Ketoubot 11

Chapitre 11

א אַלְמָנָה נִזּוֹנֶת מִנִּכְסֵי יְתוֹמִים, מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ שֶׁלָּהֶן, וְאֵין חַיָּבִין בִּקְבוּרָתָהּ. יוֹרְשֶׁיהָ, יוֹרְשֵׁי כְתֻבָּתָהּ, חַיָּבִין בִּקְבוּרָתָהּ:
1 La veuve est nourrie par les biens des héritiers du défunt; ce qu’elle gagne par ses travaux appartient à ceux-ci, ils ne seront pas chargés des frais de son enterrement, qui seront fournis par les héritiers du douaire.
ב אַלְמָנָה, בֵּין מִן הָאֵרוּסִין בֵּין מִן הַנִּשּׂוּאִין, מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, מִן הַנִּשּׂוּאִין, מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין. מִן הָאֵרוּסִין, לֹא תִמְכֹּר אֶלָּא בְּבֵית דִּין, מִפְּנֵי שֶׁאֵין לָהּ מְזוֹנוֹת, וְכָל שֶׁאֵין לָהּ מְזוֹנוֹת, לֹא תִמְכֹּר אֶלָּא בְּבֵית דִּין:
2 La veuve peut vendre les biens de l’héritage, en dehors du tribunal, que le mari soit mort après le mariage, ou après les fiançailles. R. Simon dit: si elle est devenue veuve après le mariage, elle peut vendre en dehors du tribunal; mais si elle est devenue veuve de suite après les fiançailles, elle ne peut vendre que par le tribunal, car dans ce cas elle n’a pas droit à la nourriture sur les biens de l’héritage, et les veuves qui n’ont pas ce droit ne peuvent vendre que par devant tribunal.
ג מָכְרָה כְתֻבָּתָהּ אוֹ מִקְצָתָהּ, מִשְׁכְּנָה כְתֻבָּתָהּ אוֹ מִקְצָתָהּ, נָתְנָה כְתֻבָּתָהּ לְאַחֵר אוֹ מִקְצָתָהּ, לֹא תִמְכֹּר אֶת הַשְּׁאָר אֶלָּא בְּבֵית דִּין. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, מוֹכֶרֶת הִיא אֲפִלּוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה פְעָמִים, וּמוֹכֶרֶת לִמְזוֹנוֹת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין, וְכוֹתֶבֶת, לִמְזוֹנוֹת מָכָרְתִּי. וּגְרוּשָׁה לֹא תִמְכֹּר אֶלָּא בְּבֵית דִּין:
3 Si la femme a vendu le douaire entier ou en partie, ou si elle a donné ou engagé la somme entière ou en partie, elle ne peut plus vendre que par le tribunal. Les autres sages disent: Quand même elle a vendu diverses parties 4 ou 5 fois, elle peut toujours vendre, pour se nourrir, en dehors du tribunal, et elle peut écrire dans le contrat qu’elle vend pour sa nourriture. Une femme répudiée ne peut procéder à la vente que par devant le tribunal.
ד אַלְמָנָה שֶׁהָיְתָה כְתֻבָּתָהּ מָאתַיִם וּמָכְרָה שָׁוֶה מָנֶה בְמָאתַיִם אוֹ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה, נִתְקַבְּלָה כְתֻבָּתָהּ. הָיְתָה כְתֻבָּתָהּ מָנֶה וּמָכְרָה שָׁוֶה מָנֶה וְדִינָר בְּמָנֶה, מִכְרָהּ בָּטֵל. אֲפִלּוּ הִיא אוֹמֶרֶת אַחֲזִיר אֶת הַדִּינָר לַיּוֹרְשִׁין, מִכְרָהּ בָּטֵל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, לְעוֹלָם מִכְרָהּ קַיָּם עַד שֶׁתְּהֵא שָׁם כְּדֵי שֶׁתְּשַׁיֵּר בְּשָׂדֶה בַּת תִּשְׁעָה קַבִּים, וּבְגִנָּה בַּת חֲצִי קַב, וּכְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא בֵּית רֹבַע. הָיְתָה כְתֻבָּתָהּ אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז, וּמָכְרָה לָזֶה בְמָנֶה וְלָזֶה בְמָנֶה וְלָאַחֲרוֹן יָפֶה מָנֶה וְדִינָר בְּמָנֶה, שֶׁל אַחֲרוֹן בָּטֵל וְשֶׁל כֻּלָּן מִכְרָן קַיָּם:
4 Une veuve qui avait un douaire de 200 zouz et qui a vendu ce qui vaut 100 z. pour 200, ou ce qui vaut 200 z. pour 100, ne peut rien réclamer. Si elle avait un douaire d’un maneh (100 z.) et qu’elle ait vendu pour un maneh ce qui vaut un maneh plus un dinar (101 z.), la vente est nulle, quand même la veuve voudrait rendre aux héritiers ce dinar d’excédant. R. Simon b. Gamliel dit: La vente est toujours valable, excepté au cas où les héritiers auraient pu, sans cette erreur, avoir à eux un champ de 9 cab, ou un jardin d’un demi-cab, qu’ils ont perdu par la faute de la veuve qui a vendu 100 zouz ce qui valait plus. Selon l’avis de R. aqiba, ce sera un terrain pouvant contenir un quart de Saa (qui formera exception). Si la veuve avait un douaire de 400 zouz et qu’elle a vendu des terres à trois acheteurs, à chacun pour 100 zouz, au 4e elle a vendu pour 100 z. ce qui valait 100 z. et un dinar (en plus), la dernière vente est nulle, et les autres sont valables.
ה שׁוּם הַדַּיָּנִין שֶׁפִּחֲתוּ שְׁתוּת אוֹ הוֹסִיפוּ שְׁתוּת, מִכְרָן בָּטֵל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, מִכְרָן קַיָּם. אִם כֵּן מַה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה. אֲבָל אִם עָשׂוּ אִגֶּרֶת בִּקֹּרֶת, אֲפִלּוּ מָכְרוּ שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם, אוֹ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה, מִכְרָן קַיָּם:
5 Si le tribunal a fait vendre des biens de l’héritage, et il y a erreur de 1/6 sur la valeur, en plus ou en moins, la vente est nulle. R. Simon b. Gamliel dit: la vente est valable; car, autrement, à quoi servirait-il de faire vendre par le tribunal? Si on a vendu à l’enchère publique, la vente est valable, quand même il y aurait erreur de la moitié, soit d’avoir venu pour un maneh (100 zouz) ce qui vaut le double, soit d’avoir vendu 200 zouz, ce qui vaut 100.
ו הַמְמָאֶנֶת, הַשְּׁנִיָּה, וְהָאַיְלוֹנִית, אֵין לָהֶם כְּתֻבָּה וְלֹא פֵרוֹת, וְלֹא מְזוֹנוֹת, וְלֹא בְלָאוֹת. וְאִם מִתְּחִלָּה נְשָׂאָהּ לְשֵׁם אַיְלוֹנִית, יֶשׁ לָהּ כְּתֻבָּה. אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְנָתִין וּלְמַמְזֵר, יֶשׁ לָהֶן כְּתֻבָּה:
6 L’orpheline qui refuse, une fois majeure, de rester avec le mari à qui elle a été fiancée en sa minorité, ou celle qui se trouve être à un 2e degré de relation illicite comme parente, ou celle qui est d’une stérilité évidente, n’a pas droit (en se séparant) à une restitution de douaire, ni aux revenus, ni à l’entretien, ni à un dédommagement des maris pour usure des biens personnels de cette femme. Mais si, dès l’instant du mariage, le mari savait qu’elle est stérile, elle a droit à la restitution du douaire. De même, une veuve épousée par un grand-prêtre, ou une femme répudiée ou ayant déchaussé, épouse d’un simple prêtre, une bâtarde ou une descendante de la tribu vouée au culte, mariée à un simple israélite, ou une fille d’israélite mariée à un tel descendant ou à un bâtard, ont toutes droit à leur douaire.