ו שׁוֹמֶרֶת יָבָם, בֵּין לְיָבָם אֶחָד בֵּין לִשְׁנֵי יְבָמִין, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, יָפֵר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, לְאֶחָד אֲבָל לֹא לִשְׁנָיִם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, לֹא לְאֶחָד וְלֹא לִשְׁנָיִם. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מָה אִם אִשָּׁה, שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ, הֲרֵי הוּא מֵפֵר נְדָרֶיהָ, אִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, אֵינוֹ דִין שֶׁיָּפֵר נְדָרֶיהָ. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְאִשָּׁה שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ, שֶׁאֵין לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת, תֹּאמַר בְּאִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, שֶׁיֵּשׁ לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, עֲקִיבָא, דְּבָרֶיךָ בִשְׁנֵי יְבָמִין. מָה אַתָּה מֵשִׁיב עַל יָבָם אֶחָד. אָמַר לוֹ, אֵין הַיְבָמָה גְמוּרָה לַיָּבָם כְּשֵׁם שֶׁהָאֲרוּסָה גְמוּרָה לְאִישָׁהּ:
6 Si une veuve (sans enfant) attend de son beau-frère le mariage par lévirat, que ce soit d’un beau-frère ou de l’un des deux, R. Eliézer autorise le beau-frère à annuler ses vœux; selon R. Josué, c’est permis si elle attend le mariage d’un seul, non si elle l’attend de l’un d’eux. R. aqiba ne le permet pas, ni si elle attend le mariage d’un seul, ni de deux. R. Eliézer justifie son avis en raisonnant ainsi: puisqu’un mari a l’autorité nécessaire pour délier les vœux d’une femme qu’il s’est acquise de son propre chef, à plus forte raison doit-il avoir ce pouvoir sur une femme qui lui est comme assignée par le ciel. -Non, lui répliqua R. aqiba, il n’en est pas de même: sur la femme que l’homme s’est acquise lui-même (de plein gré), d’autres n’ont pas de pouvoir; tandis que sur cette femme (belle-sœur) qui lui est assignée par voie céleste, d’autres ont parfois du pouvoir. R. Josué lui répondit: aqiba, tes paroles sont justes s’il y a au moins deux beaux-frères; mais quelle raisons invoques-tu s’il n’y a qu’un beau-frère? C’est que, répond aqiba, la belle-sœur veuve n’appartient pas complètement au beau-frère (avant le mariage), pas plus qu’une fiancée n’est entièrement à son futur.