Bava Metzia 9
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ, מְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לִקְצֹר, יִקְצֹר, לַעֲקֹר, יַעֲקֹר, לַחֲרשׁ אַחֲרָיו, יַחֲרשׁ. הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה. כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בַּתְּבוּאָה, כָּךְ חוֹלְקִין בַּתֶּבֶן וּבַקַּשׁ. כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בַּיַּיִן, כָּךְ חוֹלְקִין בַּזְּמוֹרוֹת וּבַקָּנִים. וּשְׁנֵיהֶם מְסַפְּקִין אֶת הַקָּנִים:
Si l'on accepte un champ de son voisin [en arisuth (fermage), pour donner (au propriétaire) la moitié, un tiers ou un quart (du rendement), ou en chachiruth (location), pour autant et tant de korin par an], dans un endroit où la coutume est de couper (le grain), il le coupe; pour déraciner, il déracine; labourer après, [après la coupe ou le déracinement, pour renverser les racines des mauvaises herbes et les tuer], il laboure après—le tout selon la coutume du pays. Tout comme ils divisent le grain, ils divisent la paille et le chaume. Tout comme ils divisent le vin, ils divisent les pousses et les bâtons (de vigne). Et les deux fournissent les portées. [C'est la raison (pour ce qui précède), c'est-à-dire, pourquoi est-ce qu'ils divisent les portées? Parce que les deux fournissent les nouvelles portées chaque année.]
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ, וְהִיא בֵית הַשְּׁלָחִין אוֹ בֵית הָאִילָן, יָבַשׁ הַמַּעְיָן וְנִקְצַץ הָאִילָן, אֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ. אִם אָמַר לוֹ חֲכֹר לִי שְׂדֵה בֵית הַשְּׁלָחִין זֶה אוֹ שְׂדֵה בֵית הָאִילָן זֶה, יָבַשׁ הַמַּעְיָן וְנִקְצַץ הָאִילָן, מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ:
Si l'on recevait un champ de son voisin, et que c'était beth hashlachin [terre sèche, sans pluie suffisante (et donc irriguée)] ou un champ d'arbres, [et "bien-aimé" du fermier en vertu de l'arbre , étant en mesure de partager les fruits sans effort] —Si le puits [d'où le champ était irrigué] se tarissait, ou l'arbre était coupé, cela ne réduisait pas sa location [s'il recevait le champ en location, tant et tant de korin par an; car au début il n'a pas indiqué qu'il ajoutait à la location à cause du puits ou du champ.] S'il (le locataire) lui disait (le propriétaire): Louez-moi ce champ de beth hashlachin, ou cet arbre-champ— Si le puits s'est asséché ou si l'arbre a été coupé, sa location est réduite, [le locataire ayant indiqué qu'il ajoutait à la location à cause du puits].
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ וְהוֹבִירָהּ, שָׁמִין אוֹתָהּ כַּמָּה רְאוּיָה לַעֲשׂוֹת וְנוֹתֵן לוֹ, שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לוֹ, אִם אוֹבִיר וְלֹא אַעֲבֵיד, אֲשַׁלֵּם בְּמֵיטְבָא:
Si quelqu'un recevait un champ de son voisin [pour la moitié, un tiers ou un quart du rendement] et qu'il le laissait en jachère [ne le labourant ni ne le semant], son potentiel de rendement est évalué, et lui (le locataire ) le lui donne (le propriétaire). Car c'est ainsi qu'il lui écrit: «Si je la laisse en jachère et ne la travaille pas, je paierai selon son potentiel» [c'est-à-dire selon ce qu'elle produirait si elle était correctement labourée et semée.]
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ וְלֹא רָצָה לְנַכֵּשׁ, וְאָמַר לוֹ מָה אִכְפַּת לְךָ, הוֹאִיל וַאֲנִי נוֹתֵן לְךָ חֲכוֹרָהּ, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ, מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ, לְמָחָר אַתָּה יוֹצֵא מִמֶּנָּה, וּמַעֲלָה לְפָנַי עֲשָׂבִים:
Si quelqu'un recevait un champ de son voisin et ne souhaitait pas le désherber [c'est-à-dire, enlever l'herbe mauvaise, qui affaiblit le sol et empêche la croissance du grain], et qu'il (le locataire) lui dit: "Quelle différence fait ça te rapporte [si ma part est moindre parce que les herbes réduisent les épis]? Je te donnerai la location "[tant et tant de korin, que j'ai accepté], il n'est pas entendu, parce qu'il (le propriétaire) peut lui dire: "Demain, tu peux le quitter, et il me lèvera de (mauvaises) herbes."
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ וְלֹא עָשְׂתָה, אִם יֶשׁ בָּהּ כְּדֵי לְהַעֲמִיד כְּרִי, חַיָּב לְטַפֵּל בָּהּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מַה קִּצְבָּה בַכְּרִי. אֶלָּא אִם יֶשׁ בָּהּ כְּדֵי נְפִילָה:
Si l'on recevait un champ de son voisin [pour la moitié, le tiers ou le quart du rendement, en tant que fermier], et qu'il ne donnait pas [c'est-à-dire que cela donnait très peu; et le fermier est venu le voir pour (l'informer qu'il) arrêterait de le travailler, cela ne valait pas la peine]—S'il y en a assez (dans le champ) pour couvrir la pelle de vannage (leha'amid kri) [près de deux sa'ah], il doit la travailler [forcément]. R. Yehudah a dit: Quel genre de mesure est le kri? [La mesure du kri n'est pas appropriée à la fois pour un grand et un petit champ, car la culture de l'un n'est pas comparable à celle de l'autre.] Au contraire, (le critère est) s'il y a assez (pour égaler) la chute ( de semences). [Si la mesure du rendement est égale à celle du semis, il doit le cultiver. La halakha n'est pas conforme à R. Yehudah.]
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ וַאֲכָלָהּ חָגָב אוֹ נִשְׁדְּפָה, אִם מַכַּת מְדִינָה הִיא, מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ, אִם אֵינוֹ מַכַּת מְדִינָה, אֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם קִבְּלָהּ הֵימֶנּוּ בְמָעוֹת, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ אֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מֵחֲכוֹרוֹ:
Si on a reçu un terrain de son voisin [en location — tant et tant de korin], et il a été mangé par les sauterelles ou —Si c'était «un fléau de la terre» [c'est-à-dire, si la plupart des champs de cette terre ont été dévastés ou détruits], il déduit de sa location. Si ce n'était pas "un fléau de la terre", il ne déduit pas de sa location, [car il (le propriétaire) lui dit: "C'est votre malchance."] R. Yehudah dit: S'il l'a reçu de lui pour (paiement en) argent, dans les deux cas, [même s'il s'agissait d'un fléau de la terre], il ne déduit pas, [car le "décret" n'est pas allé contre l'argent.]
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ בַּעֲשָׂרָה כּוֹר חִטִּים לְשָׁנָה, לָקְתָה, נוֹתֵן לוֹ מִתּוֹכָהּ. הָיוּ חִטֶּיהָ יָפוֹת, לֹא יֹאמַר לוֹ הֲרֵינִי לוֹקֵחַ מִן הַשּׁוּק, אֶלָּא נוֹתֵן לוֹ מִתּוֹכָהּ:
Si quelqu'un a reçu un champ de son voisin [en location] pour dix [c.-à-d. Pour tel ou tel] kor de blé pendant un an, et qu'il a été détruit, il lui donne [les dix kor stipulés] de son milieu [c.-à-d. ce blé soufflé, et l'autre ne peut pas prétendre à du bon blé.] Si le blé était de première qualité, il (le locataire) ne peut pas lui dire (au propriétaire): «J'en achèterai (pour vous) au marché», mais il doit donner lui de son milieu.
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ לְזָרְעָהּ שְׂעֹרִים, לֹא יִזְרָעֶנָּה חִטִּים, חִטִּים, יִזְרָעֶנָּה שְׂעֹרִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹסֵר. תְּבוּאָה, לֹא יִזְרָעֶנָּה קִטְנִית, קִטְנִית, יִזְרָעֶנָּה תְבוּאָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹסֵר:
Si quelqu'un a reçu un champ de son voisin [en location] pour le semer avec de l'orge [c'est-à-dire pour autant d'orge ou de blé ou d'argent], il ne peut pas le semer avec du blé; (S'il l'a reçu pour le semer avec) du blé, il peut le semer avec de l'orge, [car le blé affaiblit le sol plus que l'orge.] R. Shimon b. Gamliel l'interdit. [Car il est nocif pour le sol de le semer avec une sorte (de semence) une année, et avec une autre espèce une autre. Quant à la halakha, tout est selon le sol et le lieu. Si la stipulation était pour quelque chose qui affaiblit un peu le sol, il ne peut pas le changer et semer quelque chose qui l'affaiblit beaucoup. Si l'inverse, il est permis.] (S'il l'a reçu pour le semer) avec du grain, il ne peut pas le semer avec du pouls; avec le pouls, il peut le semer avec du grain. R. Shimon n. Gamliel l'interdit.
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ לְשָׁנִים מֻעָטוֹת, לֹא יִזְרָעֶנָּה פִשְׁתָּן, וְאֵין לוֹ בְקוֹרַת שִׁקְמָה. קִבְּלָהּ הֵימֶנּוּ לְשֶׁבַע שָׁנִים, שָׁנָה רִאשׁוֹנָה יִזְרָעֶנָּה פִשְׁתָּן, וְיֶשׁ לוֹ בְקוֹרַת שִׁקְמָה:
Si quelqu'un a reçu un champ de son voisin pendant quelques années, [moins de sept ans], il ne peut pas le semer avec du lin, [car les graines de lin affaiblissent considérablement le sol et ses racines restent dans le sol pendant sept ans], et il a non (privilèges de coupe) dans le tronc d'un sycomore, [un figuier sauvage, dont les branches sont coupées pour des poutres.] S'il l'a reçu de lui pendant sept ans, la première année il peut le semer avec du lin, et il a ( privilèges de coupe) dans le tronc d'un sycomore. [Le sycomore est un figuier sauvage dont les branches sont coupées en poutres. Une fois coupées, elles repoussent, mais en moins de sept ans, elles ne peuvent pas être transformées en poutres. Par conséquent, s'il l'a reçu pendant moins de sept ans, il ne peut pas le couper pour des poutres, ne l'ayant pas reçu à cet effet. Car dans quelques années, ils ne pourront plus repousser (pour convenir) aux poutres. Mais s'il l'a reçu pendant sept ans, la première année, il peut le semer avec du lin, et il peut couper le sycomore qui y est.]
הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵרוֹ לְשָׁבוּעַ אַחַת בִּשְׁבַע מֵאוֹת זוּז, הַשְּׁבִיעִית מִן הַמִּנְיָן. קִבְּלָהּ הֵימֶנּוּ שֶׁבַע שָׁנִים בִּשְׁבַע מֵאוֹת זוּז, אֵין הַשְּׁבִיעִית מִן הַמִּנְיָן:
Si quelqu'un a reçu un champ de son voisin pendant une période de sept ans pendant sept cents zuz, l'année de la shemitah (dans laquelle le champ doit être en jachère) est incluse. S'il l'a reçu de lui pendant sept ans pour sept cents zuz, l'année de la shemitah n'est pas incluse (et il l'a pour une autre année «productive»).
שְׂכִיר יוֹם גּוֹבֶה כָל הַלַּיְלָה, שְׂכִיר לַיְלָה גּוֹבֶה כָל הַיּוֹם, שְׂכִיר שָׁעוֹת גּוֹבֶה כָל הַלַּיְלָה וְכָל הַיּוֹם. שְׂכִיר שַׁבָּת, שְׂכִיר חֹדֶשׁ, שְׂכִיר שָׁנָה, שְׂכִיר שָׁבוּעַ, יָצָא בַיּוֹם, גּוֹבֶה כָל הַיּוֹם, יָצָא בַלַּיְלָה, גּוֹבֶה כָל הַלַּיְלָה וְכָל הַיּוֹם:
Un journalier engagé réclame (son salaire) toute la nuit. Un ouvrier de nuit engagé réclame toute la journée. [("Un journalier loué réclame toute la nuit" :) après ce jour, il est écrit (Lévitique 19:13): "Il ne restera pas le salaire d'un homme engagé avec vous jusqu'au matin." Il ne peut s'agir d'un ouvrier de nuit embauché, le salaire n'est payé qu'à la fin (de la période de travail), il est écrit (Ibid. 25:53): «En tant qu'employé, année après année», ce qui est exposé: L'embauche pour cette année est payée (seulement) au début de l'année suivante, d'où l'on déduit qu'il (l'employeur) n'est redevable au journalier qu'au coucher du soleil. Et (Deutéronome 24:15): "le soleil ne se couchera pas dessus" doit, forcément, s'appliquer à un ouvrier de nuit embauché, l'employeur ne lui étant redevable que le matin.] Un ouvrier embauché réclame la journée entière et toute la nuit. [Voici ce qui est prévu: un journalier embauché réclame la journée entière; un ouvrier de nuit embauché réclame toute la nuit.] Un ouvrier hebdomadaire embauché, un ouvrier mensuel embauché, un ouvrier salarié d'un an, un ouvrier shemitah embauché—si son embauche se termine dans la journée [c'est-à-dire le matin ou pendant la journée], il réclame la journée entière, [et au coucher du soleil, l'employeur transgresse: "Il ne doit pas rester, etc."]. Si son engagement se termine la nuit, il réclame toute la nuit et toute la journée. [Car depuis que son travail a continué dans l'obscurité, il est comme un ouvrier de nuit embauché, et il (l'employeur) ne transgresse pas le matin jusqu'au lendemain au coucher du soleil.]
אֶחָד שְׂכַר אָדָם וְאֶחָד שְׂכַר בְּהֵמָה וְאֶחָד שְׂכַר כֵּלִים, יֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם (דברים כד) בְּיוֹמוֹ תִתֵּן שְׂכָרוֹ, וְיֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם (ויקרא יט) לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ עַד בֹּקֶר. אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁתְּבָעוֹ, לֹא תְבָעוֹ, אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. הִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי אוֹ אֵצֶל שֻׁלְחָנִי, אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. שָׂכִיר, בִּזְמַנּוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל, עָבַר זְמַנּוֹ אֵינוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. אִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁתְּבָעוֹ, הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. גֵּר תּוֹשָׁב יֶשׁ בּוֹ מִשּׁוּם בְּיוֹמוֹ תִתֵּן שְׂכָרוֹ, וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ עַד בֹּקֶר:
La location d'un homme, la location d'une bête et la location de vaisseaux sont englobées dans (Deutéronome 24:15): "En son (ou son) jour, tu donneras son (ou son) salaire," et en ( Lévitique 19:13): "Il ne restera le travail de ce qui est loué avec vous que le matin" [ —tout ce dont le travail est avec vous, même la bête et les vases.] Quand est-ce ainsi? (qu'il transgresse) Quand il réclame (son salaire). S'il ne prétend pas, il ne transgresse pas, [il est écrit: "avec vous" (c'est-à-dire, lorsque le "demeurant" est) par votre volonté, et contre la sienne.] S'il le "détourna" [de lui-même] pour un commerçant, [disant: "Donnez à ce travailleur un fruit pour un dinar et je paierai"], ou à un bureau de change, [en lui disant: "Donnez-lui un dinar en monnaie"], il ne transgresse pas, [cela étant écrit : «avec vous», et non s'il est détourné vers un commerçant.] Un ouvrier salarié (qui réclame son salaire) dans son temps (désigné), jure et prend. [Parce que l'employeur est occupé avec ses ouvriers et pense parfois qu'il a donné quand il ne l'a pas fait, ils "lui ont prêté" le serment et l'ont imposé au travailleur.] Si le temps est passé, il ne jure pas et ne prend pas. [Même si l'employeur est occupé avec ses travailleurs, lorsque le moment de l'endettement arrive, cela "pèse" sur lui et il se souvient, et l'employeur n'est pas soupçonné d'avoir transgressé "Il ne restera pas".] S'il y a des témoins qu'il réclamé (et n'a pas été payé), il jure et prend. Un ger-toshav [quelqu'un (un non-juif) qui a pris sur lui de ne pas servir l'idolâtrie, et qui mange de la charogne] est subsumé dans "En son jour tu donneras son salaire", mais pas dans "Il ne restera pas le salaire d'un homme à gages avec vous jusqu'au matin, "[le verset commençant" N'oppresse pas ton camarade "— votre compagnon (juif), et non un ger-toshav.]
הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵרוֹ, לֹא יְמַשְׁכְּנֶנּוּ אֶלָּא בְּבֵית דִּין, וְלֹא יִכָּנֵס לְבֵיתוֹ לִטֹּל מַשְׁכּוֹנוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כד) בַּחוּץ תַּעֲמֹד. הָיוּ לוֹ שְׁנֵי כֵלִים, נוֹטֵל אֶחָד וּמַנִּיחַ אֶחָד, וּמַחֲזִיר אֶת הַכַּר בַּלַּיְלָה וְאֶת הַמַּחֲרֵשָׁה בַיּוֹם. וְאִם מֵת, אֵינוֹ מַחֲזִיר לְיוֹרְשָׁיו. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, אַף לְעַצְמוֹ אֵינוֹ מַחֲזִיר אֶלָּא עַד שְׁלשִׁים יוֹם, וּמִשְּׁלשִׁים יוֹם וּלְהַלָּן מוֹכְרָן בְּבֵית דִּין. אַלְמָנָה, בֵּין שֶׁהִיא עֲנִיָּה בֵּין שֶׁהִיא עֲשִׁירָה, אֵין מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כד) וְלֹא תַחֲבֹל בֶּגֶד אַלְמָנָה. הַחוֹבֵל אֶת הָרֵחַיִם, עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה, וְחַיָּב מִשּׁוּם שְׁנֵי כֵלִים, שֶׁנֶּאֱמַר (שם) לֹא יַחֲבֹל רֵחַיִם וָרָכֶב. וְלֹא רֵחַיִם וָרֶכֶב בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָל דָּבָר שֶׁעוֹשִׂין בּוֹ אֹכֶל נֶפֶשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים כד) כִּי נֶפֶשׁ הוּא חֹבֵל:
Si quelqu'un a donné un prêt à son voisin, [et que le moment est venu et qu'il ne l'a pas remboursé], il ne peut prendre de gage de sa part [de force, même sur le marché] que par [un messager de] Beth-Din; et il [le messager de Beth-Din (et, il va sans dire, le créancier lui-même)] ne peut pas entrer dans sa maison pour prendre son gage, étant écrit (Deutéronome 24:11): "Dehors, tu te tiendras." S'il avait deux vaisseaux, [sa dette étant envers les deux, et les deux en gage], il en prend un et en rend un [quand l'autre en a besoin. Il le rend, et garde l'autre avec lui, c'est-à-dire:] Il rend l'oreiller la nuit et la charrue le jour. Et s'il (le débiteur) meurt, il (le créancier) ne rend pas (le gage) à ses héritiers, [car il n'y a pas de mitsva pour le rendre, il est écrit (Ibid. 13): «Retournez-vous, vous lui reviendrez l'engagement"—à lui, et non à ses héritiers.] R. Shimon n. Gamliel dit: Même à lui (le débiteur) lui-même, il ne le rend que jusqu'à trente jours [le temps de Beth-Din], et à partir du trentième jour, il est vendu à Beth-Din. [La halakha n'est pas conforme à R. Shimon b. Gamliel.] Un gage n'est pas pris à une veuve, qu'elle soit pauvre ou riche, il est écrit (Deutéronome 24:17): "Et vous ne prendrez pas pour gage le vêtement d'une veuve." [Parce qu'il y en a une qui prétend que c'est une pauvre veuve de qui on ne prend pas de gage, car puisque tu dois le lui rendre, et qu'elle va et vient avec toi, tu lui donnes une mauvaise réputation avec ses voisins—mais avec un riche, à qui cela ne s'applique pas, on pourrait penser qu'un gage est pris; il faut donc être informé du contraire, à savoir: "Tu ne prendras pas le gage d'une veuve" englobe à la fois une veuve pauvre et une veuve riche.] Si l'on prend un moulin comme gage, on transgresse un commandement négatif, et il est responsable (individuellement) de deux outils, à savoir. (Ibid. 6): "On ne prendra pour gage ni la meule du bas ni la meule supérieure." Et ce n'est pas seulement le bas et la meule supérieure qui ont été interdits, mais toutes les choses qui sont utilisées pour la transformation des aliments, à savoir. (Ibid.): «Car c'est une âme qu'il prend pour gage».