Mishnah
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Talmud sur Nedarim 10:6

שׁוֹמֶרֶת יָבָם, בֵּין לְיָבָם אֶחָד בֵּין לִשְׁנֵי יְבָמִין, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, יָפֵר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר, לְאֶחָד אֲבָל לֹא לִשְׁנָיִם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, לֹא לְאֶחָד וְלֹא לִשְׁנָיִם. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מָה אִם אִשָּׁה, שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ, הֲרֵי הוּא מֵפֵר נְדָרֶיהָ, אִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, אֵינוֹ דִין שֶׁיָּפֵר נְדָרֶיהָ. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְאִשָּׁה שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ, שֶׁאֵין לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת, תֹּאמַר בְּאִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, שֶׁיֵּשׁ לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, עֲקִיבָא, דְּבָרֶיךָ בִשְׁנֵי יְבָמִין. מָה אַתָּה מֵשִׁיב עַל יָבָם אֶחָד. אָמַר לוֹ, אֵין הַיְבָמָה גְמוּרָה לַיָּבָם כְּשֵׁם שֶׁהָאֲרוּסָה גְמוּרָה לְאִישָׁהּ:

Un shomereth yavam (une femme en attente de yibum), soit à un yavam, soit à deux yavmin, R. Eliezer dit: Il (le yavam) peut annuler. [Le cas est celui dans lequel le yavam fait un ma'amar en elle, R. Eliezer soutenant qu'un ma'amar effectue une acquisition véritable de la Torah. Et si elle est une na'arah et qu'elle a un père, son père et le yavam qui avait fait un ma'amar dans son annulation de ses vœux.] R. Yehoshua dit: À un, mais pas à deux. [Car R. Yehoshua ne détient pas de ma'amar pour effectuer une acquisition de bonne foi. Cependant, il soutient que la zikkah («lien») obtient et que la zikkah est comme le mariage. Et quand il n'y a qu'un seul yavam, il annule; mais s'il y en a deux, aucun d'eux n'est annulé, car il n'y a pas de breirah (discrimination rétroactive).] R. Akiva dit: Ni à un ni à deux. [Il soutient que la zikkah n'est pas comme le mariage et que ma'amar n'effectue pas l'acquisition véritable de la Torah.] R. Eliezer: Maintenant, si une femme qu'il a acquise pour lui-même [c'est-à-dire sa fiancée]— s'il annule ses vœux —une femme qui lui a été léguée par le Ciel [c'est-à-dire, sa yevamah], combien plus devrait-il annuler ses vœux [conjointement, avec son père]! R Akiva à R. Eliezer: Il peut en être ainsi avec une femme qu'il s'est acquise pour lui-même, car les autres n'ont aucun droit sur elle! [Car elle aussi est liée à l'autre yavmin.] R. Yehoshua à R. Akiva: Akiva, vos paroles (justifient) pour deux yavmin, mais que direz-vous pour un yavam! [Autrement dit, votre réponse suffit pour les paroles de R. Eliezer, qui dit qu'il annule même là où il y a deux yavmin. Mais comment répondrez-vous à ma: "à un, mais pas à deux"?] R. Akiva à R. Yehoshua: La yevamah n'est pas absolument acquise par le yavam [pour rendre passible de la peine de mort celui qui vit avec elle], comme la fiancée est absolument acquise par son mari [touchant cette peine. La halakha est conforme à R. Akiva.]

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