ו הַנִּכְנָס לְעִיר וְאֵינוֹ מַכִּיר אָדָם שָׁם, אָמַר, מִי כָּאן נֶאֱמָן. מִי כָּאן מְעַשֵּׂר. אָמַר לוֹ אֶחָד, אֲנִי, אֵינוֹ נֶאֱמָן. אָמַר לוֹ, אִישׁ פְּלוֹנִי נֶאֱמָן, הֲרֵי זֶה נֶאֱמָן. הָלַךְ לִקַּח מִמֶּנּוּ, אָמַר לוֹ, מִי כָּאן מוֹכֵר יָשָׁן. אָמַר לוֹ, מִי שֶׁשְּׁלָחֲךָ אֶצְלִי, אַף עַל פִּי שֶׁהֵן כְּגוֹמְלִין זֶה אֶת זֶה, הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנִין:
6 Si l’on entre dans une ville où l’on ne connaît personne, et que l’on dise: “Qui est ici digne de foi? Qui est-ce qui prélève exactement les dîmes?” et que quelqu’un lui réponde qu’il ne passe pas pour digne de foi, mais qu’il lui désigne tel autre, on peut l’en croire (il est évidemment sincère). S’il va acheter des fruits chez cette seconde personne ainsi désignée et qu’il lui avait demandé: “Qui est-ce qui vend des produits secs” (de bonne qualité), et que celle-ci à son tour lui indique le nom de la première personne (celle qui l’a envoyé chez elle), on peut encore les croire tous deux sur parole, bien qu’ils semblent se rendre des services mutuels.