Tosefta sur Erouvin 6:3
אַנְשֵׁי חָצֵר שֶׁשָּׁכַח אַחַד מֵהֶן וְלֹא עֵרֵב, בֵּיתוֹ אָסוּר מִלְּהַכְנִיס וּמִלְּהוֹצִיא, לוֹ וְלָהֶם, וְשֶׁלָּהֶם מֻתָּרִין, לוֹ וְלָהֶם. נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּתָן, הוּא מֻתָּר וְהֵן אֲסוּרִין. הָיוּ שְׁנַיִם, אוֹסְרִין זֶה עַל זֶה, שֶׁאֶחָד נוֹתֵן רְשׁוּת וְנוֹטֵל רְשׁוּת, שְׁנַיִם נוֹתְנִים רְשׁוּת וְאֵין נוֹטְלִין רְשׁוּת:
Si l'un des hommes d'une cour a oublié de faire un érouv, il est interdit à lui et à eux de faire entrer et de mener de sa maison [à la cour, comme dans un cas où il leur a cédé ses droits avec eux dans le cour, mais pas sa maison, ce tanna soutenant que ce qui est cédé est cédé, et ce qui n'est pas cédé n'est pas cédé. Par conséquent, sa maison est son domaine, et la cour, la leur.], Et la leur est permise à lui et à eux. [Lui et eux sont autorisés à passer de leurs maisons à la cour. Car leurs maisons et la cour sont un seul domaine, et même s'il n'a pas fait d'érouv, il est comme un invité pour eux, un invité étant autorisé à transporter dans son auberge.] S'ils lui ont donné leurs droits [dans la cour] , il est autorisé [à transporter de sa maison à la cour, le tout étant considéré comme son domaine], et il leur est interdit [de porter même de sa maison à la cour, et ils ne sont pas considérés comme ses hôtes. Car l'un vis-à-vis de plusieurs est considéré comme un invité, mais pas beaucoup vis-à-vis d'un seul.] S'il y en avait deux [qui n'ont pas fait d'érouv, et les autres hommes de la cour leur ont cédé leurs droits], ils [les deux] s'interdisent (la cour) l'un à l'autre, [car la cour appartient aux deux et les maisons sont distinctes, chacune à son propriétaire, et on ne peut porter d'un domaine qui est distinctement le sien à celui qui est le sien et celle de son voisin. Et même si l'un d'eux a cédé par la suite ses droits (dans la cour) à l'autre, cela ne sert à rien. Car à l'époque les hommes de la cour cédèrent leurs droits à ces deux qui n'avaient pas fait d'érouv, ils se l'interdirent, de sorte que la première cession ne fut d'aucune utilité. Par conséquent, lorsque l'un d'eux cède ses droits, il ne peut céder les leurs, car il ne les a jamais acquis. Par conséquent, les hommes d'une cour, dont certains ont fait un érouv et certains n'ont pas—ceux qui ne l'ont pas fait peuvent céder leurs droits à ceux qui l'ont fait, mais ceux qui l'ont fait ne peuvent céder les leurs à ceux qui ne l'ont pas fait, ces derniers s'interdisant mutuellement, comme indiqué. Et si l'on cède ses droits aux hommes d'une cour, il doit préciser qu'il les cède à chacun d'eux.]