ו בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, אֵין מוֹלִיכִין חַלָּה וּמַתָּנוֹת לַכֹּהֵן בְּיוֹם טוֹב, בֵּין שֶׁהוּרְמוּ מֵאֶמֶשׁ, בֵּין שֶׁהוּרְמוּ מֵהַיּוֹם. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין. אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי, גְּזֵרָה שָׁוָה, חַלָּה וּמַתָּנוֹת מַתָּנָה לַכֹּהֵן, וּתְרוּמָה מַתָּנָה לַכֹּהֵן, כְּשֵׁם שֶׁאֵין מוֹלִיכִין אֶת הַתְּרוּמָה, כָּךְ אֵין מוֹלִיכִין אֶת הַמַּתָּנוֹת. אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל, לֹא, אִם אֲמַרְתֶּם בַּתְּרוּמָה, שֶׁאֵינוֹ זַכַּאי בַּהֲרָמָתָהּ, תֹּאמְרוּ בַמַּתָּנוֹת, שֶׁזַּכַּאי בַּהֲרָמָתָן:
6 Les Shammaïtes interdisent d’apporter au cohen le jour de fête la Halla (parcelle sacerdotale de pâte), ou les portions d’offrandes qui lui reviennent sur les animaux (Dt 18, 3), soit que ces prélèvements datent de la veille, soit du même jour; Hillel le permet. Les Shammaïtes fondent leur avis sur la comparaison à établir entre ces dons afférant au cohen et l’oblation sacerdotale; or, comme il n’est pas permis de transporter cette dernière en ce jour, ce ne sera pas permis non plus pour les autres revenus. Il n’en est pas ainsi, répliquent les Hillélites: c’est interdit pour l’oblation, parc que le cohen ne l’a pas acquise en ce jour (cette redevance sur le blé étant due le jour où on l’amoncelle), tandis qu’il acquiert dûment les donations précitées sur la pâte et la chair.