Shevouot 2

Chapitre 2

א יְדִיעוֹת הַטֻּמְאָה שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע. נִטְמָא וְיָדַע וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ הַטֻּמְאָה וְזָכוּר אֶת הַקֹּדֶשׁ, נֶעְלַם מִמֶּנּוּ הַקֹּדֶשׁ וְזָכוּר אֶת הַטֻּמְאָה, נֶעֶלְמוּ מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה וְאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁאָכַל יָדַע, הֲרֵי זֶה בְעוֹלֶה וְיוֹרֵד. נִטְמָא וְיָדַע וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ טֻמְאָה וְזָכוּר אֶת הַמִּקְדָּשׁ, נֶעְלַם מִמֶּנּוּ מִקְדָּשׁ וְזָכוּר אֶת הַטֻּמְאָה, נֶעֶלְמוּ מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁיָּצָא יָדַע, הֲרֵי זֶה בְעוֹלֶה וְיוֹרֵד:
1 La connaissance des impuretés est de deux sortes, qui se décomposent en quatre. Ainsi, un cohen devenu impur le sait, puis cette impureté échappe à sa pensée, mais il sait qu’il mange un objet sacré; ou bien il ignore que l’aliment est consacré, mais il sait qu’il est dans un état impur, ou encore il ignorait l’un et l’autre en mangeant l’aliment sacré, ce dont il a eu connaissance ensuite; il sera passible du sacrifice ascendant et descendant. Si devenu impur il le sait, puis cette impureté échappe à sa pensée, mais l’homme se souvient de la consécration de l’objet, ou si l’état de la sainteté lui échappe, mais il se souvient de l’impureté, ou s’il oublie l’un et l’autre, puis entre au Temple par inconscience, mais après être sorti il se rend compte du fait fautif, il doit un sacrifice proportionnel à ses moyens.
ב אֶחָד הַנִּכְנָס לָעֲזָרָה וְאֶחָד הַנִּכְנָס לְתוֹסֶפֶת הָעֲזָרָה, שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא בְמֶלֶךְ וְנָבִיא וְאוּרִים וְתֻמִּים וּבְסַנְהֶדְרִין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד וּבִשְׁתֵּי תוֹדוֹת וּבְשִׁיר. וּבֵית דִּין מְהַלְּכִין וּשְׁתֵּי תוֹדוֹת אַחֲרֵיהֶם, וְכָל יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵיהֶם. הַפְּנִימִית נֶאֱכֶלֶת וְהַחִיצוֹנָה נִשְׂרָפֶת. וְכֹל שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה בְכָל אֵלּוּ, הַנִּכְנָס לְשָׁם אֵין חַיָּבִין עָלֶיהָ:
2 Peu importe que l’homme impur pénètre dans l’enceinte du Temple, ou dans l’annexe à l’enceinte, car les annexes à la ville de Jérusalem ou à l’enceinte du Temple sont érigées seulement par l’ordre du roi et du prophète, par l’oracle des Ourim We-Toumim et par le grand tribunal de 71 membres, en offrant deux gâteaux d’actions de grâce, accompagnés d’un chant; après le cortège du tribunal, on portait les dits gâteaux, suivie par tout Israël. On mangeait l’un des pains que l’on portait à l’intérieur; on brûlait l’autre au dehors. Dans tout emplacement annexe, pour lequel le cérémonial d’inauguration n’avait pas été ainsi suivi, on n’était pas coupable en y entrant à l’état impur.
ג נִטְמָא בָעֲזָרָה וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ טֻמְאָה וְזָכוּר אֶת הַמִּקְדָּשׁ, נֶעְלַם מִמֶּנּוּ מִקְדָּשׁ וְזָכוּר לַטֻּמְאָה, נֶעְלַם מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה, וְהִשְׁתַּחֲוָה אוֹ שֶׁשָּׁהָה בִכְדֵי הִשְׁתַּחֲוָאָה, בָּא לוֹ בָאֲרֻכָּה, חַיָּב. בַּקְּצָרָה, פָּטוּר. זוֹ הִיא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ, שֶׁאֵין חַיָּבִין עָלֶיהָ:
3 Si après être devenu impur dans l’enceinte du Temple, il oublie cet état d’impureté, mais se souvient de la sainteté du lieu, ou s’il oublie cette sainteté, mais se souvient de son impureté, ou si l’un et l’autre lui échappent, s’il fait une génuflexion, ou s’il n’y séjourne que le temps nécessaire à cet effet, s’il a suivi le long chemin pour quitter le Temple, il est coupable; s’il a suivi la voie la plus courte, il n’est pas coupable. C’est là un précepte affirmatif à l’égard du Temple, qui n’entraîne pas l’obligation d’offrir le sacrifice du taureau.
ד וְאֵיזוֹ הִיא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁבַּנִּדָּה שֶׁחַיָּבִין עָלֶיהָ, הָיָה מְשַׁמֵּשׁ עִם הַטְּהוֹרָה וְאָמְרָה לוֹ נִטְמֵאתִי, וּפֵרַשׁ מִיָּד, חַיָּב, מִפְּנֵי שֶׁיְּצִיאָתוֹ הֲנָאָה לוֹ כְּבִיאָתוֹ:
4 Quand pour le précepte relatif aux menstrues, la transgression comporte-t-elle un sacrifice? Si quelqu’un a des relations avec une femme pure, laquelle déclare (pendant le coït) être devenue impure lorsque l’homme se retire aussitôt d’elle, il est coupable, quia tam egressus ejus quam ingressus est ei voluptas.
ה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, הַשֶּׁרֶץ וְגוֹ' וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ (ויקרא ה), עַל הֶעְלֵם שֶׁרֶץ חַיָּב, וְאֵינוֹ חַיָּב עַל הֶעְלֵם מִקְדָּשׁ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ וְהוּא טָמֵא (שם), עַל הֶעְלֵם טֻמְאָה חַיָּב, וְאֵינוֹ חַיָּב עַל הֶעְלֵם מִקְדָּשׁ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר, וְנֶעְלַם וְנֶעְלַם שְׁתֵּי פְעָמִים, לְחַיֵּב עַל הֶעְלֵם טֻמְאָה וְעַל הֶעְלֵם מִקְדָּשׁ:
5 R. Eliézer dit que pour la mention de la contagion d’impureté par un ver rampant, il est dit (Lv 5, 2): s’il n’y pense plus; donc seulement en cas d’oubli que c’était un ver rampant, on est coupable, non pour l’oubli de se trouver dans le Temple. R. aqiba dit: de l’expression “il a oublié qu’il est impur” (ibid.) on conclut à la culpabilité pour l’oubli de l’impureté, non pour l’oubli de la sainteté du Temple. Selon R. Ismaël au contraire, du double emploi de l’expression “il oublie” on conclut à la culpabilité pour chaque oubli, celui de l’impureté et celui de la sainteté du Temple.