץ מִן הַשָּׂדוֹת. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אַף הַשָּׂדוֹת. בַּיִת הַבָּנוּי בַּחוֹמָה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אֵינוֹ כְבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, כֹּתֶל הַחִיצוֹן הִיא חוֹמָתוֹ:
Tout ce qui se trouve à l'intérieur du mur [de la ville] est considéré comme les maisons d'une ville fortifiée, à l'exception des champs. Le rabbin Meir dit: même les champs. Une maison construite dans le mur: Rabbi Judah dit: elle n'est pas considérée comme une maison dans une ville fortifiée. Rabbi Shimon dit: son mur extérieur est considéré comme son mur [de la ville].
עִיר שֶׁגַּגּוֹתֶיהָ חוֹמָתָהּ, וְשֶׁאֵינָהּ מֻקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, אֵינָהּ כְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה. וְאֵלּוּ הֵן בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה, שָׁלשׁ חֲצֵרוֹת שֶׁל שְׁנֵי שְׁנֵי בָתִּים, מֻקָּפוֹת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, כְּגוֹן קַצְּרָה הַיְשָׁנָה שֶׁל צִפּוֹרִים, וְחַקְרָה שֶׁל גּוּשׁ חָלָב, וְיוֹדְפַת הַיְשָׁנָה, וְגַמְלָא, וּגְדוֹד, וְחָדִיד, וְאוֹנוֹ, וִירוּשָׁלַיִם, וְכֵן כַּיּוֹצֵא בָהֶן:
Une ville dont les toits [semblent] former son mur, ou une ville qui n'était pas entourée par un mur à l'époque de Joshua ben Nun, n'est pas considérée comme des maisons dans une ville fortifiée. [Une maison dans l'un des] éléments suivants compte une maison dans une ville fortifiée: [celles dans une ville] d'au moins trois cours, ayant chacune deux maisons, qui ont été entourées par un mur à l'époque de Yehoshua bin Nun, comme l'ancien bastion de Tzippori, le fort de Gush-Halav, l'ancien Yodfat, Gamla, G'dod, Hadid, Ono, Jérusalem et d'autres villes similaires.
בָּתֵּי הַחֲצֵרִים, נוֹתְנִים לָהֶם כֹּחַ הַיָּפֶה שֶׁבְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה וְכֹחַ הַיָּפֶה שֶׁבַּשָּׂדוֹת. נִגְאָלִין מִיָּד, וְנִגְאָלִין כָּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ כַּבָּתִּים, וְיוֹצְאִים בַּיּוֹבֵל וּבְגִרְעוֹן כֶּסֶף כַּשָּׂדוֹת. וְאֵלּוּ הֵן בָּתֵּי חֲצֵרִים, שְׁתֵּי חֲצֵרוֹת שֶׁל שְׁנֵי שְׁנֵי בָתִּים, אַף עַל פִּי שֶׁמֻּקָּפִין חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, הֲרֵי אֵלּוּ כְבָתֵּי חֲצֵרִים:
Maisons dans des villes sans murs—nous leur accordons les avantages des maisons dans une ville fortifiée et les avantages accordés aux champs: ils peuvent être rachetés à la fois, et à tout moment dans les douze mois comme des maisons [dans une ville fortifiée], et ils reviennent [aux propriétaires ] dans le Jubilé ou [à une époque antérieure] par [paiement d'un] prix réduit comme les champs. Les éléments suivants sont considérés comme des maisons dans des villes sans murs: [une ville qui a] deux cours, chacune ayant deux maisons, même si elles ont été entourées d'un mur depuis l'époque de Yehoshua bin Nun, elles comptent comme des maisons dans les cours.
יִשְׂרָאֵל שֶׁיָּרַשׁ אֲבִי אִמּוֹ לֵוִי, אֵינוֹ גוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה. וְכֵן לֵוִי שֶׁיָּרַשׁ אֶת אֲבִי אִמּוֹ יִשְׂרָאֵל, אֵינוֹ גוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר (ויקרא כה), כִּי בָתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם, עַד שֶׁיְהֵא לֵוִי וּבְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, אֵין הַדְּבָרִים אֲמוּרִים אֶלָּא בְעָרֵי הַלְוִיִּם. אֵין עוֹשִׂים שָׂדֶה מִגְרָשׁ וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, וְלֹא מִגְרָשׁ עִיר וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים. בְּעָרֵי הַלְוִיִּם. אֲבָל בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל, עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, מִגְרָשׁ עִיר וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יַחֲרִיבוּ אֶת עָרֵי יִשְׂרָאֵל. הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מוֹכְרִים לְעוֹלָם וְגוֹאֲלִים לְעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר (שם), גְּאֻלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם:
Si un Israélite a hérité du père de sa mère qui était un Lévite, il ne peut pas le racheter selon l'ordre prescrit ici. De même, si un Lévite a hérité du père de sa mère qui était Israélite, il ne peut pas le racheter selon l'ordre prescrit ici, comme il est dit: «Quant aux maisons des villes des Lévites» (Lévitique 25:32)—[cet ordre ne s'applique pas] à moins qu'il ne soit un Lévite et dans les villes des Lévites - [ce sont] les paroles de Rabbi; Les Sages disent: ces choses s'appliquent aux villes des Lévites. On ne peut pas transformer un champ en pâturage, ni un pâturage en champ, ni un pâturage en ville, ni une ville en pâturage. Le rabbin Elazar a dit: Quand en est-il ainsi? En ce qui concerne les villes des Lévites, mais en ce qui concerne les villes d'Israël, on peut transformer un champ en pâturage, un pâturage en champ, un pâturage en ville, mais pas une ville en pâturage, afin que ils ne devraient pas détruire les villes d'Israël. Les prêtres et les Lévites peuvent vendre [une maison] à tout moment et la racheter à tout moment, comme il est dit: «Les Lévites auront à jamais le droit de rédemption» (Lévitique 25:32).