Bava Kamma 3

Chapitre 3

א הַמַּנִּיחַ אֶת הַכַּד בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּבָא אַחֵר וְנִתְקַל בָּהּ וּשְׁבָרָהּ, פָּטוּר. וְאִם הֻזַּק בָּהּ, בַּעַל הֶחָבִית חַיָּב בְּנִזְקוֹ. נִשְׁבְּרָה כַדּוֹ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻחְלַק אֶחָד בַּמַּיִם, אוֹ שֶׁלָּקָה בַחֲרָסֶיהָ, חַיָּב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בְּמִתְכַּוֵּן, חַיָּב. בְּאֵינוֹ מִתְכַּוֵּן, פָּטוּר:
1 Un individu met son baril sur une place publique, et un passant s’y heurte et le brise; ce dernier est acquitté. Si le passant s’est blessé en se heurtant, le premier doit payer le dommage. Si une cruche contenant de l’eau se brise dans la rue, et un passant glisse dans l’eau, ou se heurte contre les morceaux de la cruche, celui qui l’a apportée doit payer le dommage. R. Juda dit: Il doit payer s’il a eu l’intention d’employer les morceaux; si non, il est acquitté.
ב הַשּׁוֹפֵךְ מַיִם בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ. הַמַּצְנִיעַ אֶת הַקּוֹץ, וְאֶת הַזְּכוּכִית, וְהַגּוֹדֵר אֶת גְּדֵרוֹ בְּקוֹצִים, וְגָדֵר שֶׁנָּפַל לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזְּקוּ בָהֶן אֲחֵרִים, חַיָּב בְּנִזְקָן:
2 Si un individu verse de l’eau sur la voie publique et cause un dommage à quelqu’un, il doit payer le dommage. Si un individu cache dans la voie publique des épines, des verres, qui causent des dommages, ou s’il fait sa haie en épines, ou si sa haie s’est renversée sur la voie publique, ce qui a causé des dommages aux passants, il doit payer ces dommages.
ג הַמּוֹצִיא אֶת תִּבְנוֹ וְאֶת קַשּׁוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים לִזְבָלִים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ, וְכָל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, כָּל הַמְקַלְקְלִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיקוּ, חַיָּבִין לְשַׁלֵּם, וְכָל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה. הַהוֹפֵךְ אֶת הַגָּלָל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ:
3 Si un individu avait mis son chaume et sa paille sur la place publique, pour en faire du fumier, et qu’un passant en ait subi du dommage, le maître doit payer ce dommage; en outre, tout le monde a le droit d’en prendre possession. R. Simon b. Gamliel dit: tous ceux qui mettent des objets nuisibles dans une place publique, subissent 2 conséquences, 1° de payer les dommages qu’ils causent, 2° chacun a le droit de prendre possession de ces objets. Si un individu rencontrant du fumier dans une place publique, le déplace, et qu’un passant en est endommagé, l’individu doit payer ce dommage.
ד שְׁנֵי קַדָּרִין שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין זֶה אַחַר זֶה, וְנִתְקַל הָרִאשׁוֹן וְנָפַל, וְנִתְקַל הַשֵּׁנִי בָּרִאשׁוֹן, הָרִאשׁוֹן חַיָּב בְּנִזְקֵי שֵׁנִי:
4 Deux potiers marchent l’un derrière l’autre; le premier trébuche et tombe, et le second se heurte contre le premier; le premier doit payer alors les dommages du second.
ה זֶה בָּא בְחָבִיתוֹ, וְזֶה בָּא בְקוֹרָתוֹ, נִשְׁבְּרָה כַדּוֹ שֶׁל זֶה בְּקוֹרָתוֹ שֶׁל זֶה, פָּטוּר, שֶׁלָּזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ וְלָזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ. הָיָה בַעַל קוֹרָה רִאשׁוֹן, וּבַעַל חָבִית אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה, פָּטוּר בַּעַל הַקּוֹרָה. וְאִם עָמַד בַּעַל הַקּוֹרָה, חַיָּב. וְאִם אָמַר לְבַעַל הֶחָבִית עֲמֹד, פָּטוּר. הָיָה בַעַל חָבִית רִאשׁוֹן וּבַעַל קוֹרָה אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה, חַיָּב. וְאִם עָמַד בַּעַל חָבִית, פָּטוּר. וְאִם אָמַר לְבַעַל קוֹרָה עֲמֹד, חַיָּב. וְכֵן זֶה בָא בְנֵרוֹ וְזֶה בְפִשְׁתָּנוֹ:
5 Un individu dans la rue portant une cruche, et il rencontre quelqu’un qui porte une poutre, la cruche se brise en se heurtant contre la poutre; celui qui portait la poutre n’est pas obligé de payer le dommage par la cruche, car il a le droit de marcher dans la rue comme l’autre. Si l’homme à la poutre marche le premier et l’autre va derrière lui, et que la cruche se brise, l’homme à la poutre est acquitté. S’il s’est arrêté, il est condamné à payer le dommage; mais si après s’être arrêté il avertit l’homme à la cruche de s’arrêter également, il est acquitté. Si l’homme à la cruche marche le premier et l’homme à la poutre le suit, puis la cruche se brise en se heurtant contre la poutre, le dommage doit être payé; si l’homme à la cruche s’est arrêté, l’autre est acquitté; mais si après s’être arrêté, l’homme à la cruche demande à l’autre, de s’arrêter aussi, l’autre doit payer le dommage. Il en est de même si l’un porte une lumière et l’autre de la filasse (qui s’enflamme au contact de la lumière).
ו שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ, אוֹ שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם רָצִים, וְהִזִּיקוּ זֶה אֶת זֶה, שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין:
6 Deux individus sont dans la rue, l’un court et l’autre marche, ou ils courent tous les deux: s’ils se causent des dommages l’un à l’autre, ils sont acquittés.
ז הַמְבַקֵּעַ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד אַחֵר, חַיָּב:
7 Si un individu fend du bois dans un lieu privé et cause par là un dommage au dehors, ou s’il le fait au dehors et blesse ainsi un individu dans un lieu privé, ou si d’un tel lieu il blesse chez lui le demandeur, il doit payer le dommage.
ח שְׁנֵי שְׁוָרִים תַּמִּים שֶׁחָבְלוּ זֶה אֶת זֶה, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. שְׁנֵיהֶם מוּעָדִים, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, מוּעָד בַּתָּם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בַּמּוּעָד מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. וְכֵן שְׁנֵי אֲנָשִׁים שֶׁחָבְלוּ זֶה בָזֶה, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אָדָם בְּמוּעָד וּמוּעָד בְּאָדָם, מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אָדָם בְּתָם וְתָם בְּאָדָם, אָדָם בְּתָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בְּאָדָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, אַף תָּם שֶׁחָבַל בְּאָדָם, מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם:
8 Si deux bœufs, tam (d’habitudes paisibles), se sont blessés l’un l’autre, on fait l’estimation des dommages réciproques, et celui dont le bœuf a causé le dommage le plus considérable paie à l’autre la moitié de la différence. Si les deux bœufs sont muadim (habitués à frapper avec les cornes), on paiera la différence entière. Si l’un des bœufs était un tam et l’autre un muad, le propriétaire du muad, s’il lui doit payer, son bœuf ayant causé le plus de dommage, paiera la différence entière; mais le propriétaire du tam, si c’est lui qui doit payer, ne paiera que la moitié de la différence. De même si deux individus se sont blessés l’un l’autre, celui qui a fait le plus grand dommage paiera la différence entière. Si un homme et un bœuf muad se sont blessés l’un l’autre, celui qui a fait le dommage le plus grand paiera la différence entière; si le bœuf qui a blessé l’homme est un tam, son propriétaire, si c’est lui qui doit payer, le dommage fait par son bœuf à l’homme étant plus grand que celui fait par l’homme, ne paiera que la moitié de la différence; mais l’homme, si c’est lui qui doit payer, paiera la différence entière. R. aqiba dit: même le propriétaire du tam, si son bœuf a fait à l’homme un dommage plus grand que celui fait par l’homme, paiera la différence entière.
ט שׁוֹר שָׁוֶה מָנֶה שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵלָה יָפָה כְלוּם, נוֹטֵל אֶת הַשּׁוֹר. שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵלָה יָפָה כְלוּם, אָמַר רַבִּי מֵאִיר, עַל זֶה נֶאֱמַר (שמות כא) וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה, וְכֵן הֲלָכָה, קִיַּמְתָּ וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ, וְלֹא קִיַּמְתָּ (שם) וְגַם אֶת הַמֵּת יֶחֱצוּן, וְאֵיזֶה, זֶה שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְהַנְּבֵלָה יָפָה חֲמִשִּׁים זוּז, שֶׁזֶּה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת:
9 Si un bœuf (tam) de la valeur d’un maneh, a tué avec les cornes un autre bœuf valant le double, et que le cadavre n’ait aucune valeur, de demandeur prend le bœuf en paiement (de la moitié du dommage). R. Meir dit d’appliquer à ce cas les mots: ils vendront le bœuf vivant, et ils se partageront son argent (Ex 21, 35). R. Juda lui dit: il est vrai qu’en ce cas le défendeur doit payer la moitié du dommage; mais comme l’Ecriture ajoute: et ils se partageront le bœuf mort, elle parle d’un bœuf valant p. ex. 200 zouz, qui a tué un autre bœuf d’une valeur égale, et dont le cadavre vaut 50 zouz; le demandeur et le défendeur se partagent à parts égales le bœuf vivant et le mort.
י יֵשׁ חַיָּב עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וּפָטוּר עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ, פָּטוּר עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וְחַיָּב עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ. שׁוֹרוֹ שֶׁבִּיֵּשׁ, פָּטוּר, וְהוּא שֶׁבִּיֵּשׁ, חַיָּב. שׁוֹרוֹ שֶׁסִּמֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ, וְהִפִּיל אֶת שִׁנּוֹ, פָּטוּר, וְהוּא שֶׁסִּמֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ, וְהִפִּיל אֶת שִׁנּוֹ, חַיָּב. שׁוֹרוֹ שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וְאִמּוֹ, חַיָּב, וְהוּא שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וְאִמּוֹ, פָּטוּר. שׁוֹרוֹ שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת, חַיָּב, וְהוּא שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת, פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מִתְחַיֵּב בְּנַפְשׁוֹ:
10 Parfois on est condamné pour une action faite par son bœuf, qui n’entraînerait pas de paiement si on l’avait faite soi-même; d’autres fois on est condamné pour une action faite par soi-même, qui n’entraînerait pas de paiement, si elle était faite par son bœuf; p. ex. si un bœuf fait une action qui cause une honte à quelqu’un, son propriétaire n’est pas obligé de payer pour la honte; mais s’il fait l’action lui-même, il est condamné au paiement. Si le bœuf a blessé l’esclave en lui faisant perdre un œil ou une dent, l’esclave n’est pas affranchi. Si son bœuf a fait une plaie à son père ou à sa mère, le maître est condamné à payer le dommage; mais si celui-ci le fait lui-même, il ne paie pas le dommage. Si son bœuf incendie un tas de blé le jour du Shabat, il faut payer; mais si le maître le fait, il ne paie pas, car il est condamné à mort pour avoir violé le Shabat.
יא שׁוֹר שֶׁהָיָה רוֹדֵף אַחַר שׁוֹר אַחֵר, וְהֻזַּק, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא בְסֶלַע לָקָה, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ שְׁנַיִם רוֹדְפִים אַחַר אֶחָד, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין. אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶן שֶׁל אִישׁ אֶחָד, שְׁנֵיהֶן חַיָּבִין. הָיָה אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר גָּדוֹל הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן הִזִּיק. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם הִזִּיק, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ הַנִּזּוֹקִין שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, וְהַמַּזִּיקִים שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר, גָּדוֹל הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְקָטָן אֶת הַקָּטָן, וּמַזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן אֶת הַגָּדוֹל וְגָדוֹל אֶת הַקָּטָן. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְתָם אֶת הַקָּטָן, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם אֶת הַגָּדוֹל וּמוּעָד אֶת הַקָּטָן, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה:
11 Si un bœuf en poursuit un autre, et qu’on trouve l’autre blessé, de sorte que le demandeur dit: “c’est ton bœuf qui l’a blessé”, et le défendeur répond: “il s’est blessé en se heurtant contre une roche”, le réclamant doit prouver son dire. Si 2 bœufs poursuivent un 3e, et les 2 propriétaires de ces bœufs disent l’un à l’autre: “c’est ton bœuf qui l’a blessé”, ils sont tous deux acquittés. Si les 2 bœufs appartiennent à un seul propriétaire, tous deux sont hypothéqués pour le paiement du dommage. Si l’un de ces bœufs est petit (de peu de valeur), et l’autre grand, et le défendeur dit que le petit a causé le dommage; ou si l’un des bœufs est tam et l’autre muad, le demandeur disant que le muad a fait le mal (pour lequel on paie le dommage entier), et le défendeur dit que c’était le tam (entraînant la moitié de la perte), le réclamant devra prouver sa demande. Le même principe est encore appliqué au cas suivant: si 2 bœufs tam dont l’un est petit et l’autre grand, blessent 2 autres bœufs, dont l’un est également petit et l’autre grand, le demandeur dit: “le grand a blessé le grand, et le petit a blessé le petit” (il y aura donc de quoi payer la moitié du dommage du grand et la moitié de celui du petit); mais le défendeur dit: “au contraire, le grand a blessé le petit, et le petit a blessé le grand” (il n’est donc pas obligé de payer toute la moitié du dommage du grand bœuf blessé, si elle dépasse la valeur du petit qui a fait la blessure). Enfin si l’un des bœufs qui ont blessé les autres, était tam et l’autre muad, le demandeur dit: “le muad a blessé le grand (il réclame donc pour le grand le dommage entier), et le tam a blessé le petit”; mais le défendeur dit: “au contraire, le tam a blessé le grand, et le muad a fait du mal au petit”; le demandeur doit alors prouver le bien fondé de sa réclamation.