Talmud sur Avot 3:8
רַבִּי דּוֹסְתַּאי בְּרַבִּי יַנַּאי מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, כָּל הַשּׁוֹכֵחַ דָּבָר אֶחָד מִמִּשְׁנָתוֹ, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִלּוּ מִתְחַיֵּב בְּנַפְשׁוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (דברים ד) רַק הִשָּׁמֶר לְךָ וּשְׁמֹר נַפְשְׁךָ מְאֹד פֶּן תִּשְׁכַּח אֶת הַדְּבָרִים אֲשֶׁר רָאוּ עֵינֶיךָ. יָכוֹל אֲפִלּוּ תָקְפָה עָלָיו מִשְׁנָתוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר (שם) וּפֶן יָסוּרוּ מִלְּבָבְךָ כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ, הָא אֵינוֹ מִתְחַיֵּב בְּנַפְשׁוֹ עַד שֶׁיֵּשֵׁב וִיסִירֵם מִלִּבּוֹ:
R. Dostai, le fils de R. Yannai dit au nom de R. Meir: Si l'on oublie ne serait-ce qu'une chose de son apprentissage [parce qu'il ne l'a pas révisée], l'Écriture lui en tient compte comme s'il était responsable de son âme [ car parce qu'il l'oublie, il en vient à permettre ce qui est interdit et à créer une pierre d'achoppement. Et son refus est considéré comme délibéré. Ou, il est responsable de son âme parce que cet apprentissage était sa protection, et maintenant qu'il l'a oublié, il n'est plus protégé], il est écrit (Deutéronome 4: 9): "Prends garde seulement à toi et fais attention à ton âme excessivement, de peur d'oublier les choses que vos yeux ont vues. " Je pourrais penser qu'il en était ainsi même si son apprentissage le «dépassait» [c'est-à-dire même si c'était difficile pour lui et à cause de sa difficulté il l'oublia]; il est donc écrit (Ibid.): "et de peur qu'ils ne quittent votre cœur tous les jours de votre vie"— Il n'est pas responsable de son âme à moins de s'asseoir et (délibérément) de les retirer de son cœur.