א הָאִשָּׁה שֶׁנָּפְלוּ לָהּ נְכָסִים עַד שֶׁלֹּא תִתְאָרֵס, מוֹדִים בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל שֶׁמּוֹכֶרֶת וְנוֹתֶנֶת וְקַיָּם. נָפְלוּ לָהּ מִשֶּׁנִּתְאָרְסָה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, תִּמְכֹּר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, לֹא תִמְכֹּר. אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוֹדִים, שֶׁאִם מָכְרָה וְנָתְנָה, קַיָּם. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, אָמְרוּ לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, הוֹאִיל וְזָכָה בָאִשָּׁה, לֹא יִזְכֶּה בַנְּכָסִים. אָמַר לָהֶם, עַל הַחֲדָשִׁים אָנוּ בוֹשִׁין, אֶלָּא שָׁאַתֶּם מְגַלְגְּלִין עָלֵינוּ אֶת הַיְשָׁנִים. נָפְלוּ לָהּ מִשֶּׁנִּשֵּׂאת, אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁאִם מָכְרָה וְנָתְנָה שֶׁהַבַּעַל מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. עַד שֶׁלֹּא נִשֵּׂאת וְנִשֵּׂאת, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, אִם מָכְרָה וְנָתְנָה, קַיָּם. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בֶּן עֲקִיבָא, אָמְרוּ לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, הוֹאִיל וְזָכָה בָאִשָּׁה, לֹא יִזְכֶּה בַנְּכָסִים. אָמַר לָהֶם, עַל הַחֲדָשִׁים אָנוּ בוֹשִׁין, אֶלָּא שֶׁאַתֶּם מְגַלְגְּלִים עָלֵינוּ אֶת הַיְשָׁנִים:
1 Si une femme a eu des biens en héritage avant d’être fiancée, et elle se fiance ensuite, l’école de Shammaï et celle de Hillel s’accordent à dire qu’elle peut valablement vendre ou donner ses biens. Mais en cas d’héritage après s’être fiancée, les avis diffèrent: d’après les Shamaïtes, la femme peut les vendre; d’après les Hillélites, elle ne le peut pas. Cependant, tous admettent que si elle les a vendus ou donnés, la vente ou le don est valable. R. Juda raconte que les docteurs avaient objecté ceci à R. Gamliel: si la femme appartient au mari, pourquoi ses biens ne lui appartiendraient-ils pas aussi? R. Gamliel leur a répondu: nous avons honte à cause des biens récents (les biens dont la femme a hérité après le mariage et vous voulez nous imposer la même chose pour les anciens (les biens dont elle a hérité entre les fiançailles et le mariage). Une femme ayant hérité après le mariage, tous admettent que si elle a vendu ses biens, le mari peut les reprendre aux acheteurs. Si elle a hérité avant le mariage et elle s’est mariée ensuite, R. Gamliel dit que la vente ou le don par la femme est valable. R. Hanina b. aqiba raconte que sur la question adressée à R. Gamliel, “pourquoi le mari, à qui appartient la femme, n’aurait-il pas des droits sur ses biens”, celui-ci a répondu, nous avons honte pour les biens récents (ceux dont la femme a hérité après le mariage), et vous voulez ajouter encore des anciens.