ה מִי שֶׁהָיָה כֹתְלוֹ סָמוּךְ לְגִנַּת חֲבֵרוֹ וְנָפַל, וְאָמַר לוֹ פַּנֵּה אֲבָנֶיךָ, וְאָמַר לוֹ הִגִּיעוּךָ, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. מִשֶּׁקִּבֵּל עָלָיו אָמַר לוֹ הֵילָךְ אֶת יְצִיאוֹתֶיךָ וַאֲנִי אֶטֹּל אֶת שֶׁלִּי, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּתֶבֶן וּבְקַשׁ, וְאָמַר לוֹ תֶּן לִי שְׂכָרִי, וְאָמַר לוֹ טֹל מַה שֶּׁעָשִׂיתָ בִּשְׂכָרֶךָ, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. מִשֶּׁקִּבֵּל עָלָיו וְאָמַר לוֹ הֵילָךְ שְׂכָרְךָ וַאֲנִי אֶטֹּל אֶת שֶׁלִּי, אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. הַמּוֹצִיא זֶבֶל לִרְשׁוּת הָרַבִּים, הַמּוֹצִיא מוֹצִיא וְהַ מְזַבֵּל מְזַבֵּל. אֵין שׁוֹרִין טִיט בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְאֵין לוֹבְנִים לְבֵנִים. אֲבָל גּוֹבְלִין טִיט בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אֲבָל לֹא לְבֵנִים. הַבּוֹנֶה בִרְשׁוּת הָרַבִּים, הַמֵּבִיא אֲבָנִים מֵבִיא וְהַבּוֹנֶה בּוֹנֶה. וְאִם הִזִּיק, מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁהִזִּיק. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, אַף מְתַקֵּן הוּא אֶת מְלַאכְתּוֹ לִפְנֵי שְׁלשִׁים יוֹם:
5 Un mur appartenant à un individu tombe, en s’écroulant, dans le jardin d’un autre; le propriétaire du jardin lui dit: “Enlève tes pierres”, et celui-ci lui répond: “Je t’en fais cadeau, fais-en ce que tu veux”. En ce cas, le propriétaire du mur est obligé d’enlever ses débris du jardin. Si le propriétaire du jardin a accepté ce cadeau, et a fait enlever les pierres, puis le propriétaire du mur lui dit: “Je te rembourserai tes dépenses, rends-moi mes débris”, on ne l’écoute pas. Un individu a loué un ouvrier pour ramasser la paille; l’ouvrier a travaillé, et il demande son salaire; le patron lui répond: “prends tout ce que tu as ramassé pour ton salaire”; l’ouvrier peut alors le refuser et réclamer son salaire. Si l’ouvrier l’a accepté, et si le patron lui dit plus tard: “je te donnerai ton salaire, rends-moi ma paille”, on ne l’écoute pas. Si un individu porte son fumier dans une place accessible au public, il faut qu’un autre soit là tout prêt à le porter de là dans les champs, afin qu’il ne reste pas dans cette place (où il pourrait causer des dommages aux passants). Il ne faut pas tremper l’argile dans une place accessible au public, ni faire des briques en cet endroit. Cependant, on peut y pétrir l’argile pour l’appliquer de suite dans un édifice, mais on ne peut pas pétrir des tuiles dans un pareil endroit. Si l’on bâtit dans une place accessible au public, et l’on apporte des pierres, il faut qu’un individu les enlève pour l’édifice aussitôt qu’on les apporte, afin qu’elles ne restent pas en cette place. Si, en attendant, les pierres ont causé des dommages aux passants, il faut payer les dommages. R. Simon b. Gamliel dit au contraire: on peut même préparer le travail un mois d’avance (sans être obligé de payer le dommage s’il en survient).