ג הַלּוֹקֵחַ מִן הַנַּחְתּוֹם, מְעַשֵּׂר מִן הַחַמָּה עַל הַצּוֹנֶנֶת, וּמִן הַצּוֹנֶנֶת עַל הַחַמָּה, אֲפִלּוּ מִטְּפוּסִין הַרְבֵּה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר, חִטִּים שֶׁל אֶמֶשׁ הָיוּ מִשֶּׁל אֶחָד, וְשֶׁל הַיּוֹם הָיוּ מִשֶּׁל אַחֵר. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסֵר בִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וּמַתִּיר בְּחַלָּה:
3 Si l’on achète du pain à un boulanger (auquel on ne se fie pas), on peut prélever la dîme en prenant de la pâte encore chaude (pain frais) pour celle qui est déjà froide (rassis), ou même de la froide pour celle qui est chaude, y eut-il plusieurs formes(tupo") diverses. Tel est l’avis de R. Meir; R. Juda s’y oppose (lorsqu’elles ne sont pas toutes du même jour), car, dit-il, on ne peut objecter que la pâte faite la veille peut provenir de froments vendus par telle personne (digne de foi), tandis que la pâte de ce jour provient de telle autre (qui a pu ne pas prélever les parts dues). En général, R. Simon déclare (qu’en cas de diversité de formes), il est défendu de prélever d’une pâte pour l’autre l’oblation de la dîme (100e), mais il autorise, pour la Halla, un tel revirement (il l’interdit, pour l’oblation de la dîme, par la crainte qu’il suppose que les pains aux formes diverses proviennent de différentes sources).