Shabbat 16

Chapitre 16

א כָּל כִּתְבֵי הַקֹּדֶשׁ מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵקָה, בֵּין שֶׁקּוֹרִין בָּהֶן וּבֵין שֶׁאֵין קוֹרִין בָּהֶן. וְאַף עַל פִּי שֶׁכְּתוּבִים בְּכָל לָשׁוֹן, טְעוּנִים גְּנִיזָה. וּמִפְּנֵי מָה אֵין קוֹרִין בָּהֶן, מִפְּנֵי בִטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ. מַצִּילִין תִּיק הַסֵּפֶר עִם הַסֵּפֶר, וְתִיק הַתְּפִלִּין עִם הַתְּפִלִּין, וְאַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ בְּתוֹכָן מָעוֹת. וּלְהֵיכָן מַצִּילִין אוֹתָן, לְמָבוֹי שֶׁאֵינוֹ מְפֻלָּשׁ. בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר, אַף לִמְפֻלָּשׁ:
1 Tous les écrits sacrés peuvent être sauvés du chemin d'un feu (le Shabbath). [Même les prophètes et les écrits peuvent être sauvés d'une cour où un incendie s'est déclaré, dans une autre cour dans ce mavui (ruelle), même s'il n'a pas fait un eiruv—ceci, à condition qu'ils soient écrits en écriture assyrienne et dans la langue sainte], qu'ils soient lus, [comme les prophètes lisent dans la synagogue le Shabbath] ou qu'ils ne soient pas lus [comme les Écrits, même pour des individus ( par opposition à la congrégation) ne les lisez pas le Shabbath à cause de «la négligence de la maison d'étude». (voir ci-dessous). Ils exposeraient (Torah) au peuple le Shabbath, et ils leur enseigneraient les lois de Issur véheter («interdit et permis»); pendant tous les jours de la semaine, ils étaient occupés par leur travail. Et ils ont interdit la lecture des Écrits sur Shabbath à la maison de temps d'étude, car on est «pris» en eux et pourrait ainsi ne pas (venir) entendre le derashah.] Et même s'ils (les Écrits) peuvent être écrits dans n'importe quelle langue [et il y a une opinion qu'il n'est pas permis de les lire, et ils ne sont pas sauvés, encore] ils ont besoin de genizah (sécréter) [et ils ne peuvent pas être abattus sans discernement en aucun lieu] Et pourquoi ne peuvent-ils pas être lu? En raison de «la négligence de la maison d'étude». Le contenant du rouleau (de la Torah) peut être sauvé (d'un incendie le Shabbath) avec le rouleau; le récipient de la tefillin, avec la tefillin—même s'il y a de l'argent dedans. Et où est-il sauvé? À un mavui qui n'est pas ouvert [celui qui a trois murs et un lechi (une enceinte symbolique) sur le quatrième côté.] Ben Betheira dit: Même à un qui est ouvert [celui qui a trois murs sans lechi. Ainsi est-il expliqué dans la gemara. La halakha n'est pas conforme à Ben Betheira.]
ב מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלשׁ סְעֻדּוֹת, הָרָאוּי לְאָדָם לְאָדָם, הָרָאוּי לִבְהֵמָה לִבְהֵמָה. כֵּיצַד. נָפְלָה דְלֵקָה בְלֵילֵי שַׁבָּת, מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלשׁ סְעֻדּוֹת, בְּשַׁחֲרִית, מַצִּילִין מְזוֹן שְׁתֵּי סְעֻדּוֹת, בְּמִנְחָה, מְזוֹן סְעֻדָּה אֶחָת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, לְעוֹלָם מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלשׁ סְעֻדּוֹת:
2 Nourriture pour trois repas (peut être sauvé d'un incendie le Shabbath). [Même si ce qu'il fait est autorisé, car ils lui ont permis de les sauver uniquement dans une cour avec un eiruv, ils ne lui ont pas permis de sauver davantage. Car un homme est «forgé» sur ses biens, et si cela était permis, il pourrait venir éteindre le feu.] (Il peut sauver) ce qui convient à un homme, à un homme; ce qui convient à une bête, à une bête. Comment? Si un incendie se déclare la nuit de Shabbath [avant le repas], il peut sauver (assez) de nourriture pour trois repas; le matin, il peut récupérer de la nourriture pour deux repas; dans l'après-midi, nourriture pour un repas. R. Yossi dit: Il peut toujours récupérer de la nourriture pour trois repas, [puisque c'est le quota pour la journée et qu'il fait ce qui est permis. La halakha n'est pas conforme à R. Yossi.]
ג מַצִּילִין סַל מָלֵא כִכָּרוֹת, וְאַף עַל פִּי שֶׁיֶּשׁ בּוֹ מֵאָה סְעֻדּוֹת, וְעִגּוּל שֶׁל דְּבֵלָה, וְחָבִית שֶׁל יַיִן. וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים, בֹּאוּ וְהַצִּילוּ לָכֶם. וְאִם הָיוּ פִקְחִין, עוֹשִׂין עִמּוֹ חֶשְׁבּוֹן אַחַר הַשַּׁבָּת. לְהֵיכָן מַצִּילִין אוֹתָן, לְחָצֵר הַמְעֹרֶבֶת. בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר, אַף לְשֶׁאֵינָהּ מְעֹרָבֶת:
3 Un panier rempli de pains peut être sauvé (d'un feu le Chabbat), même s'il en contient suffisamment pour cent repas. [Puisqu'il le sauve en un seul acte, quelle différence cela fait-il qu'il sauve beaucoup ou peu?] Et (on peut sauver) un gâteau de figues [même s'il est grand et contient assez pour de nombreux repas.] Et il peut dire autres: "Venez vous sauver vous-mêmes!" Et s'ils sont astucieux [et se rendent compte que s'ils demandent un salaire en tant que travailleurs, ils ne prennent pas de salaire pour (travailler le Shabbath), puisque, au début, ce n'était pas leur intention], ils font une comptabilité après Shabbath . [Nous parlons ici de celui qui craint le Ciel, qui même s'il a acquis ce qu'il a fait de hefker (propriété renoncée), et ce qu'il a sauvé est le sien, encore, il ne souhaite pas profiter de (la perte de) les autres, car il sait que le propriétaire y a renoncé forcément. Mais il ne souhaite pas non plus s'être exercé gratuitement. Par conséquent, il prend son salaire (pour l'effort).] Où est-il sauvé? Dans une cour avec un eiruv. Ben Betheira dit: Même à celui qui n'a pas d'eiruv.
ד וּלְשָׁם מוֹצִיא כָל כְּלֵי תַשְׁמִישׁוֹ, וְלוֹבֵשׁ כָּל מַה שֶּׁיָּכוֹל לִלְבּשׁ, וְעוֹטֵף כָּל מַה שֶּׁיָּכוֹל לַעֲטֹף. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, שְׁמֹנָה עָשָׂר כֵּלִים. וְחוֹזֵר וְלוֹבֵשׁ וּמוֹצִיא, וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים, בֹּאוּ וְהַצִּילוּ עִמִּי:
4 Et là [selon le premier tanna, dans une cour avec un eiruv; selon Ben Betheira, même dans une cour sans eiruv], il sort tous ses ustensiles [dont il a besoin pour les repas de la journée]. Et il peut se vêtir de tout ce qu'il peut et se revêtir de tout ce qu'il peut. R. Yossi dit: Dix-huit vêtements [qu'il a l'habitude de porter un jour de semaine, et pas plus. Ce sont: la cape extérieure, un vêtement rempli d'éponge et de coton entre le point et le point, une large ceinture portée au-dessus de ses vêtements, un vêtement court et étroit, un maillot de corps porté sur sa chair, une ceinture portée dessus, un chapeau , un turban, deux chaussures, deux chaussettes, deux gants atteignant les aisselles, deux écharpes pour s'essuyer, un petit tissu pour se couvrir la tête et les épaules, et sa nuque avec ses deux extrémités pendant devant.] Et il peut revenir et se vêtir et exécuter. Et il peut dire aux autres: "Venez et sauvez avec moi." [Pour juste (c'est-à-dire dans une égale mesure) comme il sauve, ils le font aussi—alors que ci-dessus, il a dit: "Venez et sauvez pour vous-mêmes"; car parfois il sauve plus qu'eux, comme quand il n'avait pas encore mangé et qu'ils ont mangé, ou vice versa.]
ה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס אוֹמֵר, פּוֹרְסִין עוֹר שֶׁל גְּדִי עַל גַּבֵּי שִׁדָּה תֵּבָה וּמִגְדָּל שֶׁאָחַז בָּהֶן אֶת הָאוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְחָרֵךְ. וְעוֹשִׂין מְחִצָּה בְּכָל הַכֵּלִים, בֵּין מְלֵאִים בֵּין רֵיקָנִים, בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תַעֲבֹר הַדְּלֵקָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בִּכְלֵי חֶרֶס חֲדָשִׁים מְלֵאִין מַיִם, לְפִי שֶׁאֵין יְכוֹלִין לְקַבֵּל אֶת הָאוּר וְהֵן מִתְבַּקְּעִין וּמְכַבִּין אֶת הַדְּלֵקָה:
5 R. Shimon n. Naness dit: Il est permis de répandre de la peau de chèvre sur une shidah, teivah et migdal [types de coffres en bois] qui ont pris feu, car elle (la peau de chèvre) est (seulement) brûlée [mais ne prend pas feu, de sorte qu'elle protège les coffres en bois d'être brûlés.] Et il est permis de faire une cloison avec tous les récipients, à la fois pleins [d'eau] ou vides, afin que le feu ne les dépasse pas. R. Yossi l'interdit avec de nouveaux récipients en terre cuite remplis d'eau; car [étant nouveaux] ils ne peuvent pas résister au feu, et ils le fendent et l'éteignent. [R. Yossi soutient que contribuer (même) à l'extinction est interdit, même en cas de perte monétaire.]
ו נָכְרִי שֶׁבָּא לְכַבּוֹת, אֵין אוֹמְרִים לוֹ כַּבֵּה וְאַל תְּכַבֶּה, מִפְּנֵי שֶׁאֵין שְׁבִיתָתוֹ עֲלֵיהֶן, אֲבָל קָטָן שֶׁבָּא לְכַבּוֹת, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ, מִפְּנֵי שֶׁשְּׁבִיתָתוֹ עֲלֵיהֶן:
6 Si un gentil vient pour éteindre un feu, on ne lui dit pas: "éteignez-le", pour "dire qu'un gentil est (interdit en raison de) shvuth ('repos')"] ou: "ne l'éteignez pas" [Il n'est pas nécessaire de protester, mais il peut être autorisé à l'éteindre], car son repos ne leur incombe pas [aux Israélites. Un juif n'est pas exhorté à propos du repos d'un gentil s'il n'est pas son esclave.] Mais si un mineur (juif) vient éteindre un feu, il n'est pas écouté, car son repos lui incombe.
ז כּוֹפִין קְעָרָה עַל גַּבֵּי הַנֵּר בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תֶאֱחֹז בַּקּוֹרָה, וְעַל צוֹאָה שֶׁל קָטָן, וְעַל עַקְרָב שֶׁלֹּא תִשֹּׁךְ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מַעֲשֶׂה בָא לִפְנֵי רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי בַּעֲרָב, וְאָמַר, חוֹשְׁשָׁנִי לוֹ מֵחַטָּאת:
7 Un plat [de faïence] peut être renversé sur une bougie pour ne pas enflammer un faisceau, [tant qu'il ne l'éteint pas. Et même s'il déplace un navire pour sauver un faisceau, qui lui-même ne peut pas être déplacé le Shabbath—cela a été demandé à R. Yitzchak qui dit qu'un navire ne peut être déplacé que pour le plaisir d'un autre qui peut être déplacé, et il a répondu: (Nous parlons d'un exemple) où la place du navire est nécessaire, auquel cas il est permis de le déplacer], et (il est permis de renverser un plat) sur les excréments d'un mineur [Le sens n'est pas les excréments d'un jeune enfant, car ce serait "un pot de chambre", ce qu'il est permis se déplacer et sortir à la poubelle. On entend plutôt: "sur la bouse de poulet, à cause des jeunes enfants," qu'ils ne s'en souillent pas, comme lorsque cette bouse se trouve près des ordures dans la cour, hors de son chemin, de sorte que ce ne soit pas " un pot de chambre. " Par conséquent, il n'est pas permis de le déplacer et de le retirer, mais un plat peut être renversé dessus afin qu'un enfant ne se souille pas lui-même], et (il est permis de renverser un plat) sur un scorpion, afin qu'il ne mord pas . R. Yehudah a dit: Un tel cas [inverser un plat sur un scorpion] est venu avant R. Yochanan b. Zakkai dans Arav, et il a dit: "Je crains qu'il puisse être responsable d'un sacrifice pour le péché." [Puisque le scorpion ne courait pas après lui, je crains qu'il ne soit responsable d'une offrande pour le péché en raison de la «chasse».] Quant à la halakha: ces créatures venimeuses dont la morsure tue avec certitude, comme les serpents de feu et chiens fous, il est permis de tuer immédiatement à vue, même s'ils ne le poursuivent pas. Et ceux dont la morsure tue parfois et parfois non—s'ils en poursuivent un, il est autorisé à les tuer; s'ils ne le sont pas, il est autorisé à renverser un navire au-dessus d'eux. Et si l'on marche dessus et les tue, sans le vouloir, dans le cours normal de la marche, cela est permis. Et il est interdit de piéger un serpent pour jouer avec.]
ח נָכְרִי שֶׁהִדְלִיק אֶת הַנֵּר, מִשְׁתַּמֵּשׁ לְאוֹרוֹ יִשְׂרָאֵל, וְאִם בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל, אָסוּר. מִלֵּא מַיִם לְהַשְׁקוֹת בְּהֶמְתּוֹ, מַשְׁקֶה אַחֲרָיו יִשְׂרָאֵל, וְאִם בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל, אָסוּר. עָשָׂה גוֹי כֶּבֶשׁ לֵירֵד בּוֹ, יוֹרֵד אַחֲרָיו יִשְׂרָאֵל, וְאִם בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל, אָסוּר. מַעֲשֶׂה בְרַבָּן גַּמְלִיאֵל וּזְקֵנִים שֶׁהָיוּ בָאִין בִּסְפִינָה, וְעָשָׂה גוֹי כֶּבֶשׁ לֵירֵד בּוֹ, וְיָרְדוּ בוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּזְקֵנִים:
8 Si un gentil allume une bougie, un juif est autorisé à utiliser sa lumière. Mais si (il l'a allumé) pour le bien du Juif, c'est interdit. S'il remplit (un vase avec) de l'eau [d'un puits du domaine public] pour donner à boire à son animal, un Juif peut donner son propre animal à boire après lui. Mais s'il l'a fait pour le bien du Juif, c'est interdit. Si un gentil fabriquait une planche sur laquelle descendre [Ils feraient une telle planche pour descendre d'un grand bateau], un Juif peut descendre après lui. Mais s'il l'a fait pour le juif, c'est interdit. Une fois, R. Gamliel et les anciens sont arrivés sur un bateau. Un gentil fit une planche sur laquelle se poser, et R. Gamliel et les anciens descendirent (après lui). [Le tanna doit nous informer (à la fois) de la bougie et de l'eau. Car s'il n'enseignait que la bougie, nous pourrions penser que seule cela est permis, car il n'y a aucune raison de le décréter de peur qu'il en ajoute pour le bien du juif. Car "Une bougie pour une est une bougie pour cent". Mais l'eau, qui se prête à un tel décret—on pourrait penser que l'eau est interdite. Et s'il n'enseignait que de l'eau, on pourrait penser que ce n'est que de l'eau qui, s'il la fournit pour le juif, est interdite; mais une bougie, même s'il l'a fournie pour le juif, puisque lui aussi peut en profiter, elle est permise. Car "Une bougie pour une est une bougie pour cent". Nous devons donc être informés des deux. Et même si une planche est semblable à une bougie (pour «Une planche pour un est une planche pour cent»), on en est informé à cause de l'histoire de R. Gamliel et des anciens, histoire servant de précédent. ]