Ketoubot 10

Chapitre 10

א מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי שְׁתֵּי נָשִׁים וּמֵת, הָרִאשׁוֹנָה קוֹדֶמֶת לַשְּׁנִיָּה, וְיוֹרְשֵׁי הָרִאשׁוֹנָה קוֹדְמִין לְיוֹרְשֵׁי שְׁנִיָּה. נָשָׂא אֶת הָרִאשׁוֹנָה וָמֵתָה, נָשָׂא שְׁנִיָּה וּמֵת הוּא, שְׁנִיָּה וְיוֹרְשֶׁיהָ קוֹדְמִים לְיוֹרְשֵׁי הָרִאשׁוֹנָה:
1 Si un homme qui a épousé 2 femmes est mort, et que les femmes réclament leur douaire, la 1re passe avant la 2e; de même, les héritiers de la 1re passent avant ceux de la 2e. S’il a épousé une femme qui est morte de son vivant, puis il a épousé une autre qui lui a survécu, la 2e femme et ses héritiers passent avant les héritiers de la 1re.
ב מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי שְׁתֵּי נָשִׁים וּמֵתוּ וְאַחַר כָּךְ מֵת הוּא, וִיתוֹמִים מְבַקְשִׁים כְּתֻבַּת אִמָּן וְאֵין שָׁם אֶלָּא שְׁתֵּי כְתֻבּוֹת, חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה. הָיָה שָׁם מוֹתַר דִּינָר, אֵלּוּ נוֹטְלִין כְּתֻבַּת אִמָּן וְאֵלּוּ נוֹטְלִין כְּתֻבַּת אִמָּן. אִם אָמְרוּ יְתוֹמִים, אֲנַחְנוּ מַעֲלִים עַל נִכְסֵי אָבִינוּ יָתֵר דִּינָר, כְּדֵי שֶׁיִּטְּלוּ כְתֻבַּת אִמָּן, אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן, אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַנְּכָסִים בְּבֵית דִּין:
2 Un homme a épousé 2 femmes, qui sont mortes de son vivant, puis il est mort, et chacun des fils réclame le douaire de sa mère; s’il n’y a dans l’héritage que la valeur exacte pour payer les 2 douaires, la réclamation des fils n’est pas admise, et tous les fils partagent entre eux l’héritage à parts égales. Mais, si après le payement il reste encore la valeur d’un dinar à partager entre tous les frères à parts égales, chacun des fils peut réclamer le douaire de sa mère. Si (au 1er cas), pour maintenir son droit à réclamer le douaire supérieur de leur mère, les fils disent estimer le terrain de l’héritage à une valeur supérieure, la prétention n’est pas admise, et on fait estimer l’héritage au tribunal.
ג הָיוּ שָׁם נְכָסִים בָּרָאוּי, אֵינָן כְּבַמֻּחְזָק. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, אֲפִלּוּ יֶשׁ שָׁם נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחֲרָיוּת, אֵינוֹ כְלוּם, עַד שֶׁיִּהְיוּ שָׁם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחֲרָיוּת יוֹתֵר עַל שְׁתֵּי הַכְּתֻבּוֹת דִּינָר:
3 Si le défunt a laissé (outre le douaire) des biens en expectative, cet héritage en prévision ne donne pas de droits ultérieurs, R. Simon dit: Quand même le père aurait laissé lui-même des biens mobiliers, cela ne suffit pas pour donner le droit de réclamer ces douaires, jusqu’à ce qu’il y ait des immeubles d’une valeur excédant au moins d’un dinar le montant.
ד מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי שָׁלשׁ נָשִׁים וּמֵת, כְּתֻבָּתָהּ שֶׁל זוֹ מָנֶה וְשֶׁל זוֹ מָאתַיִם וְשֶׁל זוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת וְאֵין שָׁם אֶלָּא מָנֶה, חוֹלְקוֹת בְּשָׁוֶה. הָיוּ שָׁם מָאתַיִם, שֶׁל מָנֶה נוֹטֶלֶת חֲמִשִּׁים, שֶׁל מָאתַיִם וְשֶׁל שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, שְׁלֹשָׁה שְׁלֹשָׁה שֶׁל זָהָב. הָיוּ שָׁם שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, שֶׁל מָנֶה נוֹטֶלֶת חֲמִשִּׁים, וְשֶׁל מָאתַיִם, מָנֶה, וְשֶׁל שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, שִׁשָּׁה שֶׁל זָהָב. וְכֵן שְׁלֹשָׁה שֶׁהִטִּילוּ לְכִיס, פִּחֲתוּ אוֹ הוֹתִירוּ, כָּךְ הֵן חוֹלְקִין:
4 Un individu a épousé trois femmes, dont l’une avait un douaire de 100 zouz, la 2e de 200 et la 3e de 300, puis il est mort et n’a laissé que 100 zouz; les 3 femmes se partagent alors les 100 zouz à parts égales. Si le défunt a laissé 200 zouz, celle qui avait un douaire de 100 zouz recevra 50 z., et les 2 autres chacune 3 dinars d’or (= 75 z.); s’il y a 300 z., celle qui a un douaire de 100 z. reçoit 50 z., celle qui a 200 reçoit 100 z., et la dernière 6 dinars d’or (= 150 z.). Il en est de même de 3 associés à un commerce; chacun prendra sa part (proportionnelle) du profit ou de la perte.
ה מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי אַרְבַּע נָשִׁים וּמֵת, הָרִאשׁוֹנָה קוֹדֶמֶת לַשְּׁנִיָּה, וּשְׁנִיָּה לַשְּׁלִישִׁית, וּשְׁלִישִׁית לָרְבִיעִית. הָרִאשׁוֹנָה נִשְׁבַּעַת לַשְּׁנִיָּה, וּשְׁנִיָּה לַשְּׁלִישִׁית, וּשְׁלִישִׁית לָרְבִיעִית, וְהָרְבִיעִית נִפְרַעַת שֶׁלֹּא בִשְׁבוּעָה. בֶּן נַנָּס אוֹמֵר, וְכִי מִפְּנֵי שֶׁהִיא אַחֲרוֹנָה נִשְׂכֶּרֶת, אַף הִיא לֹא תִפָּרַע אֶלָּא בִשְׁבוּעָה. הָיוּ יוֹצְאוֹת כֻּלָּן בְּיוֹם אֶחָד, כָּל הַקּוֹדֶמֶת לַחֲבֶרְתָּהּ אֲפִלּוּ שָׁעָה אַחַת, זָכְתָה. וְכָךְ הָיוּ כוֹתְבִין בִּירוּשָׁלַיִם שָׁעוֹת. הָיוּ כֻלָּן יוֹצְאוֹת בְּשָׁעָה אַחַת וְאֵין שָׁם אֶלָּא מָנֶה, חוֹלְקוֹת בְּשָׁוֶה:
5 Si un homme qui avait 4 femmes meurt, et elles réclament toutes le douaire, la 1re en date passe avant la 2e, celle-ci avant la 3e, et celle-ci avant la 4e. Quand la 1re veut se faire payer, la 2e peut lui imposer le serment qu’elle n’a rien reçu du défunt. La 3e peut, par le même motif, imposer le serment à la 2e, et la 4e à la 3e; tandis que la 4e se ferait payer sans serment. Ben-Nanos dit: la 4e ne doit pas avoir de privilège pour être la dernière, et prêtera serment comme les autres. Si les 4 contrats sont tous datés du même jour, mais varient par l’heure de la journée, l’acte qui est seulement d’une heure antérieur à l’autre vient avant l’autre. Or, tel était l’usage à Jérusalem d’inscrire même l’heure dans ces actes. Si tous les 4 ont exactement la même heure, et le défunt a laissé seulement 100 zouz, les femmes se les partagent à parts égales.
ו מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי שְׁתֵּי נָשִׁים, וּמָכַר אֶת שָׂדֵהוּ, וְכָתְבָה רִאשׁוֹנָה לַלּוֹקֵחַ דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי עִמָּךְ, הַשְּׁנִיָּה מוֹצִיאָה מֵהַלּוֹקֵחַ, וְרִאשׁוֹנָה מִן הַשְּׁנִיָּה, וְהַלּוֹקֵחַ מִן הָרִאשׁוֹנָה, וְחוֹזְרוֹת חֲלִילָה עַד שֶׁיַּעֲשׂוּ פְשָׁרָה בֵינֵיהֶם. וְכֵן בַּעַל חוֹב. וְכֵן אִשָּׁה בַעֲלַת חוֹב:
6 Un individu qui a eu 2 femmes, a vendu sa terre; la 1re femme en date a assuré l’acheteur par écrit qu’elle ne réclamerait jamais le douaire par lui (puis les 2 femmes réclament pour leur douaire le terrain vendu); la 2e femme prendra alors le terrain des mains de l’acheteur, puis la 1re le prendra de la 2e, puis l’acheteur le reprendra de la 1re en vertu de l’écrit qu’elle lui a donné, puis la 2e le prendra de l’acheteur, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’acheteur et les vendeuses fassent des conventions à l’amiable. Il en est de même s’il y a un créancier (et 2 acheteurs), ou une femme réclamant le douaire à son mari.