ו הָעֹמֶר שֶׁיֶּשׁ בּוֹ סָאתַיִם, וּשְׁכָחוֹ, אֵינוֹ שִׁכְחָה. שְׁנֵי עֳמָרִים וּבָהֶם סָאתַיִם, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, לְבַעַל הַבָּיִת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, לָעֲנִיִּים. אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְכִי מֵרֹב הָעֳמָרִים יֻפֵּי כֹחַ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת אוֹ הוּרַע כֹּחוֹ. אָמְרוּ לוֹ, יֻפֵּי כֹחוֹ. אָמַר לָהֶם, וּמָה אִם בִּזְמַן שֶׁהוּא עֹמֶר אֶחָד וּבוֹ סָאתַיִם וּשְׁכָחוֹ, אֵינוֹ שִׁכְחָה, שְׁנֵי עֳמָרִים וּבָהֶם סָאתַיִם, אֵינוֹ דִין שֶׁלֹּא יְהֵא שִׁכְחָה. אָמְרוּ לוֹ, לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּעֹמֶר אֶחָד שֶׁהוּא כְגָדִישׁ, תֹּאמַר בִּשְׁנֵי עֳמָרִים שֶׁהֵן כִּכְרִיכוֹת:
6 Si une gerbe contient la matière de deux saas et qu’elle ait été omise, elle ne tombe pas sous la loi de l’oubli, si 2 gerbes oubliées forment ensemble cette même quantité, elles doivent appartenir au propriétaire, selon R. Gamliel; mais, selon les autres sages, elles appartiennent aux pauvres. Cependant, objecta R. Gamliel, est-ce que le droit du propriétaire augmente en raison du nombre des gerbes omises, ou au contraire diminue-t-il en ce cas (puisque cette même quantité, en une seule gerbe, serait restée sa propriété)? Son droit s’en augmente, répondirent-ils; - quoi, répliqua-t-il alors, si l’on a une gerbe de la contenance de deux saas et qu’on l’oublie, elle n’est pas considérée comme abandonnée, à plus forte raison ne doit-il pas en être de même pour deux gerbes petites comme des bottes? – Non, lui répondirent-ils, c’est qu’une gerbe assez forte pour avoir cette quantité est considérée comme du blé à battre; tandis que 2 gerbes, bien moins forte séparément, ressemblent à des touffes ou bottes (et sont un oubli).