Référence sur Shevouot 6:6
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כַּקַּרְקַע וְאֵינָן כַּקַּרְקַע, וְאֵין חֲכָמִים מוֹדִים לוֹ. כֵּיצַד, עֶשֶׂר גְּפָנִים טְעוּנוֹת מָסַרְתִּי לָךְ, וְהַלָּה אוֹמֵר אֵינָן אֶלָּא חָמֵשׁ, רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּב שְׁבוּעָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, כָּל הַמְחֻבָּר לַקַּרְקַע הֲרֵי הוּא כַקַּרְקַע. אֵין נִשְׁבָּעִין אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁבַּמִּדָּה וְשֶׁבַּמִּשְׁקָל וְשֶׁבַּמִּנְיָן. כֵּיצַד, בַּיִת מָלֵא מָסַרְתִּי לָךְ וְכִיס מָלֵא מָסַרְתִּי לָךְ, וְהַלָּה אוֹמֵר אֵינִי יוֹדֵעַ אֶלָּא מַה שֶּׁהִנַּחְתָּ אַתָּה נוֹטֵל, פָּטוּר. זֶה אוֹמֵר עַד הַזִּיז וְזֶה אוֹמֵר עַד הַחַלּוֹן, חַיָּב:
Si l'on prête son voisin sur un gage, [le prêteur en devient un shomer sachar, que le gage ait été ou non pris au moment du prêt. Si le gage était perdu ou volé, et qu'il était égal au (montant de) la dette, la (perte du) gage annule la dette et aucun des deux n'a de créance contre l'autre. Si la dette était supérieure au gage, l'emprunteur paie la différence au prêteur. Si le gage était supérieur à la dette, le prêteur paie l'emprunteur. Et s'il a été perdu par accident, auquel cas un shomer sachar n'est pas responsable, le prêteur n'est pas non plus responsable. Il jure qu'il a été perdu par accident et recouvre la totalité de la dette.]—Si la promesse était perdue: S'il disait: "Je vous ai prêté un sela pour cela, et cela (le gage) valait un sicle [un demi-sela]," et l'autre a dit: "Non, vous m'avez prêté un sela et cela valait un sela », il est dispensé (de serment). (Si l'un disait :) "Je vous ai prêté un sela pour cela, et cela valait un sicle", et l'autre a dit: "Non, vous m'avez prêté un sela pour cela et ça valait trois dinars", il est responsable. [Car il admet une partie de la réclamation, un sela valant quatre dinars.] (Si l'un disait :) "Vous m'avez prêté un sela pour cela, et cela valait deux (selaim)", et l'autre a dit: "Non, je vous a prêté un sela pour cela, et cela valait un sela », est-il exempté. (Si l'un disait :) "Vous m'avez prêté un sela pour cela, et cela en valait deux", et l'autre a dit: "Non, je vous ai prêté un sela pour cela, et cela valait cinq dinars", il est responsable. Et qui jure [en premier]? Celui qui a tenu la promesse. [c'est-à-dire que le prêteur, qui détenait le gage, jure qu'il ne l'a plus], de peur que celui-ci (l'emprunteur) ne jure et que l'autre (le prêteur) ne produise le gage. [Puisque l'emprunteur doit jurer la valeur de sa promesse et que le prêteur doit jurer qu'il n'a pas la promesse, même s'il la paie, (car nous craignons qu'il ait pu «jeter son regard dessus») , beth-din porte d'abord au prêteur qu'il ne l'a pas, puis ils portent l'emprunteur quant à sa valeur, de peur que l'emprunteur ne jure d'abord sans être précis sur sa vraie valeur, et le prêteur produise alors le gage et le disqualifie pour témoignage et serment.]