Makkot 3

Chapitre 3

א וְאֵלּוּ הֵן הַלּוֹקִין, הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ, וְעַל אֲחוֹת אָבִיו, וְעַל אֲחוֹת אִמּוֹ, וְעַל אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ, וְעַל אֵשֶׁת אָחִיו, וְעַל אֵשֶׁת אֲחִי אָבִיו, וְעַל הַנִּדָּה, אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְנָתִין וּלְמַמְזֵר. אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה, חַיָּבִין עָלֶיהָ מִשּׁוּם שְׁנֵי שֵׁמוֹת. גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא מִשֵּׁם אֶחָד בִּלְבָד:
1 Sont condamnés à la peine du fouet celui qui commet un adultère avec sa sœur, avec la sœur de son père, avec la sœur de sa femme, avec la femme de son frère, avec la femme du frère de son père, ou avec une femme menstruée; un grand prêtre qui épouse une veuve (Lv 21, 14); un prêtre qui prend une femme divorcée ou celle qui a pratiqué la cérémonie du déchaussement (Dt 25, 9); un israélite qui prend une femme bâtarde, ou une femme israélite qui prend un homme bâtard.
ב הַטָּמֵא שֶׁאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ, וְהַבָּא אֶל הַמִּקְדָּשׁ טָמֵא, וְהָאוֹכֵל חֵלֶב, וְדָם, וְנוֹתָר, וּפִגּוּל, וְטָמֵא, הַשּׁוֹחֵט וְהַמַּעֲלֶה בַחוּץ, וְהָאוֹכֵל חָמֵץ בְּפֶסַח, וְהָאוֹכֵל וְהָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַסָּךְ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְהָאוֹכֵל נְבֵלוֹת וּטְרֵפוֹת, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים. אָכַל טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְרוּמָתוֹ, וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ. כַּמָּה יֹאכַל מִן הַטֶּבֶל וִיהֵא חַיָּב, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר כָּל שֶׁהוּא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים כַּזַּיִת. אָמַר לָהֶם רַבִּי שִׁמְעוֹן, אֵין אַתֶּם מוֹדִים לִי בְּאוֹכֵל נְמָלָה כָּל שֶׁהוּא חַיָּב. אָמְרוּ לוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהִיא כִבְרִיָּתָהּ. אָמַר לָהֶן, אַף חִטָּה אַחַת כִּבְרִיָּתָהּ:
2 Un individu impur qui mange des choses sacrées, ou qui entre dans le temple; celui qui mange la graisse défendue ou du sang; celui qui mange le reste des sacrifices (Ex 29, 34), ou le reliquat des sacrifices appelé pigoul (rejeté) (Lv 19, 7), et (Lv 7, 18) ou de la viande sacrée devenue impure (Lv 7, 19), celui qui offre des sacrifices en dehors du Temple; celui qui mange du pain levé pendant la fête de Pâques; celui qui mange ou qui travaille le jour du grand pardon; celui qui fait pour son usage une composition comme celle de l’huile d’onction sacrée (Ex 30, 32), ou comme celle du parfum sacré (Ex 30, 32); celui qui mange la viande d’un animal mort, ou déchiré (par un animal carnivore, ou atteint d’une maladie infectieuse), celui qui mange des reptiles défendus; celui qui mange des fruits de la terre avant d’en avoir donné les prémices sacerdotales, et Lévitiques; celui qui mange la dîme du Lévite dont on n’a pas encore donné la part due au cohen; celui qui mange la deuxième dîme ou les choses sacrées avant de les avoir rachetées, est passible de la peine des coups.
ג הָאוֹכֵל בִּכּוּרִים עַד שֶׁלֹּא קָרָא עֲלֵיהֶן, קָדְשֵׁי קָדָשִׁים חוּץ לַקְּלָעִים, קָדָשִׁים קַלִּים וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי חוּץ לַחוֹמָה, הַשּׁוֹבֵר אֶת הַעֶצֶם בַּפֶּסַח הַטָּהוֹר, הֲרֵי זֶה לוֹקֶה אַרְבָּעִים. אֲבָל הַמּוֹתִיר בַּטָּהוֹר וְהַשּׁוֹבֵר בַּטָּמֵא, אֵינוֹ לוֹקֶה אַרְבָּעִים:
3 Celui qui mange des prémices avant d’avoir récité (liturgiquement) le chapitre relatif à ce précepte (Dt 26, 5-11), ou qui mange des saintetés de premier ordre en dehors de la séparation du sanctuaire, ou de la seconde dîme en dehors du mur de clôture (de Jérusalem), celui qui brise un os d’un agneau pascal pur, est passible de la peine de 40 coups; mais celui qui laisse de la chair d’un tel agneau pur, ou qui brise un os d’un tel agneau impur, n’est pas soumis à la pénalité des coups.
ד הַנּוֹטֵל אֵם עַל הַבָּנִים, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, לוֹקֶה וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּחַ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, מְשַׁלֵּחַ וְאֵינוֹ לוֹקֶה. זֶה הַכְּלָל, כָּל מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁיֶּשׁ בָּהּ קוּם עֲשֵׂה, אֵין חַיָּבִין עָלֶיהָ:
4 Celui qui, rencontrant un nid d’oiseaux, prend sa mère avec les petits, est condamné à la peine des coups, d’après R. Juda, pour avoir transgressé la loi (Dt 22, 6). Les autres docteurs disent qu’il n’a qu’à laisser la mère en liberté, et qu’il n’est pas condamné. Règle générale: quand une défense est suivie ou précédée d’un commandement (qui doit réparer ou prévenir la faute), on n’a qu’à se conformer au commandement et l’on n’est pas puni pour avoir agi contre la défense.
ה הַקּוֹרֵחַ קָרְחָה בְרֹאשׁוֹ, וְהַמַּקִּיף פְּאַת רֹאשׁוֹ, וְהַמַּשְׁחִית פְּאַת זְקָנוֹ, וְהַשּׂוֹרֵט שְׂרִיטָה אַחַת עַל הַמֵּת, חַיָּב. שָׂרַט שְׂרִיטָה אַחַת עַל חֲמִשָּׁה מֵתִים אוֹ חָמֵשׁ שְׂרִיטוֹת עַל מֵת אֶחָד, חַיָּב עַל כָּל אַחַת וְאֶחָת. עַל הָרֹאשׁ, שְׁתַּיִם, אַחַת מִכָּאן וְאַחַת מִכָּאן. עַל הַזָּקָן, שְׁתַּיִם מִכָּאן וּשְׁתַּיִם מִכָּאן וְאַחַת מִלְּמָטָּה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, אִם נְטָלוֹ כֻלּוֹ כְאַחַת, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אֶחָת. וְאֵינוֹ חַיָּב עַד שֶׁיִּטְּלֶנּוּ בְתָעַר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, אֲפִלּוּ לִקְּטוֹ בְמַלְקֵט אוֹ בִרְהִיטְנִי, חַיָּב:
5 Sont condamnés encore à la peine du fouet: celui qui s’arrache les cheveux de la tête par chagrin pour un mort (Dt 14, 1); celui qui rase en rond les coins de la tête (Lv 19, 27); celui qui se rase la barbe (ibid.), celui qui se fait une incision par chagrin pour un mort (ibid. 18). Celui qui est condamné à la peine du fouet reçoit quarante coups moins un (= 39), car il est dit (Dt 25, 3): au nombre de 40, soit un nombre qui approche de 40. Mais R. Juda dit: quarante au complet, et le dernier sera frappé entre les épaules. Il faut d’ailleurs examiner la constitution et l’état de santé du coupable, pour savoir s’il pourra supporter ce nombre de coups; mais les experts doivent toujours fixer un nombre qui peut se diviser en trois parties égales. Si l'on a jugé d’abord que le coupable pourra supporter le nombre réglementaire de trente neuf coups, et qu’après lui en avoir donné quelques-uns, on voit qu’on s’est trompé, et que le coupable ne pourra pas supporter le tout, il est acquitté. Si l’on a jugé d’abord qu’il ne pourra supporter que dix-huit coups, et qu’après les lui avoir donnés on voit qu’il pourra supporter tous les trente neuf coups, il est également acquitté après en avoir reçu seulement dix-huit. Celui qui se fait une incision pour 5 morts, ou 5 incisions pour un mort, est coupable pour chaque incision faite. Pour s’être rasé la tête, on est 2 fois coupable, savoir une fois pour chaque côté. Pour la barbe, on l’est 5 fois, savoir 2 fois pour chaque côté, et une fois pour le bas du menton. R. Eliézer dit: si l’enlèvement de la barbe a été opéré d’un seul coup, on n’est coupable qu’une seule fois, et encore faut-il que ce soit fait par un rasoir. R. Eliézer dit: même celui qui a enlevé la barbe avec une pince, ou un rabot, est aussi coupable.
ו הַכּוֹתֵב כְּתֹבֶת קַעֲקַע, כָּתַב וְלֹא קִעֲקַע, קִעֲקַע וְלֹא כָתַב, אֵינוֹ חַיָּב, עַד שֶׁיִּכְתֹּב וִיקַעֲקֵעַ בִּדְיוֹ וּבִכְחֹל וּבְכָל דָּבָר שֶׁהוּא רוֹשֵׁם. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, אֵינוֹ חַיָּב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שָׁם הַשֵּׁם, שֶׁנֶּאֱמַר (ויקרא יט) וּכְתֹבֶת קַעֲקַע לֹא תִתְּנוּ בָּכֶם אֲנִי ה':
6 Celui qui se tatoue le corps (Lv 19, 28) est coupable; s’il trace des caractères sans pointiller la peau, ou s’il la pointille sans tracer de caractères, n’est pas coupable, jusqu’à ce qu’il ait accompli les 2 opérations sur son corps, avec de l’encre, ou de la couleur, ou tout ce qui laisse une trace. R. Simon b. Juda dit au nom de R. Simon: on n’est coupable qu’après avoir inscrit sur la peau le nom d’une idole, comme il est dit (ibid.): Ne vous imprimez point de tatouage, je suis l’Eternel (nul autre).
ז נָזִיר שֶׁהָיָה שׁוֹתֶה בַיַּיִן כָּל הַיּוֹם, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אֶחָת. אָמְרוּ לוֹ אַל תִּשְׁתֶּה אַל תִּשְׁתֶּה וְהוּא שׁוֹתֶה, חַיָּב עַל כָּל אַחַת וְאֶחָת:
7 Un Nazir (abstème) qui boit du vin toute la journée n’est coupable qu’une fois. Si malgré les avertissements réitérés il a bu plusieurs fois, il est autant de fois coupable.
ח הָיָה מִטַּמֵּא לְמֵתִים כָּל הַיּוֹם, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אֶחָת. אָמְרוּ לוֹ אַל תִּטַּמֵּא, אַל תִּטַּמֵּא, וְהָיָה מִטַּמֵּא, חַיָּב עַל כָּל אַחַת וְאֶחָת. הָיָה מְגַלֵּחַ כָּל הַיּוֹם, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אֶחָת. אָמְרוּ לוֹ אַל תְּגַלֵּחַ אַל תְּגַלֵּחַ וְהוּא מְגַלֵּחַ, חַיָּב עַל כָּל אַחַת וְאֶחָת. הָיָה לָבוּשׁ בְּכִלְאַיִם כָּל הַיּוֹם, אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אֶחָת. אָמְרוּ לוֹ אַל תִּלְבָּשׁ אַל תִּלְבָּשׁ וְהוּא פוֹשֵׁט וְלוֹבֵשׁ, חַיָּב עַל כָּל אַחַת וְאֶחָת:
8 Un Nazir qui se rend impur au contact des morts, pendant toute la journée, n’est coupable qu’une fois. Si malgré des avertissements réitérés il s’est plusieurs fois rendu impur, il est autant de fois coupable. Un Nazir qui se rase plusieurs fois en un jour n’est qu’une fois coupable; si malgré des avertissement réitérés il se rase plusieurs fois, il est autant de fois coupable. Celui qui est revêtu d’étoffes hétérogènes toute la journée n’est coupable qu’une fois; si malgré des avertissements réitérés de ne pas se vêtir ainsi, il se déshabille puis se revêt ainsi, il autant de fois coupable.
ט יֵשׁ חוֹרֵשׁ תֶּלֶם אֶחָד וְחַיָּב עָלָיו מִשּׁוּם שְׁמֹנָה לָאוִין, הַחוֹרֵשׁ בְּשׁוֹר וַחֲמוֹר, וְהֵן מֻקְדָּשִׁים, בְּכִלְאַיִם בַּכֶּרֶם, וּבַשְּׁבִיעִית, וְיוֹם טוֹב, וְכֹהֵן וְנָזִיר בְּבֵית הַטֻּמְאָה. חֲנַנְיָא בֶּן חֲכִינַאי אוֹמֵר, אַף הַלּוֹבֵשׁ כִּלְאָיִם. אָמְרוּ לוֹ, אֵינוֹ הַשֵּׁם. אָמַר לָהֶם, אַף לֹא הַנָּזִיר הוּא הַשֵּׁם:
9 Il peut arriver qu’en cultivant un sillon, on soit coupable d’avoir transgressé huit défenses. C’est le cas de celui qui cultive en attelant ensemble à la charrue un bœuf et un âne, qui sont consacrés, le sol contenant des semences hétérogènes dans une vigne, pendant la 7e année du repos agraire, un jour de fête, le cultivateur étant un cohen et Nazir, placé sur un lieu impur. Hanania b. Hakhinaï y ajoute une 9e cause de défense, celle d’être revêtu d’étoffes hétérogènes. Ce dernier fait, observèrent les docteurs, n’a pas de rapport avec la culture. La qualité de Nazir, répliqua Hanania, n’a pas non plus de rapport avec elle (et pourtant c’est une hypothèse admise).
י כַּמָּה מַלְקִין אוֹתוֹ, אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת. שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כה) בְּמִסְפָּר אַרְבָּעִים, מִנְיָן שֶׁהוּא סָמוּךְ לְאַרְבָּעִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַרְבָּעִים שְׁלֵמוֹת הוּא לוֹקֶה. וְהֵיכָן הוּא לוֹקֶה אֶת הַיְתֵרָה, בֵּין כְּתֵפָיו:
10 --
יא אֵין אוֹמְדִין אוֹתוֹ אֶלָּא בְמַכּוֹת הָרְאוּיוֹת לְהִשְׁתַּלֵּשׁ. אֲמָדוּהוּ לְקַבֵּל אַרְבָּעִים, לָקָה מִקְצָת וְאָמְרוּ שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְקַבֵּל אַרְבָּעִים, פָּטוּר. אֲמָדוּהוּ לְקַבֵּל שְׁמֹנֶה עֶשְׂרֵה, מִשֶּׁלָּקָה אָמְרוּ שֶׁיָּכוֹל הוּא לְקַבֵּל אַרְבָּעִים, פָּטוּר. עָבַר עֲבֵרָה שֶׁיֶּשׁ בָּהּ שְׁנֵי לָאוִין, אֲמָדוּהוּ אֹמֶד אֶחָד, לוֹקֶה וּפָטוּר. וְאִם לָאו, לוֹקֶה וּמִתְרַפֵּא וְחוֹזֵר וְלוֹקֶה:
11 Un homme a commis un crime pour lequel il est condamné deux fois à la peine du fouet. Si les experts l’ont examiné pour les deux punitions à la fois, il reçoit le nombre qu’ils ont fixé, et il est acquitté. Mais s’ils ne l’ont examiné que pour une seule punition, il reçoit le nombre fixé pour la première transgression, et puis après sa guérison, il recevra encore des coups pour sa deuxième transgression.
יב כֵּיצַד מַלְקִין אוֹתוֹ, כּוֹפֵת שְׁתֵּי יָדָיו עַל הָעַמּוּד הֵילָךְ וְהֵילָךְ, וְחַזַּן הַכְּנֶסֶת אוֹחֵז בִּבְגָדָיו, אִם נִקְרְעוּ נִקְרָעוּ, וְאִם נִפְרְמוּ נִפְרָמוּ, עַד שֶׁהוּא מְגַלֶּה אֶת לִבּוֹ. וְהָאֶבֶן נְתוּנָה מֵאַחֲרָיו, חַזַּן הַכְּנֶסֶת עוֹמֵד עָלֶיהָ. וּרְצוּעָה שֶׁל עֵגֶל בְּיָדוֹ, כְּפוּלָה אֶחָד לִשְׁנַיִם וּשְׁנַיִם לְאַרְבָּעָה, וּשְׁתֵּי רְצוּעוֹת עוֹלוֹת וְיוֹרְדוֹת בָּהּ:
12 L’exécution de la peine du fouet avait lieu de la manière suivante: On attachait les deux mains du coupable de chaque côté d’une colonne. Le hazan (serviteur de la communauté) saisissait les vêtements pour les déchirer, afin de découvrir la poitrine; une pierre se trouvait derrière le coupable. Le serviteur se tenait debout près de lui, et il avait dans la main une bande en cuir de veau pliée en quatre; à cette bande étaient cousues deux autres bandes en cuir.
יג יָדָהּ טֶפַח וְרָחְבָּהּ טֶפַח, וְרֹאשָׁהּ מַגַּעַת עַל פִּי כְרֵסוֹ. וּמַכֶּה אוֹתוֹ שְׁלִישׁ מִלְּפָנָיו וּשְׁתֵּי יָדוֹת מִלְּאַחֲרָיו. וְאֵינוֹ מַכֶּה אוֹתוֹ לֹא עוֹמֵד וְלֹא יוֹשֵׁב אֶלָּא מֻטֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כה) וְהִפִּילוֹ הַשֹּׁפֵט. וְהַמַּכֶּה מַכֶּה בְיָדוֹ אַחַת בְּכָל כֹּחוֹ:
13 Le manche de la bande était long d’un palme et large d’autant. Sa longueur devait dépasser toute la largeur du dos du coupable (quand on le frappait par derrière), pour atteindre le ventre. On divisait le nombre de coups fixé par les experts en trois parties, pour en donner au coupable un tiers par devant et deux tiers par derrière. Le coupable n’était ni debout, ni assis, mais penché, selon ces mots (ib.): le juge le fera tomber. Le serviteur frappait d’une seule main et de toute sa force.
יד וְהַקּוֹרֵא קוֹרֵא (שם כח) אִם לֹא תִשְׁמֹר לַעֲשׂוֹת וְגוֹ' וְהִפְלָא ה' אֶת מַכֹּתְךָ וְאֵת מַכּוֹת וְגוֹ', וְחוֹזֵר לִתְחִלַּת הַמִּקְרָא (שם כט) וּשְׁמַרְתֶּם אֶת דִּבְרֵי הַבְּרִית הַזֹּאת וְגוֹ', וְחוֹתֵם (תהלים עח) וְהוּא רַחוּם יְכַפֵּר עָוֹן וְגוֹ', וְחוֹזֵר לִתְחִלַּת הַמִּקְרָא. וְאִם מֵת תַּחַת יָדוֹ, פָּטוּר. הוֹסִיף לוֹ עוֹד רְצוּעָה אַחַת וָמֵת, הֲרֵי זֶה גוֹלֶה עַל יָדוֹ. נִתְקַלְקֵל בֵּין בְּרֶעִי בֵּין בְּמַיִם, פָּטוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, הָאִישׁ בְּרֶעִי וְהָאִשָּׁה בְּמָיִם:
14 Celui qui était chargé de la lecture lisait le passage: “Si tu n’observes pas et si tu n’exécutes pas les commandements de cette loi… Dieu frappera…” (Dt 28, 58-59); puis il commençait, et il lisait ensuite ces mots: “Vous observerez les paroles de cette alliance…” (Dt 29, 8); puis il lisait: “et il est miséricordieux, il pardonne le péché” (Ps 78, 38), et il recommençait encore (si la punition n’était pas achevée). Si le coupable est mort des coups, le serviteur qui l’a frappé est acquitté; mais si ce serviteur a ajouté un coup au nombre fixé, et si le coupable est mort, le bourreau est condamné à l’internement dans les villes de refuge. Si les coups ont amené une évacuation involontaire des matières fécales ou une miction involontaire, le coupable est acquitté du reste. R. Juda dit: Si c’est une femme, il suffit de la miction involontaire; mais si c’est un homme, il n’est acquitté que s’il y a une évacuation involontaire des matières fécales.
טו כָּל חַיָּבֵי כְרֵתוֹת שֶׁלָּקוּ, נִפְטְרוּ יְדֵי כְרֵתָתָן, שֶׁנֶאֱמַר (דברים כה) וְנִקְלָה אָחִיךָ לְעֵינֶיךָ, כְּשֶׁלָּקָה הֲרֵי הוּא כְאָחִיךָ, דִּבְרֵי רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן גַּמְלִיאֵל. אָמַר רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן גַּמְלִיאֵל, מָה אִם הָעוֹבֵר עֲבֵרָה אַחַת, נוֹטֵל נַפְשׁוֹ עָלֶיהָ, הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה שֶׁתִּנָּתֵן לוֹ נַפְשׁוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, מִמְּקוֹמוֹ הוּא לָמֵד, שֶׁנֶּאֱמַר (ויקרא יח) וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת וְגוֹ', וְאוֹמֵר (שם) אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה אֹתָם הָאָדָם וָחַי בָּהֶם. הָא, כָּל הַיּוֹשֵׁב וְלֹא עָבַר עֲבֵרָה, נוֹתְנִין לוֹ שָׂכָר כְּעוֹשֶׂה מִצְוָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי אוֹמֵר, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר (דברים יב) רַק חֲזַק לְבִלְתִּי אֲכֹל הַדָּם כִּי הַדָּם הוּא הַנָּפֶשׁ וְגוֹ', וּמָה אִם הַדָּם שֶׁנַּפְשׁוֹ שֶׁל אָדָם קָצָה מִמֶּנּוּ, הַפּוֹרֵשׁ מִמֶּנּוּ מְקַבֵּל שָׂכָר, גָּזֵל וַעֲרָיוֹת שֶׁנַּפְשׁוֹ שֶׁל אָדָם מִתְאַוָּה לָהֶן וּמְחַמַּדְתָּן, הַפּוֹרֵשׁ מֵהֶן עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה שֶׁיִּזְכֶּה לוֹ וּלְדוֹרוֹתָיו וּלְדוֹרוֹת דּוֹרוֹתָיו עַד סוֹף כָּל הַדּוֹרוֹת:
15 Tous ceux qui ont commis des crimes passibles de la peine du retranchement, s’ils ont subi la peine du fouet, seront acquittés de la première peine, selon ces mots (ib. 3): ton frère a été abaissé à tes yeux, c’est-à-dire quand le coupable a reçu la honte du fouet, il a expié son crime, et il est désormais redevenu “notre frère”; c’est l’opinion de R. Hananiah b. Gamliel. R. Hananiah b. Gamliel dit encore: Si celui qui commet un seul crime peut perdre la vie, à plus forte raison celui qui fait une seule bonne action gagnera sa vie. R. Simon dit: Du passage même où il est question du retranchement, on peut tirer une déduction, car il est dit (Lv 18, 29): les personnes qui auront commis un tel crime seront retranchées du milieu de leur peuple; car il est dit (auparavant): les lois que l’homme exécute et par lesquelles il vit; donc, le seul fait de rester assis tranquille, sans commettre de mal, équivaut à l’accomplissement d’un précepte religieux. R. Simon b. Rabbi interprète ce verset (Dt 12, 23): Aie bien soin de ne pas manger le sang, car le sang est la vie, etc. Or, le sang est une nourriture répugnante, et cependant celui qui s’abstient de cette nourriture sera récompensé; à plus forte raison celui qui s‘abstient de prendre la propriété d’autrui, ainsi que des femmes défendues, l’objet d’une passion si violente, aura la récompense pour lui, pour ses enfants et pour les enfants de ses enfants, jusqu’à la fin de toutes les générations.
טז רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן עֲקַשְׁיָא אוֹמֵר, רָצָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְזַכּוֹת אֶת יִשְׂרָאֵל, לְפִיכָךְ הִרְבָּה לָהֶם תּוֹרָה וּמִצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר (ישעיה מב) יְיָ חָפֵץ לְמַעַן צִדְקוֹ יַגְדִּיל תּוֹרָה וְיַאְדִּיר:
16 Hanina fils d’Aqashia dit; Dieu a voulu accorder beaucoup de récompenses aux Israélites; c’est pourquoi il leur a donné beaucoup de commandements, selon ces mots (Is 42, 21): l’Eternel le désire ainsi dans sa justice; c’est pourquoi il a voulu que la loi fût grande et majestueuse.