Yevamot 12

Chapitre 12

א מִצְוַת חֲלִיצָה בִּשְׁלֹשָׁה דַיָּנִין, וַאֲפִלּוּ שְׁלָשְׁתָּן הֶדְיוֹטוֹת. חָלְצָה בְמִנְעָל, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. בְּאַנְפִּילִין, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. בְּסַנְדָּל שֶׁיֶּשׁ לוֹ עָקֵב, כָּשֵׁר. וְשֶׁאֵין לוֹ עָקֵב, פָּסוּל. מִן הָאַרְכֻּבָּה וּלְמַטָּה, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. מִן הָאַרְכֻּבָּה וּלְמַעְלָה, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה:
1 La cérémonie du déchaussement doit être accomplie par devant trois juges, fût-ce trois simples israélites (non magistrats). Si l'acte a été accompli à l'aide d'un soulier ordinaire (mince), il est valable; en cas d'emploi de sandale de feutre (impilia), il n'a pas de valeur. Une sandale qui a un talon peut servir, et celle qui n'en a pas est impropre à cet effet. Le déchaussement n'est valable que s'il est accompli au-dessous de la cheville, non s'il l'est au-dessus (si les cordons étaient attachés au-dessus).
ב חָלְצָה בְסַנְדָּל שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, אוֹ בְסַנְדָּל שֶׁל עֵץ, אוֹ בְשֶׁל שְׂמֹאל בַּיָּמִין, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. חָלְצָה בְגָדוֹל שֶׁהוּא יָכוֹל לַהֲלוֹךְ בּוֹ, אוֹ בְקָטָן שֶׁהוּא חוֹפֶה אֶת רֹב רַגְלוֹ, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. חָלְצָה בַלַּיְלָה, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל. בַּשְּׂמֹאל, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַכְשִׁיר:
2 Si la veuve a déchaussé avec une sandale qui ne lui appartient pas, ou avec une sandale de bois (couverte de peau), ou si le soulier de gauche était au pied droit, l'acte est valable. Celui-ci l'est aussi si la veuve a déchaussé son beau-frère avec un soulier trop grand, mais avec lequel on peut marcher au besoin, ou avec un soulier trop petit, mais qui couvre la majeure partie du pied. Le déchaussement effectue la nuit est valable; R. Eleazar le déclare sans valeur. Le déchaussement accompli du pied gauche est nul; mais R. Eleazar le déclare valable.
ג חָלְצָה וְרָקְקָה, אֲבָל לֹא קָרְאָה, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. קָרְאָה וְרָקְקָה, אֲבָל לֹא חָלְצָה, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. חָלְצָה וְקָרְאָה, אֲבָל לֹא רָקְקָה, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, כָּכָה יֵעָשֶׂה (דברים כה), כָּל דָּבָר שֶׁהוּא מַעֲשֶׂה, מְעַכֵּב. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, מִשָּׁם רְאָיָה, כָּכָה יֵעָשֶׂה לָאִישׁ, כָּל דָּבָר שֶׁהוּא מַעֲשֶׂה בָאִישׁ:
3 Si une veuve a déchaussé son beau-frère et craché devant lui, mais n'a pas énoncé les mots à réciter, la cérémonie est valable; si elle a récité les mots exigibles et a craché, mais n'a pas déchaussé, la cérémonie n'est pas valable. Si elle a déchaussé et récité les mots en question, mais n'a pas craché, selon R. Eliézer, la cérémonie est sans valeur; selon R. aqiba, elle est valable. R. Eléazar déduit des mots: Ainsi il sera fait (Dt 25, 9), que tout acte non accompli invalide la cérémonie. Au contraire, lui dit R. aqiba, des mots " ainsi il sera fait à l'homme ", on déduit que les actes seuls à accomplir sur l'homme (à son pied) rendraient la cérémonie impropre.
ד הַחֵרֵשׁ שֶׁנֶּחֱלַץ וְהַחֵרֶשֶׁת שֶׁחָלְצָה, וְהַחוֹלֶצֶת לַקָּטָן, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. קְטַנָּה שֶׁחָלְצָה, תַּחֲלֹץ מִשֶּׁתַּגְדִּיל. וְאִם לֹא חָלְצָה, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה:
4 Le déchaussement opéré sur un sourd-muet, ou par une sourde, ou sur un garçon mineur, est sans valeur. Si une mineure a déchaussé un beau-frère elle devra recommencer une fois devenue grande; cependant, en cas d'omission, la première cérémonie serait pourtant valable.
ה חָלְצָה בִשְׁנַיִם, אוֹ בִשְׁלֹשָׁה, וְנִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָסוּל, חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר מַכְשִׁירִין. וּמַעֲשֶׂה בְאֶחָד שֶׁחָלַץ בֵּינוֹ לְבֵינָהּ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא וְהִכְשִׁיר:
5 Si une femme a déchaussé en présence de deux hommes, ou en présence de trois, dont il est démontré plus tard que l'un d'eux et un parent, ou qu'il est impropre à ester en justice, la cérémonie sera nulle; R. Simon et R. Yohanan le cordonnier la déclarent valable. Un jour, il arriva à quelqu'un, qui se trouvait seul avec sa belle-sœur dans une prison, de se laisser déchausser (pendant que deux témoins la voyaient du dehors); et lorsqu'on soumit ce cas à R. aqiba, il déclara l'acte valable.
ו מִצְוַת חֲלִיצָה. בָּא הוּא וִיבִמְתּוֹ לְבֵית דִּין, וְהֵן מַשִּׂיאִין לוֹ עֵצָה הַהוֹגֶנֶת לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר, (דברים כה) וְקָרְאוּ לוֹ זִקְנֵי עִירוֹ וְדִבְּרוּ אֵלָיו. וְהִיא אוֹמֶרֶת, מֵאֵן יְבָמִי לְהָקִים לְאָחִיו שֵׁם בְּיִשְׂרָאֵל, לֹא אָבָה יַבְּמִי. וְהוּא אוֹמֵר, לֹא חָפַצְתִּי לְקַחְתָּהּ. וּבִלְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ הָיוּ אוֹמְרִים. וְנִגְּשָׁה יְבִמְתּוֹ אֵלָיו לְעֵינֵי הַזְּקֵנִים וְחָלְצָה נַעֲלוֹ מֵעַל רַגְלוֹ וְיָרְקָה בְּפָנָיו, רֹק הַנִּרְאֶה לַדַּיָּנִים. וְעָנְתָה וְאָמְרָה כָּכָה יֵעָשֶׂה לָאִישׁ אֲשֶׁר לֹא יִבְנֶה אֶת בֵּית אָחִיו, עַד כָּאן הָיוּ מַקְרִין. וּכְשֶׁהִקְרָא רַבִּי הֻרְקְנוֹס תַּחַת הָאֵלָה בִּכְפַר עֵיטָם וְגָמַר אֶת כָּל הַפָּרָשָׁה, הֻחְזְקוּ לִהְיוֹת גּוֹמְרִין כָּל הַפָּרָשָׁה. וְנִקְרָא שְׁמוֹ בְּיִשְׂרָאֵל בֵּית חֲלוּץ הַנָּעַל. מִצְוָה בַדַּיָּנִין, וְלֹא מִצְוָה בַתַּלְמִידִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, מִצְוָה עַל כָּל הָעוֹמְדִים שָׁם לוֹמַר, חֲלוּץ הַנָּעַל, חֲלוּץ הַנָּעַל, חֲלוּץ הַנָּעַל:
6 Voici le cérémonial du déchaussement: le frère du défunt et la belle-sœur veuve se présentent au tribunal, dont les membres donneront les conseils de circonstance, comme il est dit (ibid. 8): les vieillards de la ville le convoqueront et lui parleront. Elle dira " Mon beau-frère a refusé de maintenir le nom de son frère en Israël; il n'a pas voulu m'épouser "; et lui répondra: " Je ne veux pas la prendre. " Le dialogue se fera en langue sacrée (hébreu). La belle-sœur s'approchera alors de lui, en présence des vieillards elle détachera son soulier de son pied et crachera devant lui, d'une façon visible pour les juges. Puis elle ajoutera ces mots: " Qu'il soit fait ainsi à l'homme qui ne veut pas reconstruire la maison de son frère. " Jusqu'à ce passage, on lisait le texte biblique relatif à ce sujet. Mais depuis que, sous le chêne situé au village d'Etam R. Horkenos a fait procéder à cette cérémonie, en lisant tout le chapitre, il a été admis comme règle que ce serait lu, y compris les mots " Son nom sera appelé en Israël la maison du déchaussé. " Ce précepte (de lecture) concerne seulement les juges, non les disciples, ou auditeurs présents. R. Juda dit: il est recommandé à tous les assistants de dire trois fois: " le déchaussé! "