Mishnah
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Bava Batra 2

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1

לֹא יַחְפֹּר אָדָם בּוֹר סָמוּךְ לְבוֹרוֹ שֶׁל חֲבֵרוֹ, וְלֹא שִׁיחַ, וְלֹא מְעָרָה, וְלֹא אַמַּת הַמַּיִם, וְלֹא נִבְרֶכֶת כּוֹבְסִין, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִכֹּתֶל חֲבֵרוֹ שְׁלשָׁה טְפָחִים, וְסָד בְּסִיד. מַרְחִיקִין אֶת הַגֶּפֶת וְאֶת הַזֶּבֶל וְאֶת הַמֶּלַח וְאֶת הַסִּיד וְאֶת הַסְּלָעִים מִכָּתְלוֹ שֶׁל חֲבֵרוֹ שְׁלשָׁה טְפָחִים, וְסָד בְּסִיד. מַרְחִיקִין אֶת הַזְּרָעִים, וְאֶת הַמַּחֲרֵשָׁה, וְאֶת מֵי רַגְלַיִם מִן הַכֹּתֶל שְׁלשָׁה טְפָחִים. וּמַרְחִיקִין אֶת הָרֵחַיִם שְׁלשָׁה מִן הַשֶּׁכֶב, שֶׁהֵן אַרְבָּעָה מִן הָרָכֶב. וְאֶת הַתַּנוּר, שְׁלשָׁה מִן הַכִּלְיָא, שֶׁהֵן אַרְבָּעָה מִן הַשָּׂפָה:

On ne peut pas creuser un bor [(rond)] près du bor de son voisin, ni un shiach [(long et étroit)], ni un ma'arah [(couvert)], ni un canal d'eau, ni un bassin de lavage [a fosse carrée dans laquelle l'eau de pluie est recueillie pour laver le linge], à moins qu'il ne l'éloigne de trois largeurs de main du mur de son voisin [c'est-à-dire du mur de son trou. Et l'épaisseur de la paroi d'un trou n'est pas inférieure à trois largeurs de main, de sorte que la distance entre son trou et celui de son voisin est de six largeurs de main. Et on ne peut placer l'un des «endommageurs» le long de la frontière de son voisin à moins qu'il ne la supprime à la distance requise, même s'il n'y a pas de mur là-bas, de peur que son voisin ne décide de construire là-bas et qu'il lui cause des dommages.] Et il enduit [ les murs de son trou] avec de la chaux. L'un éloigne la tourbe d'écorce d'olive, le fumier, le sel, la chaux et le silex à trois largeurs de main du mur de son voisin. [Pour tous ces «saper» un mur. (Le "mur" ici n'est pas celui d'un trou.)] On éloigne le semis, le labour et l'urine de trois largeurs de main d'un mur. [("labourer" :) Labourer même sans semer (comme quand on laboure les arbres) mine un mur. ("urine"): Elle érode les briques, qui sont en argile séchée. Par conséquent, si l'on urine près d'un mur de briques, il faut reculer de trois largeurs de main. Avec un mur de pierre, une largeur de main suffit; et avec la pierre dure, comme le granit, il n'a pas besoin de reculer du tout.] Et un moulin doit être enlevé (d'un mur). [(Son "cliquetis" mine la fondation du mur)] trois (largeurs de main) du shechev (la partie inférieure), qui sont quatre du rechev (la partie supérieure). [Le rechev «monte» sur le shechev, et est une largeur de main plus étroite.] Et un four (doit être enlevé) trois du kilya qui sont quatre de la surface. [Le kilya est la base, faite d'argile et de pierres, sur laquelle le four est placé. Il est large en dessous et étroit en haut. La surface supérieure du kilya, sur laquelle le four est posé, est de la même largeur que le four. Cette base doit être retirée à trois largeurs de main du mur, à quatre largeurs de main de sa surface supérieure, car la chaleur du poêle endommage le mur.]

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2

לֹא יַעֲמִיד אָדָם תַּנּוּר בְּתוֹךְ הַבַּיִת, אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ עַל גַּבָּיו גֹּבַהּ אַרְבַּע אַמּוֹת. הָיָה מַעֲמִידוֹ בָעֲלִיָּה, צָרִיך שֶׁיְּהֵא תַחְתָּיו מַעֲזִיבָה שְׁלשָׁה טְפָחִים. וּבַכִּירָה, טֶפַח. וְאִם הִזִּיק, מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁהִזִּיק. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, לֹא אָמְרוּ כָל הַשִּׁעוּרִין הָאֵלּוּ, אֶלָּא שֶׁאִם הִזִּיק, פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם:

On ne peut pas placer un four à l'intérieur d'une maison à moins qu'il n'y ait une hauteur au-dessus [de l'entrée du four jusqu'au plafond] de quatre coudées, [afin que le plafond ne prenne pas feu.] S'il tenait un four à un étage supérieur , il doit y avoir en dessous un pavage [d'argile] de trois largeurs de main, [afin que le plafond inférieur (c'est-à-dire le plancher) ne prenne pas feu; et une hauteur au-dessus de quatre coudées.] Et avec un kirah, [sur lequel un pot est placé, aucun grand feu n'étant fait à l'intérieur comme dans un poêle], une largeur de main. Et s'il a causé des dommages [après avoir observé tous les règlements ci-dessus], il paie le montant des dommages, [malgré lequel il est obligé d'observer ces règlements, de peur de causer des dommages par le feu à ses voisins et de ne pas avoir de quoi payer.] R. Shimon dit: Tous ces règlements ont été énoncés seulement pour que s'il causait des dommages (après les avoir observés), il soit exonéré de payer. [La halakha n'est pas conforme à R. Shimon.]

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3

לֹא יִפְתַּח אָדָם חֲנוּת שֶׁל נַחְתּוֹמִין וְשֶׁל צַבָּעִין תַּחַת אוֹצָרוֹ שֶׁל חֲבֵרוֹ. וְלֹא רֶפֶת בָּקָר. בֶּאֱמֶת, בְּיַיִן הִתִּירוּ, אֲבָל לֹא רֶפֶת בָּקָר. חֲנוּת שֶׁבֶּחָצֵר, יָכוֹל לִמְחוֹת בְּיָדוֹ וְלוֹמַר לוֹ, אֵינִי יָכוֹל לִישֹׁן מִקּוֹל הַנִּכְנָסִין וּמִקּוֹל הַיּוֹצְאִין. אֲבָל עוֹשֶׂה כֵלִים, יוֹצֵא וּמוֹכֵר בְּתוֹךְ הַשּׁוּק, אֲבָל אֵינוֹ יָכוֹל לִמְחוֹת בְּיָדוֹ וְלוֹמַר לוֹ, אֵינִי יָכוֹל לִישֹׁן, לֹא מִקּוֹל הַפַּטִּישׁ, וְלֹא מִקּוֹל הָרֵחַיִם, וְלֹא מִקּוֹל הַתִּינוֹקוֹת:

On ne peut pas ouvrir une boulangerie ou un atelier de peinture sous le magasin de son voisin; ni une écurie. En vérité, avec (un cellier de) vin c'était permis, [les vapeurs qui montaient de la boulangerie ou de l'atelier de peinture n'endommageant pas le vin, la chaleur améliorant (la qualité) du vin à Eretz Yisrael. Mais dans un endroit où l'on sait que la chaleur nuit au vin, on ne peut pas ouvrir de tels magasins, même sous un magasin de vin.] Un magasin dans une cour peut être contesté. [Si l'un des occupants de la cour souhaitait y ouvrir un magasin, les autres peuvent l'arrêter.] (On lui dira peut-être :) "Je ne peux pas dormir à cause de ceux qui entrent et sortent." On peut fabriquer des vases (dans la cour) et sortir et les vendre sur le marché. Mais on ne peut pas protester et dire que je ne peux pas dormir: ni à cause du bruit du marteau, ni du bruit du moulin, ni du son des écoliers [qui apprennent la Torah. Et même s'il s'agit d'un son produit par d'autres (et non par l'occupant de la cour lui-même), on ne peut pas protester, à cause de la plus grande gloire de la Torah. Et s'il n'enseigne pas la Torah aux enfants, mais un métier, l'arithmétique ou des fractions, on peut protester et dire: "Je ne peux pas dormir à cause des enfants qui entrent et sortent."]

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4

מִי שֶׁהָיָה כָתְלוֹ סָמוּךְ לְכֹתֶל חֲבֵרוֹ, לֹא יִסְמֹךְ לוֹ כֹתֶל אַחֵר, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת. וְהַחַלּוֹנוֹת, מִלְּמַעְלָן וּמִלְּמַטָּן, וּמִכְּנֶגְדָּן, אַרְבַּע אַמּוֹת:

Si l'un d'entre eux était près du mur de son voisin, [formant un angle droit avec lui], il ne peut en mettre un autre à moins qu'il ne le place à quatre coudées. [S'il venait mettre un deuxième mur contre le mur de son voisin pour que les trois murs forment une sorte de beth, son voisin peut l'arrêter jusqu'à ce qu'il l'éloigne de quatre coudées pour qu'il y ait assez de place entre les deux murs pour que les gens puissent marcher po Pour fouler le sol près du mur renforce et raffermit les fondations des murs. Ceci, uniquement avec un mur de jardin ou un mur dans la cour d'une ville nouvelle, où peu de gens ont foulé, et où le terrain n'a pas été suffisamment fortifié. Mais avec un mur dans la cour d'une vieille ville, il peut rejoindre les murs et ne pas avoir besoin de les éloigner. De même, si le mur de son voisin était plus court que quatre coudées, il n'a pas besoin de distance (son mur), car un mur de moins de quatre coudées ne nécessite aucun renforcement.] Et les fenêtres—au-dessus, au-dessous et en face, quatre coudées. [S'il avait une fenêtre au-dessus de son mur, et que son voisin a construit un mur en face de sa fenêtre, en dessous—s'il y avait moins de quatre coudées du haut du mur qu'il a construit jusqu'à la fenêtre, il peut le contraindre à l'abaisser, afin qu'il ne se tienne pas dessus et ne regarde pas par la fenêtre. S'il avait une fenêtre en bas sur son mur, il peut le contraindre à élever le mur qu'il a construit en face de quatre coudées plus haut que la fenêtre, afin qu'il ne regarde pas à l'intérieur. Et en face: il doit éloigner le mur de quatre coudées de la fenêtre pour ne pas en bloquer la lumière.]

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5

מַרְחִיקִין אֶת הַסֻּלָּם מִן הַשּׁוֹבָךְ אַרְבַּע אַמּוֹת, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִקְפֹּץ הַנְּמִיָּה, וְאֶת הַכֹּתֶל מִן הַמַּזְחִילָה אַרְבַּע אַמּוֹת, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא זוֹקֵף אֶת הַסֻּלָּם. מַרְחִיקִין אֶת הַשּׁוֹבָךְ מִן הָעִיר חֲמִשִּׁים אַמָּה. וְלֹא יַעֲשֶׂה אָדָם שׁוֹבָךְ בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן יֶשׁ לוֹ חֲמִשִּׁים אַמָּה לְכָל רוּחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בֵּית אַרְבַּעַת כּוֹרִין, מְלֹא שֶׁגֶר הַיּוֹנָה. וְאִם לְקָחוֹ, אֲפִלּוּ בֵית רֹבַע, הֲרֵי הוּא בְחֶזְקָתוֹ:

Une échelle doit être éloignée de quatre coudées d'un poulailler, afin qu'une martre ne saute pas (de celle-ci). [Si l'on avait un pigeonnier dans sa cour près d'un mur séparant deux cours, et que son voisin venait placer une échelle contre le mur, il devait éloigner l'échelle de quatre coudées du poulailler pour qu'une martre ne saute pas de l'échelle à la coopérez et tuez les pigeons.] Et un mur (doit être éloigné) de quatre coudées d'une mazchilah, afin qu'il puisse tenir une échelle (là). [Une mazchilah est une grande gouttière qui longe le côté d'un mur dans lequel l'eau du toit s'écoule. Si un mur avec une mazchilah longe la cour de son voisin, il (son voisin) doit s'en éloigner de quatre coudées s'il vient construire un mur à côté, afin qu'il (l'autre) puisse y placer une échelle pour aller. pour réparer la mazchilah, pour la nettoyer de la saleté et des roches qui s'y accumulent et gênent l'écoulement de l'eau.] Un poulailler est éloigné de cinquante coudées de la ville, [car les pigeons gâtent les jardins du toit]; et il ne peut pas mettre en place un poulailler dans son propre (champ) à moins qu'il ait cinquante coudées de tous les côtés [afin que les pigeons ne gâtent pas le champ de son voisin.] R. Yehudah dit: (Il doit avoir une distance de) quatre korin, [un beth kor de tous les côtés. (Un kor est trente sa'ah)], un vol complet [unique] d'un pigeon. Mais si on l'a acheté (la coopérative) [telle qu'elle est, avec la terre,] même s'il [n'y avait autour d'elle] que [la distance de] un quart [kav], elle reste telle qu'elle était, [le premier ayant maintenu c'est ainsi.]

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6

נִפּוּל הַנִּמְצָא בְתוֹךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה, הֲרֵי הוּא שֶׁל בַּעַל הַשּׁוֹבָךְ. חוּץ מֵחֲמִשִּׁים אַמָּה, הֲרֵי הוּא שֶׁל מוֹצְאוֹ. נִמְצָא בֵין שְׁנֵי שׁוֹבָכוֹת, קָרוֹב לָזֶה, שֶׁלּוֹ. קָרוֹב לָזֶה, שֶׁלּוֹ. מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה, שְׁנֵיהֶם יַחֲלֹקוּ:

Si un jeune est trouvé à moins de cinquante coudées [d'un poulailler], il appartient au propriétaire du poulailler. (S'il a été trouvé) au-delà de cinquante coudées, il appartient au chercheur. S'il a été trouvé entre deux coopératives [à moins de cinquante coudées de chaque]—S'il était plus proche de cela, il lui appartient (le propriétaire de cette coopérative); s'il était plus proche de cela, il appartient à l'autre. Si c'était au milieu, ils se divisent.

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7

מַרְחִיקִין אֶת הָאִילָן מִן הָעִיר עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמָּה, וּבְחָרוּב וּבְשִׁקְמָה חֲמִשִּׁים אַמָּה. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר, כָּל אִילַן סְרָק, חֲמִשִּׁים אַמָּה. אִם הָעִיר קָדְמָה, קוֹצֵץ וְאֵינוֹ נוֹתֵן דָּמִים. וְאִם הָאִילָן קָדַם, קוֹצֵץ וְנוֹתֵן דָּמִים. סָפֵק זֶה קָדַם, סָפֵק זֶה קָדַם, קוֹצֵץ וְאֵינוֹ נוֹתֵן דָּמִים:

Un arbre est éloigné de vingt-cinq coudées d'une ville, [une place ouverte devant une ville rehaussant son apparence.] Et avec une caroube et un sycomore, cinquante coudées, [leur feuillage étant épais]. Abba Saul dit: Avec tout arbre stérile, [qui nuit à l'apparence de la ville], cinquante coudées. Si la ville était la première, il [le propriétaire de la ville] la coupe et ne compense pas (le propriétaire de l'arbre); et si l'arbre était le premier, il le coupe et compense. En cas de doute (ce qui est venu en premier), il le coupe et ne compense pas. [Car comme il doit être abattu, peu importe ce qui est venu en premier, après avoir été abattu, son propriétaire est dit: "Prouvez qu'il était là en premier et vous serez payé."]

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8

מַרְחִיקִין גֹּרֶן קָבוּעַ מִן הָעִיר חֲמִשִּׁים אַמָּה. לֹא יַעֲשֶׂה אָדָם גֹּרֶן קָבוּעַ בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן יֶשׁ לוֹ חֲמִשִּׁים אַמָּה לְכָל רוּחַ, וּמַרְחִיק מִנְּטִיעוֹתָיו שֶׁל חֲבֵרוֹ וּמִנִּירוֹ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יַזִּיק:

Un goren fixe (aire de battage) est éloigné de cinquante coudées de la ville. [Un goren fixe est celui qui a un gros tas qui est vanné avec une pelle de vannage. Et un goren qui n'a pas de gros tas, où la balle n'a pas besoin d'être vannée avec une pelle de vannage mais est dispersé par le vent qui souffle à travers le tas, est appelé un goren non fixe.] On ne peut pas installer un goren fixe. dans le sien (champ) à moins qu'il n'ait cinquante coudées de tous côtés. Et il l'éloigne des plantes de son voisin, et de son nir pour ne pas leur faire de mal. [Un nir est le labour des jours d'été visant à tuer les racines des épines et des mauvaises herbes. ("pour qu'il ne fasse pas de mal" :) C'est la raison (de la distanciation)—pour que la balle ne nuise pas à ses plantes et à son nir. Pour cela (la balle) moule et gâte le nir et sèche les plantes.]

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9

מַרְחִיקִין אֶת הַנְּבֵלוֹת וְאֶת הַקְּבָרוֹת וְאֶת הַבֻּרְסְקִי מִן הָעִיר חֲמִשִּׁים אַמָּה. אֵין עוֹשִׂין בֻּרְסְקִי אֶלָּא לְמִזְרַח הָעִיר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, לְכָל רוּחַ הוּא עוֹשֶׂה, חוּץ מִמַּעֲרָבָהּ, וּמַרְחִיק חֲמִשִּׁים אַמָּה:

Carcasses (gisements), cimetières et tanneries sont distants de cinquante coudées de la ville. Les tanneries ne sont implantées qu'à l'est de la ville. [Car le vent d'est n'est nuisible que s'il est puni. Mais dans des circonstances normales, il fait chaud et souffle doucement et ne transporte pas d'odeurs dans la ville.] R. Akiva dit: Il peut les installer dans toutes les directions à une distance de cinquante coudées, sauf à l'ouest, [où il ne peut pas les placer du tout, car la Shechinah est à l'ouest. La halakha n'est pas conforme à R. Akiva.]

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10

מַרְחִיקִין אֶת הַמִּשְׁרָה מִן הַיָּרָק, וְאֶת הַכְּרֵשִׁין מִן הַבְּצָלִים, וְאֶת הַחַרְדָּל מִן הַדְּבוֹרִים. רַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר בַּחַרְדָּל:

Un mishrah [un endroit où le lin est trempé, qui gâte les verts qui sont près de lui] est éloigné des verts, et les poireaux (sont éloignés) des oignons, [les poireaux sont nocifs pour les oignons qui sont près d'eux], et la moutarde (est éloignée) des abeilles, [moutarde gâtant le miel et le rendant tranchant]. R. Yossi le permet avec de la moutarde, [car il peut lui dire: "Avant de me dire d'enlever ma moutarde à vos abeilles, enlevez vos abeilles de ma moutarde! Car elles viennent manger mes fleurs de moutarde!" La halakha est conforme à R. Yossi.]

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11

מַרְחִיקִין אֶת הָאִילָן מִן הַבּוֹר עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמָּה, וּבְחָרוּב וּבְשִׁקְמָה, חֲמִשִּׁים אַמָּה, בֵּין מִלְמַעְלָה בֵּין מִן הַצָּד. אִם הַבּוֹר קָדַם, קוֹצֵץ וְנוֹתֵן דָּמִים. וְאִם אִילָן קָדַם, לֹא יָקֹץ. סָפֵק זֶה קָדַם, וְסָפֵק זֶה קָדַם, לֹא יָקֹץ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, אַף עַל פִּי שֶׁהַבּוֹר קוֹדֶמֶת לָאִילָן, לֹא יָקֹץ, שֶׁזֶּה חוֹפֵר בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ, וְזֶה נוֹטֵעַ בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ:

Un arbre est éloigné de vingt-cinq coudées d'une fosse; et une caroube et un sycomore, [dont les racines sont abondantes], cinquante coudées—que ce soit d'en haut, [c'est-à-dire, si l'un d'eux est au-dessus sur une pente de montagne, et l'autre, en dessous], ou sur le côté [sur un terrain plat]. Si la fosse était (là) en premier, il (le propriétaire de la fosse) coupe (dans l'arbre) et compense (son propriétaire). [Car depuis qu'il a été autorisé à planter, ne causant de dommages qu'après un certain temps, les sages ne l'ont pas obligé à couper (abattre son arbre) sans compensation à cause des dommages que cela pourrait causer à un individu.] Et si l'arbre venait avant l'usine, il (le propriétaire de la fosse) ne peut pas la couper. Si on ne sait pas ce qui est arrivé en premier, il ne peut pas le couper. R. Yossi dit: Même si la fosse est venue avant l'arbre, il ne peut pas l'abattre; car l'un creuse dans sa propre (terre), et les autres plantes dans sa propre (terre). [La halakha est conforme à R. Yossi.]

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12

לֹא יִטַּע אָדָם אִילָן סָמוּךְ לִשְׂדֵה חֲבֵרוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת, אֶחָד גְּפָנִים וְאֶחָד כָּל אִילָן. הָיָה גָדֵר בֵּינְתַיִם, זֶה סוֹמֵךְ לַגָּדֵר מִכָּאן, וְזֶה סוֹמֵךְ לַגָּדֵר מִכָּאן. הָיוּ שָׁרָשִׁים יוֹצְאִין לְתוֹךְ שֶׁל חֲבֵרוֹ, מַעֲמִיק שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְעַכֵּב אֶת הַמַּחֲרֵשָׁה. הָיָה חוֹפֵר בּוֹר, שִׁיחַ וּמְעָרָה, קוֹצֵץ וְיוֹרֵד, וְהָעֵצִים שֶׁלּוֹ:

On ne peut planter un arbre près du champ de son voisin [que ce soit un champ de céréales ou un champ d'arbres] à moins qu'il ne s'en éloigne de quatre coudées, tant pour les vignes que pour tous les arbres. [(Il doit se distancer) suffisamment pour travailler un verger, de sorte que quand il laboure ses arbres, il ne soit pas contraint de prendre sa charrue dans le champ de son voisin. Ceci, à Eretz Yisrael et dans d'autres terres où la charrue est longue. Mais à Bavel et dans d'autres pays où la charrue est courte, deux coudées suffisent. Et ce n'est qu'entre les vignes et les vignes, et les arbres et les arbres que deux coudées suffisent. Mais si l'on vient planter un champ d'arbres près des vignes, même à Bavel et autres, il doit se distancer de quatre coudées.] S'il y avait une clôture entre eux, chacun peut planter jusqu'à la clôture de chaque côté. Si les racines sont sorties dans le (champ) de son voisin, il peut descendre trois largeurs de main, afin qu'elles n'arrêtent pas la charrue. [Le propriétaire du champ dans lequel les racines des arbres de son voisin ont pénétré peut les couper jusqu'à une profondeur de trois largeurs de main sans aucune réserve.] S'il creusait un bor, un shiach ou une ma'arah, (voir 2: 1), il coupe (les racines intrusives) au fur et à mesure qu'il va (c'est-à-dire qu'il creuse), et le bois lui appartient [le propriétaire du champ. Ceci, si l'endroit où il creusait était à seize coudées ou plus de l'arbre de son voisin. Mais si c'était moins que cela, le bois appartient au propriétaire de l'arbre. Pendant jusqu'à seize coudées, elles (les racines) sont nourries (par l'arbre), mais pas au-delà.]

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13

אִילָן שֶׁהוּא נוֹטֶה לִשְׂדֵה חֲבֵרוֹ, קוֹצֵץ מְלֹא הַמַּרְדֵּעַ עַל גַּבֵּי הַמַּחֲרֵשָׁה. וּבְחָרוּב וּבְשִׁקְמָה, כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקֹלֶת. בֵּית הַשְּׁלָחִין, כָּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקֹלֶת. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר, כָּל אִילַן סְרָק, כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקֹלֶת:

Si un arbre dépasse dans le champ de son voisin, il (le voisin) peut couper [les branches jusqu'à] la pleine [hauteur de] l'aiguillon à bœuf au-dessus de la charrue, [afin qu'ils ne gênent pas son mouvement], et avec une caroube et un sycomore, [dont l'ombre est grande et nuisible au champ, il coupe tout ce qui dépasse dans le champ] contre un plomb. Avec un champ nécessitant de l'irrigation, [il coupe] tous les arbres, [même pas une caroube ou un sycomore] contre un plomb. [L'ombre étant nuisible à un tel champ.] Abba Shaul dit: Tout arbre sans fruit (est coupé) contre le plomb. [Cela fait référence au début de la Michna, le premier tanna disant qu'il coupe toute la hauteur de l'aiguillon à bœuf (même avec des arbres stériles), à l'exception de la caroube et du sycomore. Et Abba Shaul lui dit: Tous les arbres stériles sont coupés contre le plomb. La halakha n'est pas conforme à Abba Shaul.]

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14

אִילָן שֶׁהוּא נוֹטֶה לִרְשׁוּת הָרַבִּים, קוֹצֵץ, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא גָמָל עוֹבֵר וְרוֹכְבוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, גָּמָל טָעוּן פִּשְׁתָּן אוֹ חֲבִילֵי זְמוֹרוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, כָּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקֹלֶת, מִפְּנֵי הַטֻּמְאָה:

Si un arbre fait saillie dans le domaine public, il est coupé [c'est-à-dire que ses branches inférieures sont coupées] pour qu'un chameau et son cavalier puissent passer. R. Yehudah dit: Un chameau chargé de lin ou de bottes de tiges de vigne. [Et il n'est pas nécessaire de couper pour un chameau et son cavalier, car le cavalier peut se pencher et passer sous lui.] R. Shimon dit: Tout arbre (doit être coupé) contre un plomb contre l'impureté [c'est-à-dire, de peur que le les branches "tentent" au-dessus d'une olive de la taille d'un cadavre ou analogue et rendent impur le passage sous elles. La halakha est conforme au premier tanna seul.]

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