יב אֶחָד שְׂכַר אָדָם וְאֶחָד שְׂכַר בְּהֵמָה וְאֶחָד שְׂכַר כֵּלִים, יֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם (דברים כד) בְּיוֹמוֹ תִתֵּן שְׂכָרוֹ, וְיֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם (ויקרא יט) לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ עַד בֹּקֶר. אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁתְּבָעוֹ, לֹא תְבָעוֹ, אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. הִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי אוֹ אֵצֶל שֻׁלְחָנִי, אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. שָׂכִיר, בִּזְמַנּוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל, עָבַר זְמַנּוֹ אֵינוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. אִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁתְּבָעוֹ, הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. גֵּר תּוֹשָׁב יֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם בְּיוֹמוֹ תִתֵּן שְׂכָרוֹ, וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ עַד בֹּקֶר:
12 Il est écrit: Tu payeras son salaire le jour même (qu’il aura travaillé), le soleil ne doit pas se coucher sur cette dette (Dt 24, 15). Ce commandement s’applique aux ouvriers qui travaillent en personne, et aussi à ceux qui louent leurs bestiaux ou leurs instruments. On leur applique aussi ce texte (Lv 19, 13): tu ne garderas pas le salaire de l’ouvrier jusqu’au matin. Le patron transgresse la loi mosaïque, s’il ne paye pas le salaire (dans le temps prescrit) à l’ouvrier qui le réclame; mais il ne commet pas de péché si l’ouvrier ne réclame pas. Si le patron envoie l’ouvrier chez un boutiquier (afin de prendre à son compte des objets de consommation pour son salaire), ou s’il dit à un changeur de donner de sa part à l’ouvrier les pièces de monnaie qu’il lui doit, il a satisfait à la loi. Si l’ouvrier réclame son salaire pendant le temps prescrit pour le payement (tandis que le patron dit avoir déjà payé), l’ouvrier peut se le faire payer, en jurant dire vrai. S’il ne réclame que plus tard, il est obligé (comme tout demandeur) d’appuyer sa réclamation de preuves, et le serment ne suffira pas pour se faire payer. Cependant, s’il réclame plus tard, en amenant des témoins qui constatent qu’il a réclamé au temps prescrit pour le payement, il peut se faire payer son salaire en jurant dire vrai. Si l’ouvrier est un étranger païen, il faut observer envers lui (comme pour un Juif) le commandement biblique où il est écrit: “Ne retiens pas le salaire du mercenaire pauvre et nécessiteux, d’un de ses frères ou des étrangers qui sont dans ton pays, dans l’une de tes villes. Tu lui donneras le salaire le jour même (où il aura travaillé), le soleil ne doit pas se coucher sur cette dette, car il est pauvre et attend après; crains qu’il (Juif ou païen) n’implore contre toi l’Éternel, et que tu ne commettes un péché (ibid. 14, 15)”. Pourtant, l’étranger ne se trouve pas mentionné dans cet autre passage (Lv 19, 13): “Le salaire du mercenaire ne demeurera pas de vers toi jusqu’au lendemain”.