יא שׁוֹר שֶׁהָיָה רוֹדֵף אַחַר שׁוֹר אַחֵר, וְהֻזַּק, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא בְסֶלַע לָקָה, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ שְׁנַיִם רוֹדְפִים אַחַר אֶחָד, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין. אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶן שֶׁל אִישׁ אֶחָד, שְׁנֵיהֶן חַיָּבִין. הָיָה אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר גָּדוֹל הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן הִזִּיק. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם הִזִּיק, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ הַנִּזּוֹקִין שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, וְהַמַּזִּיקִים שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר, גָּדוֹל הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְקָטָן אֶת הַקָּטָן, וּמַזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן אֶת הַגָּדוֹל וְגָדוֹל אֶת הַקָּטָן. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְתָם אֶת הַקָּטָן, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם אֶת הַגָּדוֹל וּמוּעָד אֶת הַקָּטָן, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה:
11 Si un bœuf en poursuit un autre, et qu’on trouve l’autre blessé, de sorte que le demandeur dit: “c’est ton bœuf qui l’a blessé”, et le défendeur répond: “il s’est blessé en se heurtant contre une roche”, le réclamant doit prouver son dire. Si 2 bœufs poursuivent un 3e, et les 2 propriétaires de ces bœufs disent l’un à l’autre: “c’est ton bœuf qui l’a blessé”, ils sont tous deux acquittés. Si les 2 bœufs appartiennent à un seul propriétaire, tous deux sont hypothéqués pour le paiement du dommage. Si l’un de ces bœufs est petit (de peu de valeur), et l’autre grand, et le défendeur dit que le petit a causé le dommage; ou si l’un des bœufs est tam et l’autre muad, le demandeur disant que le muad a fait le mal (pour lequel on paie le dommage entier), et le défendeur dit que c’était le tam (entraînant la moitié de la perte), le réclamant devra prouver sa demande. Le même principe est encore appliqué au cas suivant: si 2 bœufs tam dont l’un est petit et l’autre grand, blessent 2 autres bœufs, dont l’un est également petit et l’autre grand, le demandeur dit: “le grand a blessé le grand, et le petit a blessé le petit” (il y aura donc de quoi payer la moitié du dommage du grand et la moitié de celui du petit); mais le défendeur dit: “au contraire, le grand a blessé le petit, et le petit a blessé le grand” (il n’est donc pas obligé de payer toute la moitié du dommage du grand bœuf blessé, si elle dépasse la valeur du petit qui a fait la blessure). Enfin si l’un des bœufs qui ont blessé les autres, était tam et l’autre muad, le demandeur dit: “le muad a blessé le grand (il réclame donc pour le grand le dommage entier), et le tam a blessé le petit”; mais le défendeur dit: “au contraire, le tam a blessé le grand, et le muad a fait du mal au petit”; le demandeur doit alors prouver le bien fondé de sa réclamation.